jeudi 22 novembre 2012

Tamestit dans Bach à Gaveau

Merci à Klari sans qui j'aurais loupé ce concert exaltant consacré aux suites pour violoncelle de Bach transcrites à l'alto (1, 3 et 5 donc sol, do et do mineur).  Impressionné par la maîtrise de l'archet de Tamestit, qui retient parfois des coups d'archet mettant particulièrement en valeur les aspérités rythmiques du discours. Le concert était construit avec le même soin que le concert Hindemith qui m'avait tant plu, avec deux interludes entre chaque suite, le premier avec le sublime 1er mouvement de la sonate de Ligeti, Hora lunga, une musique inspirée qui épuise le potentiel de la corde de do, le second avec l'Elégie de Stravinsky, qui introduit bien le climat de la suite en ut mineur. Public enthousiaste et encombrant (un nombre record de boîtes d'alto). En bis, le cheval de bataille des altistes, le Hindemith "so rasch wie möglich", bien dans son élément naturel pour conclure une soirée d'hommage à Bach.

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mardi 20 novembre 2012

BSB1 aux Bouffes du Nord

Le quatuor Diotima (précis et spectaculaire, merveilleux violon 1 (chose que je déteste devoir écrire à propos d'un quatuor)) dans: 

  • Beethoven: quatuor n°12 opus 127 en mi bémol. Je m'embrouille à chaque fois dans les numéros, mais c'est bien celui-là, je crois, mon préféré dans les derniers quatuors. Sans doute en raison de la profonde joie tellurique, l'atmosphère de très haute pression que j'y entends, dans chacun de ses mouvements. Le 1: celui avec l'ouverture en portique (très spectaculaire, hier soir) répétée à trois moments clé, sur mi bémol, sol puis do (!).... et la sublime cadence avec les retards et la montée dans l'aigü. Le 2: immense et magnifique thème et variations en la bémol, avec beaucoup de surprises (on va jusqu'à bifurquer jusqu'en mi). Le 4: celui avec le thème paysan très rythmique, qui finit dans une étrange péroraison ternaire.
  • Boulez: le Livre pour quatuor, parties 1a et 1b. ça démarre très mal, comme une caricature de musique sérielle: 12 sons, les 4 instruments avec des hauteurs différentes dans 3 modes de jeux.... ça se complexifie, notamment dans la deuxième section, nettement plus virtuose.
  • Schönberg: 1er quatuor opus 7 en ré, que je n'ai pas si souvent eu l'occasion d'entendre en concert. En quatre mouvements enchaînés, avec une impression de gigantesque forme sonate (la réexposition du tout début, si véhément, intervient avant le début du mouvement lent, par exemple; la musique du finale reprend des éléments déjà entendus plus tôt). Il fallait bien une structure un peu ferme pour assembler toutes ces musiques d'ambiance, tour à tour fiévreuses, ironiques, glissantes, vénitiennes, glamour, passionnées, fatoumesques, fantomatiques.... (ça glisse très vite d'une ambiance à l'autre). Je note avec satisfaction qu'un des plus beaux moments, à la fois par sa simplicité et sa tendresse, est réservé à l'alto, dans le mouvement lent. 

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vendredi 26 octobre 2012

Phaëton, de Lully

Auvity superstar (les autres de la bande à Rousset sont très bien, notamment Gonzalez Toro en Phaëton, Arquez en Libye, Druet en Théone, mais Auvity.... il est la rhétorique baroque, tout siemplement). Successivement, en emmerdeur qui vient titiller ce pitre de Protée (shortons: enfin, Protée, c'est fini, ces gamineries, raconte-nous plutôt la fin du film); en Soleil qui finit par déclencher l'épreuve de force avec son fils; en déesse de la terre qui "va se retirer en ses antres les plus creux", à la toute fin de l'opéra (à 2h36' du début ici).

Deux belles chaconnes: l'une orchestrale, à la fin de l'acte II; l'autre pour la lamentation de Théone. Une danse irrésistible à hémioles (Minkowsky y met beaucoup plus de gloss que Rousset). Les beaux choeurs (à l'acte IV celui avec le "Ne cessons jamais" fugué ; le choeur en S: Isis exauce nous, très réussi chez Rousset). 

Livret (ici) baroque au possible. Evidemment, on se sent moins concerné qu'avec celui de Médée, mais on ne refuse pas une excursion au Palais des heures, là où trône le soleil.

(Phaëton tombe; le rideau aussi)

C'est que je finirais par aimer la musique de Lully, moi.

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lundi 22 octobre 2012

Médée, de Charpentier

Emerveillement: je n'avais jamais vu Médée, je n'ai chez moi que la compilation de la version Christie/Hunt (que j'adore et qui comporte les moments les plus infernaux), mais pas l'intégrale. La perspective change quand on voit toute l'oeuvre, cette marquetterie de micro-scènes (changement de tempo toutes les deux phrases, comme chez Stravinsky) et qu'on suit et comprend le texte (plein de phrases à double sens, ce qui me ravit). 

Médée est la méchante idéale, dont on rêve tous, casse-cou ("Quand tu te vantes d'estre Roy, Souviens-toy que he suis Medée") et dotée de pouvoirs magiques suscitant une envie non dissimulée (on retient l'idée de la robe verte à empoisonnement différé, déclenchable à distance. Pratique, élégant et ludique, proche de la cuisson des fondants au chocolat).

Jason (magnifique Anders Dahlin) face à Médée (Michèle Losier) : une voix de haut de contre, légère et agile, qui essaie de fuir en s'échappant par le haut mais forcément bloque sur une voix de femme, océanique, capiteuse et lourde. L'opéra bascule quand elle décide de faire dégager toutes ces humeurs noires (quelque part au milieu de l'acte III, après une ultime séance de conciliation ("Mais je parts, & vous demeurez.": un des plus grands moments de Charpentier)

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jeudi 11 octobre 2012

les règles du château (Goerne Barbe Bleue)

Le grand moment d'amour, c'est juste avant l'ouverture de la troisième porte; le grand fauve blessé à la voix voilée (Goerne-Barbe Bleue) chante, sur des ébranlements de harpe: "mon château tremble de toutes parts (...) il est doux le sang des plaies qui se réouvrent". (je retranscris à ma sauce ce dont je me souviens des surtitres, je ne trouve pas deux traductions cohérentes de cette réplique sur le web). C'est lui la forteresse fatiguée des sièges, et elle le guerrier qui donne les coups de boutoir. Malgré les imprefections (un problème de balance, parfois),  Goerne- Zhidkova n'est pas loin d'être une combinaison idéale.

(Accessoirement, tant que vous me lisez, monsieur le père Noël poste restante, si on pouvait donner la Cantata Profana, de temps en temps, ce ne serait pas de refus)

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mardi 2 octobre 2012

2e2m au Goethe Institut

Si je résume ce qu'a dit la modératrice, il y avait au programme de ce concert 2e2m deux "valeurs sûres"....

* Henze avec des pièces inspirées du folklore styrien (Neue Volkslieder und Hirtengesänge, pas inoubliable) pour petit ensemble

* Grisey avec Anubis et Nout, une pièce pour saxophone en deux morceaux, l'un plus rythmique, l'autre cool et prophétique, avec des multiphoniques)

... deux "petits jeunes" ....

* Simon Steen-Andersen avec History of my instrument pour harpe seule. Une pièce comme on en voit rarement au concert, avec peu de musique mais des effets vidéo très drôles jouant sur la surface de la harpe (et il y avait aussi une petite harpe en plastique rose Hello Kitty, qui m'a bien fait envie).

* Fabien Lévy avec Dr B, une pièce pour baryton et basson, d'après le Joueur d'Echecs de Zweig. Là aussi une pièce "impure", qui joue sur l'antagonisme entre les deux personnages (hoquets, déplacements sur l'échiquier et pantalons blancs et noirs). Ce n'est pas faire injure au musicien que de préférer A propos.

.... et un fil conducteur, die Zeit rennt, une pièce électroacoustique d'Adamek jouée entre chaque morceau, à partir d'éclats de voix (c'est une pièce qui n'a fait tousser personne mais qui a libéré la parole dans le public, qui avait sans doute des tas de choses à dire) 

 

 

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dimanche 30 septembre 2012

Bruckner 8

J'ai trouvé ça passionnant pendant le concert, comme un gros roman riches en péripéties et personnages, et là, je trouve ça .... gênant, oui, carrément gênant quand je le réécoute ici dans le bureau avec partition à l'écran (d'ailleurs, le chaton adoré ferme rageusement la porte et lance des représailles non graduées, du genre allumer la télé pour des talk-shows politiques). Ce que je retiens du bousin, donc, au jour d'aujourd'hui:

1- L'Allegro initial: un mouvement sonate, l'exposition est en trois grands pans: 1- un truc pointé en do mineur, instable et malcommode 2- une rémission lyrique en majeur, avec Brucknerrhythmus 3- une séquence stress: pizz puis apocalypse (p 16 et 44: quel que soit le point de départ, la chute sera la même. C'est beau comme du Messiaen, de la théologie en action). Dans le développement, un moment Fassbinder: ironie, gloss et équivoque (p. 24). A la fin, l'horloge des morts, le Totenuhr des trompettes: moment bib bip coyote, où les trompettes continuent à trompetter seules alors que tout le monde s'est arrêté .... Comme les trompettes ne faisaient que le rythme, c'est aux cordes de liquider le thème, dans une ambiance funèbre à la Eroica II.

2- Le scherzo: le triomphe de la répétition, façon Sécession (inutile de répéter 150 fois que je trouve ça magnifique)

3- Le mouvement lent (ABA'B'A"B"A; B' est page 113 et B" est très court). Début à la panique haydnienne: mais qu'annonce donc ce rythme chaloupé? (samba? nuit d'amour? binaire? ternaire? c'est un début pour le moins équivoque pour une oreille innocente). Fin de la séquence A avec les harpes "qui font du bien" (copyright MK), déception, on ne les entendra que trois fois dans le mouvement. A": agitation maximale, sur un fond de sextolets (le pgcd des valeurs de la chaloupe initiale: ça tangue sec, on n'est pas dans l'adagietto de la 5ième de Mahler)

4- Le finale: encore une exposition en trois pans, interrompus par des silences (quelle bonne idée). Au début, un fulgurant appel de cuivres (sur fond de cordes à rythme pointé - en fait ce sont des snapshots, pas liés), avec un solo de timbale non moins fulgurant. Page 157, un vrai moment de gaîté (les flûtes ou de clarinettes gazouillent, c'est délicieux). Coda monstrueuse, qui reprend quatre thèmes de la symphonie, en une régurgitation inquiétante.

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mercredi 12 septembre 2012

Vus

 Excellent: In Another Country (3X Huppert en Corée), The We and The I (premier Gondry ever à me plaire), Into the abyss, César doit mourir (deux films de prison, forts chacun dans leur genre), Wrong (pour la séquence où ça pleut au bureau), Amour (pénible mais fort, vu à côté d'un garçon qui s'est tortillé pendant tout le film)

Entre deux:Killer Joe (trop de pilon de poulet), Camille redouble, Vous n'avez encore rien vu (le Resnais plutôt réussi sur Orphée et Eurydice au cube, mais sortez donc Arditi/Azéma))

A oublier: Une famille respectable (iranien mais juste mauvais), Dans la maison, Cherchez Hortense (Isabelle Carré bosniaque ?!?), Reality (dormi comme un loir pendant Garrone)

 

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mercredi 1 août 2012

Berne

Plusieurs musées

* ALPS: un musée sur les Alpes, où l'on peut voir beaucoup de maquettes de massifs en 3D (dont certaines anciennes) et une sélection d'objets (le Fart n°7 de Säntis m'a beaucoup amusé, allez savoir pourquoi). 

* le musée d'histoire de la ville de Berne, dans un beau bâtiment début de siècle. Trois belles salles, une autour de la coalition qui s'est formée contre les bourguignons; une autre autour de l'antependium d'Othon de Grandson (un extraordinaire tissu rouge de Chypre); la dernière, enfin, autour du trésor de Köngisfelden et d'Agnès de Hongrie. On se croirait dans un livre de Cingria.

* et surtout le centre Paul Klee. Le bâtiment ondulant de Renzo Piano est coincé juste devant une autoroute, mais à l'arrière, ce sont des champs de blé et les molles collines de la campagne bernoise, avec le cimetière où repose Klee. L'exposition du moment: Esprits et fantômes, Klee vs Polke. Avec beaucoup de dessins de Klee, très bien mis en valeur. On voit notamment beaucoup d'oeuvres de la dernière période bernoise de Klee (marquée par la maladie), Insula Dulcamara par exemple. La série des URCHS, les métamorphoses d'animaux (le chat-lapin). La série de déesses (regardées avec une pointe d'ironie). La photo avec Bartok.

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vendredi 27 juillet 2012

Lenk Grindelwald

Une traversée est-ouest reliant plusieurs vallées descendant vers le nord, vers l'Aare et le lac de Thoune. Devenant de plus en plus impressionnante au fur et à mesure que l'on approche du massif de la Jungfrau. Via:

  • Lenk/ le haut Simmental. Un vieux souvenir de vacances, 35 ans plus tôt (dans un chalet où des français impertinents avaient dessiné dans le livre d'or une râpe à fromage avec des pièces de monnaie tombant). Le cimetière protestant (le chaînon manquant entre nos cimetières et le cimetière juif de Prague). Les vaches du Simmental. Le distributeur automatique de fromage (avec la caisse accessible pour pouvoir se rendre la monnaie). Le cirque karstique et les Siebenbrunnen. La vallée d'Iffigensee (il faudra que je retrouve chez mes parents la photo de mon oncle cet été-là)

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  • Le Hahnenmoospass. Une montagne à vache fort aimable. Toute l'infrastructure qui couronne le col n'était pas là dans les années 70. Le bidule qui fait fureur ici est le modélisme.
  • Adelboden: le "Trottiland". Dès que nous entrons dans la vallée, nous sommes assaillis de trottinettes (qui sont montées en téléphérique). Un feu rouge à trottinettes (aux horaires du bus postal). Une voie pour les vélos, une pour les trottinettes, une pour les piétons. Adelboden est renommée pour sa source d'eau minérale, c'est une aimable bourgade étagée 50m au-dessus du torrent. Nous logeons à l'entrée de l'Engstligental, 50m au-dessus du torrent, mais de l'autre côté.

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  • Le Bunderspitz: c'est un massif très visible de loin, avec deux cols accessibles au randonneur, vers 2400-2500m pour passer dans la vallée de Kandersteg. Celui que nous empruntons, le plus haut, me rappelle le col des Grangettes, une montée sans histoire donnant sur un à-pic peu engageant. Vue magnifique sur la balade du lendemain et les premiers sommets "sérieux " de l'Oberland. Descente d'Allmenalp par un téléphérique antédiluvien, comme accroché par une corde formant un angle très aigü avec la paroi. Il faut verrouiller soi-même la cabine et appeler la station d'en-bas pour qu'ils fassent descendre la cabine...
  • Kandersteg: une grosse station sur une ligne de train fréquentée, qui relie Spiez à Brig (via un tunnel qui traverse la ligne de partage des eaux Rhin-Rhône). Pleine d'anciennes splendeurs. Les Japonais adorent, apparemment. La densité de scouts est aussi assez inhabituelle, il y a un espèce de congrès mondial dans la vallée.
  • Le Hohtürli (la haute petite porte, 2778m). Magnifique montée, d'abord le long d'Oeschinensee, un lac canonique à sapins et eau turquoise, ensuite dans un alpage puis le long d'une moraine. Aucune difficulté de ce côté. De l'autre côté (vers le Kiental), c'est une autre affaire. Il y a en particulier un long escalier très raide (avec cordes pour s'assurer) sous une corniche d'où ont la mauvaise idée de choir quelques cailloux. L'un deux tombe très près d'une jeune femme qui monte, ce qui rend hystérique un touriste suédois. Du coup (et sur son conseil mal avisé), nous redescendons le corps face à la montagne (à l'envers, donc), ce qui est une très mauvaise idée car l'escalier est vraiment très long. Un peu plus bas, la vue est immense, portant au-delà du lac de Thoune. La descente dans le Kiental est interminable et nous faisons une halte dans une gargote où un gros chien noir a une furieuse envie de jouer avec tous les randonneurs venus se protéger de la pluie. Nuit à la pension Golderli, confort sommaire mais nourriture délicieuse et vue de rêve.

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  • Mürren. Journée plus calme, pendant laquelle nous ne faisons qu'un bout (aller retour à la Rotstockhütte depuis Mürren) de ce qui était prévu (Kiental-Mürren via la Sefinenfurgge; vu l'expérience du Hohtürli, aucune envie de recommencer à stresser). Impresssion paradisiaque de plateau d'Emparis: une balade sur un plateau très fleuri devant un paysage de glaciers, comme à portée de main.

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  • Lauterbrunnen: le village dans le bas de la vallée en U, sur la ligne d'Interlaken. Les touristes chinois.
  • Dernière étape, l'une des plus courues: Wengen-Grindelwald. Devient impressionnant à partir de Wengenalp, d'où l'on revoit Sefinenfurgge. Le piquenique sous le bosquet, face au trio magnifique (Jungfrau, Mönch et Eiger). La cohue à la Grosse Scheidegg. Le ciel qui s'obscurcit en un rien de temps. La paroi de l'Eiger. L'hôtel et les touristes asiatiques (japonais et thaïlandais). Le temple dont la porte est à ouverture automatique (terrifiant)

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