mardi 15 septembre 2009

Trois nouvelles fraîches

  1. Hier, ma coiffeuse – enfin, plutôt, une collègue du type qui me coiffe habituellement, qui n'était pas là hier soir - me demande [sic] si je me suis fait une couleur récemment. C’est une première. Je suppose qu’elle a voulu être aimable. Si je suis très brun, elle m’a l’air quand même assez blonde.
  2. Les chiens mordent de nouveau, c'est cyclique (je ne traduis pas, démerdez-vous, j'ai lu ça chez Phil Suttle): An economic downturn has broad ripple effects. Capitalists fire workers. Workers go home and take it out on their spouse. The spouse whacks the dog. And dogs bite back. After a number of years of steady decline in insurance claims paid out for dog bites, the amounts paid out by U.S. insurance companies rose by 8.7% last year, and is up 21.4% from a cyclical low in 2004.
  3. J’ai décidé d’arrêter l’orchestre (non, pas çuilà - qui est encore en gestation - l'autre).


    Comme il fallait trouver quelque chose pour amortir le choc (et que l'option ingestion massive de fraises Tagada n'est pas acceptable), j'ai pris la décision d'adopter une petite bête chaude grâce à laquelle je vais enfin pouvoir bramer au fond des bois des cordes.


    Ce sera samedi chez le luthier à côté du vétérinaire (des fois que la petite bête prenne froid), quer je récupérerai un alto! Et je vais tenter de m'y mettre, pour passer du côté de ceux qui peuvent faire des blagues d'altistes sans culpabiliser (comme dit Klari).

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vendredi 11 septembre 2009

assurance maladie pour pianistes

For each Prokofiev 7th Piano Sonata which is performed, the pianist must offset with no less than three (3) Fauré Nocturnes or Debussy Préludes.

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jeudi 10 septembre 2009

Une nouvelle association est née: Les Concerts Gais

 

Une nouvelle association LGBT est née ce mois-ci, et je suis fier d'en être l'un des premiers membres. Les statuts viennent d'être déposés, et nous espérons pouvoir très vite commencer à faire de la musique ensemble.
Les Concerts Gais se veut à la fois une association conviviale, une association de musiciens souhaitant faire ensemble de la musique de chambre et de l'orchestre. Je récapitule les principes de base de cette association, nous souhaitons:
  1. Un répertoire très ouvert, musique de chambre, variété, petit orchestre ou grande formation...
  2. Des programmes adaptés à l'effectif réel de l'orchestre (en évitant au maximum le recours aux supplémentaires).
  3. La prise en compte du niveau des musiciens en offrant une aide et un encadrement réel à ceux qui le demanderaient.
  4. Laisser à chaque musicien la liberté de participer ou non à telle ou telle manifestation.
  5. Ne pas cantonner l'activité de l'association à la seule production de concerts, mais organiser des retrouvailles à caractère musical ou non.
  6. Ouvrir largement l'association à des non musiciens et leur faire partager la préparation d'un concert par exemple.
  7. Participer plus ouvertement à des manifestations LGBT.
  8. Développer des collaborations avec d'autres associations LGBT (renouveler par exemple les rencontres avec un autre orchestre).
  9. Une cotisation annuelle de 30 euros.
  10. Diminuer au maximum le prix des places de concert. Pour l'instant, nous nous sommes déterminés pour la somme de 12 euros.

 

 

Nous sommes déjà nombreux à vouloir nous lancer dans cette aventure. Si vous êtes intéressé, n'hésitez pas à me faire signe pour en discuter et/ou diffuser l'information autour de vous.

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mardi 8 septembre 2009

Non ma fille tu n'iras pas danser

Pas aimé le dernier Honoré (dont gilda parle très bien ici, je vais faire court). Trop de bons mots écrits, dont on se demande s'ils sont vraiment nécessaires (cf le texte de Fonzo Bo, dans la voiture avec Mastroianni), et qui sonnent très faux. Je me suis senti incapable de m'intéresser à qui que ce soit. Ce qu'il ya de mieux dans le film, c'est peut-être cette description de ces injonctions contradictoires qui rendent la vie de cette jeune femme impossible, comme une démangeaison permanente (ces j'ai besoin de toi/ je ne veux pas de toi). En tous cas, c'est pénible sans être jouissif comme pouvait être le Conte de Noël de Desplechin, et d'autant plus décevant que le titre et l'affiche donnaient vraiment envie.

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lundi 7 septembre 2009

Récapitulons

Ce week-end: 1- j'ai passé plein de coups de fil pour cette nouvelle association de musiciens gais; 2- le chat est rentré enchanté de sa première randonnée gaie; 3- j'ai poussé le vice jusqu'à acheter des baguettes gaies dans une boulangerie gaie, rue Rambuteau. Aoui; je suis allé à un brunch pas gai mais qui était très gai, si vous voyez ce que je veux dire.

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dimanche 6 septembre 2009

Tu n'aimeras point

tunaimeras

Un boucher aux yeux très doux, faute de se régénérer dans une source, tombe raide dans une chambre froide. "Avant, j'étais mort, maintenant, je suis vivant", dit-il au rabbin qui se rend alors compte de l'étendue des dégâts et le traite alors comme un possédé, à brûler d'urgence.

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Pourquoi il faut arrêter avec les superjolis modèles à hypothèses débiles

Une supplique, par paul Krugman (qui est si mimi sous la pluie)

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dimanche 30 août 2009

Le temps qui reste, de Elia Suleiman.

Le roman familial du cinéaste, qui apparaît dans l'ombre dès la mémorable première scène (un taxi israélien paniquant dans les intempéries). La reconstitution de la prise de Nazareth en 1948 (par exemple, la scène où les soldats s'approprient les souvenirs familiaux dans cette vieille maison patricienne arabe). L'histoire de la Palestine comme celle de la lobotomie du père. L'histoire des Arabes israéliens (à l'école, lieu de contact et de formation; à la pêche, scènes d'humiliation douce où les pêcheurs sont sans cesse dérangés par la jeep des militaires israéliens, du pur comique de répétition, presque de la musique, ce sont les personnages rythmiques du Sacre!). La dernière partie ne manque pas de scènes fortes (la tourelle du char qui se déplace sur le jeune homme au téléphone) mais à mon sens souffre de la trop grande présence de Suleiman lui-même (où on se dit qu'il nous refait son cinéma).... Aussi: ici et ici

et pour la bonne bouche ceci vu ici




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mardi 25 août 2009

Autour des Etudes de Ligeti

Mon thème astral doit être gigafavorable; j'ai emprunté samedi la partition des Etudes de Ligeti en compagnie desquelles je comptais passer un agréable week-end et voilà-t-y-pas qu'hier, via ici, je tombe sur Levinas commentant trois des Etudes! Bon, ça jargonne parfois velu (et inutilement), mais il y a de quoi faire son miel.

  • Désordre. Désordre mon oeil. Une écriture très simple et très claire (on a rarement écrit aussi simplement et intelligemment, c'est tellement beau à voir, cette partition - si je compare à celle de l'Automne à Varsovie, qui est génial, la partition est hypercomplexe et il y a intérêt à savoir compter pour s'y retrouver). Main gauche, et main droite, deux échelles qui se heurtent (l'une à base de touches blanches et l'autre à base de touches noires, de quoi perdre rapidement tous ses repères); un décalage rythmique se met en place, très régulièrement, la main gauche reste à 3+5, la main droite rajoute régulièrement un temps, comme le fait Stravinsky dans le Sacre avec ses personnages rythmiques (L cite aussi le développement de l'opus 27 n°1, chez Beethoven). Dans la troisième séquence, c'est la main droite qui reste stable et la main gauche qui rajoute des temps.




  • Cordes à vide: le début est comme un lamento baroque, une plainte ourlée de descentes de quintes, ces fameuses cordes à vide qui dérivent, formant une harmonie mouvante (c'est cela l'idée simple de cette étude). A la fin, des appels de cors passent au-dessus d'un effet doppler. Levinas cite finement à ce propos la fin des Papillons de Schumann, avec ses effets de résonance.




  • Un automne à Varsovie: encore le lamento baroque, ces chromatismes qui défilent à vitesse accélérée sur une trame de doubles croches, en un subtil tissage polyphonique. Levinas analyse les complexités (encore plus velues que celles de la page 45) de la page 47 (aboutissant à un climax qui fait revenir la plainte nue, sans ourlures) à partir du fameux finale monodique de la sonate de Chopin -à la base, un choral, non plus vertical mais curviligne; les harmonies qui s'incurvent..... La pièce la plus complexe et une des plus célèbres du recueil.

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vendredi 21 août 2009

Inglorious Basterds, de Quentin Tarantino


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  • Trois grandes scènes d’épreuve en huis clos: 1) dans une maison isolée, dans la campagne française ; 2) dans une cave pour un poker menteur ; 3) dans un cinéma pour une première avec le gratin nazi.
  • Comme c’est mieux d’être polyglotte (proverbe engadinois)
  • Les dangers d’un verre de lait et d’une double couche de Schlagsahne; l’enfer blanc du Piz Palu (tiens tiens), de Pabst
  • Le rôle des rires gênés (pour desserrer l’étau de la tchatche torrentielle de ces nazis hâbleurs) – un peu comme les « concentration camp, ahaha », dans To be or not to be (Fraülein von Hammersmarck a parfois du mal à tenir la distance)
  • Incroyable fin en 3 dimensions : le grand-prêtre allume le feu en dessous de la salle, les Allemands s’écrasent sur la paroi opposée à l’écran (Jeanne d’Arc livrée aux flammes). La « vengeance des juifs ».
  • Pas compris ce que les fans du maestro n’ont pas aimé. Moi qui ne suis pas spécialement fanatique de QT, celui-ci m’a tout particulièrement plu.

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