mardi 24 novembre 2009

Lit-on encore Paul Bourget?

Ici, un coup de gueule que j'aurais pu pousser dimanche en allumant France Musique où ça s'émoustillait de l'immortelle Siberia de Giordano.....

Posté par zvezdo à 19:41 - La blogosphère c'est de la balle - Commentaires [8] - Permalien [#]
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Commentaires

  • C’est un peu gros d’asséner ce type d’affirmation sans prendre le temps d’argumenter un peu :
    - dans quel système de valeur se place-t-on ? de quelle autorité se permet-on de hiérarchiser la valeur relative de telle ou telle œuvre sans définir le mode de classement utilisé ? la médiocrité n'est pas un critère absolu ; comme la beauté, elle est dans l’œil (le cerveau) de celui qui juge ;
    - pourquoi considérer que l’adhésion du/d’un public (dont on ne fait bien sûr pas partie) ne donne pas autant de “validité” à une entreprise que l'agrément de ce qui est bel et bien, quand bien même on s'en défendrait, une élite culturelle ? L'adhésion du public rend forcément une entreprise suspecte. Je parie que le jour où Warlikowski deviendra le metteur en scène le plus représenté à Paris, l'auteur du billet le classera forcément parmi les médiocres ;
    - comment expliquer qu’un complot planétaire s’attache à empêcher les braves gens de voir la lumière du jour en les maintenant volontairement dans une médiocrité crasse savamment orchestrée et en censurant tout ce qui leur permettrait de “progresser” ? (vers quoi, au juste ?)
    - prétendre que le public parisien n’a pas l’occasion de se confronter au génie des vraies forces créatrices contemporaines est une imposture ; j’ai gâché suffisamment d’heures de ma jeunesse à dormir au Théâtre de la Colline pour en témoigner ;

    Bref, un mélange de police de la pensée, de condescendance et d'élitisme mal assumé.

    Et puis au fond, de quoi je me mêle ? En quoi la médiocrité triomphante empêche-t-elle l'auteur du billet de profiter sans état d'âme des expériences qui lui plaisent ? La liste à la fin de son billet est suffisamment longue pour qu'il puisse occuper une bonne partie de ses soirées…

    Posté par Laurent, mercredi 25 novembre 2009 à 01:18
  • Je ne suis même pas sûr de rejoindre sur ton dernier point, en apparence le plus consensuel. Ce qui m'empêche de profiter sans état d'âme des expériences qui me plaisent... eh bien c'est que le Châtelet est fermé (ou tout comme), que l'opéra de Paris programme Mireille, Andrea Chénier et la Ville morte.... ça limite les choix possibles et c'est dommage, c'est une question d'allocation optimale des ressources. Mais rassure-toi, je n'écrirai pas des tartines pour démonter au lance-flamme Giordano, j'ai effectivement mieux à faire. Quant au sommeil... c'est excellent pour la santé! tu devrais penser aller faire une petite cure à la Colline...

    Posté par zvezdo, mercredi 25 novembre 2009 à 07:48
  • Mouais. Pas convaincue non plus. Franchement, j'ai autant besoin pu mon bonheur de choses "élitistes" (allez, zou, une p'tite nuit indienne à la Cdm) que de distractions probablement considérées médiocres par l'auteur du billet (je relis toujours avec le plus grand bonheur des Gaston Lagaffe, et même que j'ai lu ts les tomes de Twilight!).

    Tant qu'il y a de tout, je suis contente

    Posté par klari, mercredi 25 novembre 2009 à 21:22
  • bon, eh bien au moins ça vous fait réagir! pour circonscrire la polémique, ce qui m'a le plus amusé dans ce texte, c'est la comparaison entre mauvaise littérature et mauvais opéra; la littérature ringarde n'est pas à la mode, alors qu'un bon vieil opéra bien ringard a toutes les chances de marcher très fort. J'arrête là parce que je n'ai pas envie de m'enfoncer encore plus

    Posté par zvezdo, mercredi 25 novembre 2009 à 22:03
  • Mais Bourget, ce n'est pas si mauvais ça !

    Posté par P/Z, vendredi 27 novembre 2009 à 19:21
  • Sérieux?
    (parce que Korngold, ça n'est vraiment pas terrible)

    Posté par zvezdo, vendredi 27 novembre 2009 à 23:10
  • Pour dire toute la vérité, je ne suis pas unspécialiste. Je n'ai lu que Le Disciple et Cosmopolis. Le premier, représentatif su second Bourget, est un roman à thèse un peu lourdingue. Le second, représentatif du premier Bourget, un roman d'analyse de moeurs qui vaut bien Notre coeur de Maupassant.

    Posté par P/Z, mardi 1 décembre 2009 à 10:50
  • donc: se concentrer sur le premier Bourget. Voilà une conclusion qui me va!

    Posté par zvezdo, mardi 1 décembre 2009 à 22:45

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