vendredi 5 septembre 2008

Le silence de Lorna, des frères Dardenne


Une histoire que je ne vais pas me risquer à raconter: j'aurais bien du mal à résumer le film en une phrase, et c'est MaPolitiqueEditoriale de ne pas dépasser la phrase dans mes résumés de film. Comme La promesse (mon film préféré des Dardenne à ce jour, peut-être ex aequo avec celui-ci qui est vraiment très bon), c'est l'histoire d'une libération. Enfin plutôt, je crois, la preuve qu'on peut toujours choisir d'être libre, d'échapper au plan, en toutes circonstances... En tous cas, le récit, lui, mène le spectateur assez vite très loin de tout ce qu'il aurait imaginé, encore davantage que dansL'enfant qui était déjà inracontable. Un des plaisirs du cinéma des Dardenne (car il faut bien parler de plaisir dans ce cinéma parfois pénible) est celui, à la Madame de, que procure l'observation de la circulation incessante des objets (une clé, deux billets de 500€, une voiture de taxi, une enveloppe d'argent). Bande son impeccable et économe - une des surprises que réserve le film, à la fin, est l'irruption d'une phrase de l'arietta de la 32ième sonate de Beethoven ... qui amène une curieuse sensation de paix et de détachement de la réalité, qui contraste avec la scène de film d'horreur qui a précédé.

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jeudi 4 septembre 2008

En bateau


Dans une saine atmosphère de fête foraine (je ne suis pas seul à avoir le petit doigt sur la gâchette (oui oui c'est bien un stand de tir aux pigeons médiéval, flinguons gaiement Mongols et Vaticanais))....

....on embarque à la gare fluviale (retchnoi voksal) de Moscou, une beauté stalinienne:

On quitte Moscou par le canal de la Moscova à la Volga, dans une campagne à datchas et à estivants imbibés (no foto)

Un clocher émergé (Kaliazine) nous rappelle les aménagements hydrauliques réalisés sous Staline pour réguler le débit de la Volga (avec une main d'oeuvre abondante et coopérative):

A force de descendre des écluses, on se retrouve à descendre la Volga.... on se dit avec enthousiasme qu'on est dans le bassin de la Caspienne, pas si loin, après tout, de Samarcande et de la route de la soie. En passant, le camarade Staline a oublié de noyer quelques églises:

On quitte la Volga (déjà hyperlarge à Iaroslavl) à Rybinsk, où on repère la statue de la Volga-Mat, la Mère Volga (presque aussi étronique que la Rodina Mat de Kiev).

Après la sinistre écluse de Rybinsk, on s'engage dans le réseau reliant la Volga à la Baltique, via la Cheksna qui vient du Lac Blanc, le lac Onéga qui débouche dans la Svir qui se jette dans le lac Ladoga qui s'écoule dans la Neva (dont l'embouchure se situe dans le Golfe de Finlande). Vous avez suivi ? On monte puis on descend: la ligne de partage des eaux entre Baltique et Caspienne estsituée entre Lac Blanc et Lac Onéga, très près de la Baltique.

La densité diminue: on fait facilement 100km sans croiser une habitation. De l'eau, de la forêt. Parfois, rien.

Au Nord du lac Onéga apparaît Kiji, point septentrional et sommet émotionnel du voyage. Il y fait très beau, on se dit qu'on pourrait tenter une riante villégiature sur la Mer Blanche à Arkhangelsk. Finalement, on choisit Saint-Pétersbourg. Erreur fatale: une violente tempête nous secoue les tripes sur le lac Ladoga (bonjour les dégâts).

(merci au chat pour ses photos sans doigt)

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mercredi 3 septembre 2008

Mon petit doigt s'est fait discret à Kiji, l'émotion sans doute


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quizz: alors, c'est qui ?


(indice: son nom est déjà apparu dans ce blog)

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mardi 2 septembre 2008

Un peu de peinture russe (2/3): l'icône des icônes


L'icône de la Trinité, d'Andrei Roublev.

L'icône des icônes.

Qui a suscité des torrents de glose (je vais donc faire très court, je suis peut-être le seul à ne rien y connaître).

Peinte par un peintre qui reste célèbre avec deux oeuvres: cette icône et les fragments d'une déisis aussi conservée à la galerie Tretiakov.

Trois anges de même apparence: la représentation de la trinité dite de l'Ancien Testament.

Le Père (l'arbre) entre l'Esprit (la maison) et le Fils (le rocher).

Une croix (voir le regard du Père sur l'Esprit sur le Fils sur le calice; toujours repérer la trajectoire des regards dans l'icône russe) inscrite dans un cercle.

Une fois encore, la délicatesse des figures et des couleurs.

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lundi 1 septembre 2008

Un peu de peinture russe (1/3): la vierge de tendresse


La célébrissime (*) icône de la vierge de Vladimir, conservée à la galerie Tretiakov de Moscou. La main gauche de l'enfant haut dans le cou de la mère, le regard triste de celle qui sait ce qui va advenir. Une scène d'une étonnante douceur.

(*): ne dit-on pas communément en français moderne; "alors mon lapin, tu veux faire vierge de Vladimir ce soir avec ton chat ?"

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dimanche 31 août 2008

Mon petit doigt en Russie


Mon petit doigt a passé des écluses sur le canal volgobaltique

Mon petit doigt a vu une église à 22 bulbes en Carélie

Mon petit doigt a enfin vu le monastère de Novovieditchi à Moscou (dont il est question dans Boris)

Mon petit doigt est passé sous la colonnade de Rossi face au Palais d'Hiver

Mon petit doigt est allé à Trifouillis les Petaouchnok (Goritsy, près du lac Blanc)

Mon petit doigt a une overdose de discussions moisies sur la Géorgie, après avoir entendu pendant 15 jours des arguments définitifs du genre "Voici enfin la fin de l'hégémonie américaine", "Les révolutions de couleur ont été provoquées par le judéo-hongrois (sic) Soros" (lui-même sans doute aussi de couleur), "Saakashvili est vraiment un malade mental, un type incontrôlable" et sa variante hard,"l'Occident était prêt à un nouveau Munich avec le fasciste Saakashvili". Maintenant que mon petit doigt a l'occasion de lire la presse cryptobourgeoise mondiale - qui est totalement absente du large échantillon de kiosques rencontrés en Russie - il va peut-être avoir la chance de se faire un avis plus nuancé sur la question.

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dimanche 17 août 2008

J6-7-8: Une balade en train

Zermatt Genève Paris: une descente de 1600 à 300, avec accélération finale (TGV). J6 à Zermatt, où il pleut violemment toute la journée. Le lendemain matin, on aperçoit une fine couche de poudreuse dès 2000. A Genève Cornavin, je me fais tirer à la consigne mon petit sac avec papiers, clés mais surtout appareil photo et photos. Il restera ces textes ici, au moins, en souvenir de cette magnifique semaine.

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jeudi 14 août 2008

J5: une balade surréaliste

De Zermatt au Gornergrat ((de 1600 à 3100) sans doute un hommage à l'illustre Matthias). Par un sentier qui serpente entre les stations du chemin de fer à crémaillère. C'est simple, entre la vallée et la deuxième station (Riffelalp, où il y a un hôtel de luxe accessible par une dérivation de la ligne de chemin de fer), nous ne croisons per-sonne (alors que le sentier est absolument délicieux, dans les mélèzes, avec vues sur le Cervin). Puis, plus nous montons, plus nous croisons des touristes frais et en sandalettes! Voilà qui défie les lois de la pesanteur ... et de la montagne. Scènes délicieuses de japonaises avec ombrelle. A partir de la troisième station (Riffelberg), on est dans la montagne à vache et à ski, mais avec des vues de plus en plus impressionnantes sur le Breithorn, les deux petits tétons nommés Castor et Pollux, et, au-delà d'un gigantesque glacier, le massif du Monte Rosa, le sommet le plus haut de la région (>4600). Au sommet du Gornegrat, un hôtel construit comme une forteresse avec deux tours ... avec un centre commercial et des saint-bernards avanchis prêts pour une pose avec des touristes ! Je prends beaucoup de photos (que vous ne verrez pas). Le temps se dégrade rapidement après 15h.... je sens même des flocons de neige. Nous redescendons par le train à crémaillère.

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mercredi 13 août 2008

J4: Une balade avec un point selle d'où nous découvrons enfin Zermatt

Täsch- Zermatt. 1450- 1600 via 2700. Quand nous nous levons, tout est encore bouché, mais le temps de petit déjeuner, de régler nos dettes et d'acheter des Brötchen au Coop, les nuages se sont dissipés, c'est une lumière de création du monde et d'après la pluie, la journée s'annonce merveilleuse. Nous montons par la route goudronnée à un alpage, le Täschalp (2200), avec refuge où nous arrêtons pour un Apfelsaft. A partir de l'alpage, nous retrouvons l'envers du décor du Mischabel, le Täschhorn et le Alphubel, vus cette fois côté face et non pas pile comme dans le Saastal. Nous croisons des vaches qui, sales bêtes, refusent obstinément de bouger d'un iota. Nous montons à un petit col - ou plutôt un point selle, Obri Sattel, à 2694. Vue merveilleuse, à la fois sur les sommets du Mischabel et sur le fond de la vallée de Zermatt que nous découvrons enfin - notamment le Dieu Cervin qui domine royalement une crête de 3000 qui ont l'air minables à côté de ce formidable triangle ou râpe à fromage, comme on voudra. Le sentier rejoint après plusieurs pierriers la corniche de l'Europaweg, puis un petit hameau, Tufteren d'où nous découvrons la partie est du grand cirque de Zermatt, en particulier le Breithorn à la forme si caractéristique de grand gâteau crémeux. Nous découvrons aussi l'autre cirque de Zermatt: pas de japonais mais une famille en train de se chamailler en hébreu puis, soyons oecuméniques, une famille avec madame en voile intégral. Nous avons encore 500m de dénivelé à redescendre. Arrivée dans Zermatt où manquons de nous faire renverser par des voitures électriques - décidément très nombreuses et très silencieuses. Nous repérons un élevage de saint-bernards dont nous comprendrons l'utilité le lendemain. Nous faisons un tour dans le centre de la station: il y a décidément beaucoup de monde, venant de partout. Nous nous amusons en particulier d'une asiatique avec masque anti pollution.

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