samedi 27 septembre 2008

Messiaen Saint Saëns à Pleyel


Un concert kitsch (Messiaen- Saint Saëns) que j'ai écouté un peu sonné (l'effet des trois antibiotiques que je me coltine en ce moment)

Messiaen: Hymne. Me suis endormi pendant la monodie des violons- sirupeux et douceâtre comme un excipient.

Messiaen: Concert à quatre: une oeuvre concertante avec flûte, hautbois, violoncelle et piano.Entrée: le plus beau des 4 mouvements, qui m'a rappelé le tableau de l'Ange voyageur. Un dyptique parfait (chacune des parties - succession de séquences improbables - finissant sur un coup de timbale incisif). Vocalise: un genre mouvement lent sublime de concerto de Mozart, assaisonné de ce que j'ai cru être des sonneries de portable (mais non, c'était juste un marimba pour épicer). Cadenza: mouvement à chants d'oiseau (dont l'un, sauvage, bizarrement au violoncelle). Rondeau: sur un thème qui sonne comme une musette à 6/8, mi 18ième siècle, mi Messiaen; la musique s'en éloigne beaucoup, jusqu'à une superposition virtuose et jubilatoire de trois solistes, jouant des musiques incompatibles.

Saint-Saëns:Troisième Symphonie, en ut mineur: Encore une resucée de LA Cinquième, mais ce n'est plus la lutte entre la Lumière et les Ténèbres, c'est la lutte de diablotins et de nonnettes en costume néo-Moyen Age, modèle production années 50 du Faust de Gounod: personne n'y croit, mais il faut faire semblant de trouver ça irrésistible. Le premier mouvement, mi-Franck mi-Mendelssohn, et le scherzo, avec ses violons fauves sur le sol et ses coups de timbale, ne sont pas mal, mais le mouvement lent et le finale ! Le début du finale ! Le triomphe de l'orgue et l'apothéose des nonnettes suscitent bien un début de fou rire (ces violons qui font les cabots avec leurs accords sur 4 cordes) mais surtout étrangement un alourdissement de la bajoue, de la ventrière, du lorgnon dans son gousset: étonnant pouvoir de la musique. Il ne manquerait plus qu'on joue ça à l'orchestre pédé (mais heureusement c'est trop difficile pour nous).

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dimanche 21 septembre 2008

Perthus de Jean-Marie Besset


Au Rond Point.

Deux garçons de 17 ans et leurs deux mères, dans les années 70.

Perthus: le lieu de la frontière, celle entre l'enfance et l'âge adulte, l'endroit où l'amitié devient l'amour, une frontière qu'est prêt à passer l'un des garçons, pas l'autre. Au fond, c'est -encore ! - une adaptation de la princesse de Clèves, mais les nombreuses références qui parcourent le film fonctionnent, elles - et se font écho, comme dans un concert. Scènes de la vie de province: c'est une comédie, avec deux gros insectes possessifs et un peu (un peu seulement) masculins. L'une des mères (celle jouée par Jean-Paul Muel) est un personnage touchant et tragique, qui se rebelle finalement quand son fils est en danger. L'autre mère (Alain Marcel), pétrie d'ambition pour le fruit de ses entrailles et tremblant de peur que son chef d'oeuvre éducatif ne doive aller au rebut pour malfaçon, est un personnage plus directement comique.

Après quelques demi-déceptions (ses dernières pièces étaient un peu trop sociologisantes à mon goût), je retrouve avec enthousiasme et à l'état brut ce que j'aime avant tout chez Besset (que j'aime décidément beaucoup)- ce mélange troublant et précieux d'humour caustique et de roseaux sauvages. Et j'attends de pied ferme la fille du RER.

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lundi 15 septembre 2008

Un peu de peinture russe (3/3)


Avant que je n'oublie tous ces peintres, une petite sélection portative des sections XIXème siècle de la Galerie Tretiakov (à Moscou) et du Musée Russe (à Saint Petersbourg). Un continent inconnu qui réserve de jolies surprises.

Alexei Savrasov: le Retour des corbeaux (1871)

Ivan Kramskoi: Léon Tolstoi (1873)

Arkhip Kouindji: la lune sur le Dniepr (1880)

Vassili Sourikov: Le matin de l'exécution des Streltsy (1881) (l'histoire de la Khovantchina)

Ivan Chichkine: Un matin dans une forêt de pins (1886)

Ilya Repine (celui du magnifique dernier portrait de Moussorgski): la réponse des Cosaques Zaporogues au Sultan de Constantinople (1880-1881) (oui oui, on parle bien de ceci)

Du même, Ivan le Terrible étreignant le cadavre de son fils (1885)

De Valentin Serov, un des plus doués de tous ces peintres, un portrait de Konstantin Balmont (1905)

... et de la princesse Orlova (1911)

 

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dimanche 14 septembre 2008

Une folie, deux questions


  • Ai fait une demi-heure de footing, pour la première fois depuis 20 ans. Je vais peut-être attendre encore un peu avant de recommencer une pareille folie. A l'heure qu'il est, mon visage a encore une couleur intermédiaire entre cramoisi éminence et haleine d'éléphant.
  • Ai déchiffré le fameux Roooh l'est beau! (qu'est pas si beau) de Ravel. C'est pénible comme tout à jouer, mais le bouquet c'est ceci (qu'on joue pendant 18 mesures - ce sont des pizzicati, qu'on n'est pas censé diviser):

Alors ? sans capodastre, comment fait-on ? comment on fait pour mettre le deuxième doigt sur deux cordes non adjacentes ? Hein ? Pour quelqu'un qui n'est pas une créature de dessin animé ? et en plus ça fait mal aux doigts, cette vacherie.

  • Encore une question pour les foules (la seule qui m'importe réellement aujourd'hui, à vrai dire): qui parie (contre moi) que Lehman Brothers sera racheté dans la nuit ?

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mardi 9 septembre 2008

l'objet d'émerveillement du jour


Comme le bassin de la mer Noire est grand ! et que celui de la Méditerrannée est riquiqui.... (via ici)

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samedi 6 septembre 2008

Les gens ... aaaaah.... les gens.... -eh bien ?..... -les gens.... ils sont..... -non ?.... revenus ! - aaaaaaaaaah!

Suis allé acheter un paillasson au BHV, aujourd'hui samedi vers 16h. L'horreur.

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vendredi 5 septembre 2008

Le silence de Lorna, des frères Dardenne


Une histoire que je ne vais pas me risquer à raconter: j'aurais bien du mal à résumer le film en une phrase, et c'est MaPolitiqueEditoriale de ne pas dépasser la phrase dans mes résumés de film. Comme La promesse (mon film préféré des Dardenne à ce jour, peut-être ex aequo avec celui-ci qui est vraiment très bon), c'est l'histoire d'une libération. Enfin plutôt, je crois, la preuve qu'on peut toujours choisir d'être libre, d'échapper au plan, en toutes circonstances... En tous cas, le récit, lui, mène le spectateur assez vite très loin de tout ce qu'il aurait imaginé, encore davantage que dansL'enfant qui était déjà inracontable. Un des plaisirs du cinéma des Dardenne (car il faut bien parler de plaisir dans ce cinéma parfois pénible) est celui, à la Madame de, que procure l'observation de la circulation incessante des objets (une clé, deux billets de 500€, une voiture de taxi, une enveloppe d'argent). Bande son impeccable et économe - une des surprises que réserve le film, à la fin, est l'irruption d'une phrase de l'arietta de la 32ième sonate de Beethoven ... qui amène une curieuse sensation de paix et de détachement de la réalité, qui contraste avec la scène de film d'horreur qui a précédé.

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jeudi 4 septembre 2008

En bateau


Dans une saine atmosphère de fête foraine (je ne suis pas seul à avoir le petit doigt sur la gâchette (oui oui c'est bien un stand de tir aux pigeons médiéval, flinguons gaiement Mongols et Vaticanais))....

....on embarque à la gare fluviale (retchnoi voksal) de Moscou, une beauté stalinienne:

On quitte Moscou par le canal de la Moscova à la Volga, dans une campagne à datchas et à estivants imbibés (no foto)

Un clocher émergé (Kaliazine) nous rappelle les aménagements hydrauliques réalisés sous Staline pour réguler le débit de la Volga (avec une main d'oeuvre abondante et coopérative):

A force de descendre des écluses, on se retrouve à descendre la Volga.... on se dit avec enthousiasme qu'on est dans le bassin de la Caspienne, pas si loin, après tout, de Samarcande et de la route de la soie. En passant, le camarade Staline a oublié de noyer quelques églises:

On quitte la Volga (déjà hyperlarge à Iaroslavl) à Rybinsk, où on repère la statue de la Volga-Mat, la Mère Volga (presque aussi étronique que la Rodina Mat de Kiev).

Après la sinistre écluse de Rybinsk, on s'engage dans le réseau reliant la Volga à la Baltique, via la Cheksna qui vient du Lac Blanc, le lac Onéga qui débouche dans la Svir qui se jette dans le lac Ladoga qui s'écoule dans la Neva (dont l'embouchure se situe dans le Golfe de Finlande). Vous avez suivi ? On monte puis on descend: la ligne de partage des eaux entre Baltique et Caspienne estsituée entre Lac Blanc et Lac Onéga, très près de la Baltique.

La densité diminue: on fait facilement 100km sans croiser une habitation. De l'eau, de la forêt. Parfois, rien.

Au Nord du lac Onéga apparaît Kiji, point septentrional et sommet émotionnel du voyage. Il y fait très beau, on se dit qu'on pourrait tenter une riante villégiature sur la Mer Blanche à Arkhangelsk. Finalement, on choisit Saint-Pétersbourg. Erreur fatale: une violente tempête nous secoue les tripes sur le lac Ladoga (bonjour les dégâts).

(merci au chat pour ses photos sans doigt)

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mercredi 3 septembre 2008

Mon petit doigt s'est fait discret à Kiji, l'émotion sans doute


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quizz: alors, c'est qui ?


(indice: son nom est déjà apparu dans ce blog)

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