vendredi 30 décembre 2016

Le Paradis et la Péri

Les plus belles Péris sont chez Dukas, c'est entendu, mais ce Paradis et la Péri gagne à une réécoute au calme. Musique souriante et lumineuse, en demi-teinte. Souffre un peu du syndrôme de Moïse et Aaron, quand le texte dit qu'il faut préférer C à A et B, mais la musique est plus éloquente pour A et B que C. Plus durchkomponiert qu'Elias (tout s'enchaîne de façon fluide). On retrouve ça et là les immenses qualités du compositeur de lieder (ce très étrange n°14 basé sur des retards, complètement schumannien, un Lied chanté par deux personnages successifs; ou ce choeur n°8 à accords qui sonnent comme des cloches sur fond de croches ininterrompues, figurant la résistance obstinée à la tyrannie). Belle inspiration mendelssohnienne du n°11, le choeur des génies du Nil. La ballade/ balade en drone au-dessus de la Syrie est magnifique ici chantée par Gehaher. Ouverture (sévère) et conclusion (à aigüs pigeonnants d'une Péri transfigurée) mémorables.

Posté par zvezdo à 21:47 - concerts - Commentaires [0] - Permalien [#]

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