jeudi 31 janvier 2013

Merci, Madame Taubira

Vous pouvez continuer à refuser de voir, à refuser de regarder autour de vous, à refuser de tolérer la présence, y compris près de vous, y compris, peut-être, dans vos familles, de couples homosexuels. Vous pouvez conserver le regard obstinément rivé sur le passé et encore, en regardant bien le passé, y trouverez-vous des traces durables de la reconnaissance officielle, y compris par l’Église, de couples homosexuels. 

Vous avez choisi de protester contre la reconnaissance des droits de ces couples; c’est votre affaire. Nous, nous sommes fiers de ce que nous faisons. Nous en sommes si fiers que je voudrais le définir par les mots du poète Léon-Gontran Damas : l’acte que nous allons accomplir est « beau comme une rose dont la tour Eiffel assiégée à l’aube voit s’épanouir enfin les pétales ». Il est « grand comme un besoin de changer d’air ». Il est « fort comme le cri aigu d’un accent dans la nuit longue ». 

(j'ai enlevé les cris d'oiseaux du compte-rendu de séance; j'en profite pour signaler que j'ai aussi beaucoup aimé ceci)

Quant à nous, nous sommes allés fêter les 19 ans d'une union inféconde dans un restaurant de la rue de l'arbre sec (ça ne s'invente pas).

Posté par zvezdo à 22:34 - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires

    En même temps les "cris d'oiseaux" sont tellement faibles, tellement dénués de pertinence, souvent simplement grossiers ou idiots, qu'ils renforcent encore le propos de Christiane Taubira.
    Alors voilà : http://fr.ulule.com/un-bouquet-pour-christiane/

    Posté par maruku, vendredi 1 février 2013 à 09:01

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