vendredi 27 juillet 2012

Lenk Grindelwald

Une traversée est-ouest reliant plusieurs vallées descendant vers le nord, vers l'Aare et le lac de Thoune. Devenant de plus en plus impressionnante au fur et à mesure que l'on approche du massif de la Jungfrau. Via:

  • Lenk/ le haut Simmental. Un vieux souvenir de vacances, 35 ans plus tôt (dans un chalet où des français impertinents avaient dessiné dans le livre d'or une râpe à fromage avec des pièces de monnaie tombant). Le cimetière protestant (le chaînon manquant entre nos cimetières et le cimetière juif de Prague). Les vaches du Simmental. Le distributeur automatique de fromage (avec la caisse accessible pour pouvoir se rendre la monnaie). Le cirque karstique et les Siebenbrunnen. La vallée d'Iffigensee (il faudra que je retrouve chez mes parents la photo de mon oncle cet été-là)

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  • Le Hahnenmoospass. Une montagne à vache fort aimable. Toute l'infrastructure qui couronne le col n'était pas là dans les années 70. Le bidule qui fait fureur ici est le modélisme.
  • Adelboden: le "Trottiland". Dès que nous entrons dans la vallée, nous sommes assaillis de trottinettes (qui sont montées en téléphérique). Un feu rouge à trottinettes (aux horaires du bus postal). Une voie pour les vélos, une pour les trottinettes, une pour les piétons. Adelboden est renommée pour sa source d'eau minérale, c'est une aimable bourgade étagée 50m au-dessus du torrent. Nous logeons à l'entrée de l'Engstligental, 50m au-dessus du torrent, mais de l'autre côté.

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  • Le Bunderspitz: c'est un massif très visible de loin, avec deux cols accessibles au randonneur, vers 2400-2500m pour passer dans la vallée de Kandersteg. Celui que nous empruntons, le plus haut, me rappelle le col des Grangettes, une montée sans histoire donnant sur un à-pic peu engageant. Vue magnifique sur la balade du lendemain et les premiers sommets "sérieux " de l'Oberland. Descente d'Allmenalp par un téléphérique antédiluvien, comme accroché par une corde formant un angle très aigü avec la paroi. Il faut verrouiller soi-même la cabine et appeler la station d'en-bas pour qu'ils fassent descendre la cabine...
  • Kandersteg: une grosse station sur une ligne de train fréquentée, qui relie Spiez à Brig (via un tunnel qui traverse la ligne de partage des eaux Rhin-Rhône). Pleine d'anciennes splendeurs. Les Japonais adorent, apparemment. La densité de scouts est aussi assez inhabituelle, il y a un espèce de congrès mondial dans la vallée.
  • Le Hohtürli (la haute petite porte, 2778m). Magnifique montée, d'abord le long d'Oeschinensee, un lac canonique à sapins et eau turquoise, ensuite dans un alpage puis le long d'une moraine. Aucune difficulté de ce côté. De l'autre côté (vers le Kiental), c'est une autre affaire. Il y a en particulier un long escalier très raide (avec cordes pour s'assurer) sous une corniche d'où ont la mauvaise idée de choir quelques cailloux. L'un deux tombe très près d'une jeune femme qui monte, ce qui rend hystérique un touriste suédois. Du coup (et sur son conseil mal avisé), nous redescendons le corps face à la montagne (à l'envers, donc), ce qui est une très mauvaise idée car l'escalier est vraiment très long. Un peu plus bas, la vue est immense, portant au-delà du lac de Thoune. La descente dans le Kiental est interminable et nous faisons une halte dans une gargote où un gros chien noir a une furieuse envie de jouer avec tous les randonneurs venus se protéger de la pluie. Nuit à la pension Golderli, confort sommaire mais nourriture délicieuse et vue de rêve.

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  • Mürren. Journée plus calme, pendant laquelle nous ne faisons qu'un bout (aller retour à la Rotstockhütte depuis Mürren) de ce qui était prévu (Kiental-Mürren via la Sefinenfurgge; vu l'expérience du Hohtürli, aucune envie de recommencer à stresser). Impresssion paradisiaque de plateau d'Emparis: une balade sur un plateau très fleuri devant un paysage de glaciers, comme à portée de main.

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  • Lauterbrunnen: le village dans le bas de la vallée en U, sur la ligne d'Interlaken. Les touristes chinois.
  • Dernière étape, l'une des plus courues: Wengen-Grindelwald. Devient impressionnant à partir de Wengenalp, d'où l'on revoit Sefinenfurgge. Le piquenique sous le bosquet, face au trio magnifique (Jungfrau, Mönch et Eiger). La cohue à la Grosse Scheidegg. Le ciel qui s'obscurcit en un rien de temps. La paroi de l'Eiger. L'hôtel et les touristes asiatiques (japonais et thaïlandais). Le temple dont la porte est à ouverture automatique (terrifiant)

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lundi 17 août 2009

La façon la plus sûre de savoir si un village suisse est occupé par des extraterrestres....


....c'est de voir si ceux-ci n'auraient pas par hasard déposé des crottes blanches vernissées à faible distance des maisons

(c'est un critère infaillible)

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dimanche 16 août 2009

St Moritz


Dernier jour en Suisse, nous passons voir St Moritz. Beaucoup moins agréable que Zermatt ou Saas Fee, la ville est envahie par la bagnole. Le musée Segantini. Dans le train, "Un homme assassina sa femme et en fit de la saucisse" (éternelle histoire suisse).

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samedi 15 août 2009

S-chanf et le parc national suisse


Nous passons en territoire romanche; on croise des gens sur les sentiers qui ne disent ni Gruetzi niBuon giorno, mais Allegra. S-chanf est un village agricole, aux belles maisons engadinoises à l'air d'un coffre fort sorti d'un film expressionniste. L'hôtel-bar-restaurant-cordoneria Scaletta, tenu par l'inénarrable Mario. Pourquoi cordoneria? (je crois avoir compris que c'est parce que la spécialité locale est le cordon bleu). Balade vers le Parc national suisse. Enfin de la nature vierge, depuis 1905, certifiée sans bancs privés ni publics et sans ajustement à la tondeuse. Val Truptchun, un tout petit gamin me dit, très excité, très vite, en allemand, qu'il a vu à l'oeil nu 18 cerfs (18 Hirschen; je ne comprends rien et me demande pourquoi il me parle d'une église du 18ième siècle). Après la balade traversante - déjà passablement longue-, nous montons vers la Fuorcla locale (qui donne sur la vallée de Livigno en Italie), mais je me dégonfle vers 2300m devant un névé en pente, que je refuse de traverser avec l'air buté d'un jeune ânon. Nous redescendons. Le lendemain, tour par Zuoz et sentier en balcon avec vues sur la crête nord de l'Engadine (Piz Kesch et le col du Val Susanna qui mène à Davos), puis descente par le val Chachanna (il y aussi un val Chachanella). Incidemment, j'apprends que chasse se dit chatscha en romanche.

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jeudi 13 août 2009

Val Roseg-Morteratsch


Petit déjeuner avec les nombreux (!) employés de la cuisine; ça commente sec, en italien, l'histoire de fraude fiscale chez les Agnelli. Patrons d'hôtel allemands, employés italiens. Descente dans les sapins à Pontresina (Puntraschigna nous dit le balisage, obligatoirement en romanche ici). Le cimetière. Beaucoup de vieilles et belles tombes (on retrouve les noms de famille des fondateurs des principaux hôtels de la ville, par exemple Sarnatz). Beaucoup de prénoms italiens associés à des patronymes allemands, et des petits mots en romanche. Beaucoup de tombes de guides de montagne, jeunes. Morterartsch: 1) un glacier (qui recule); 2) une gare (désertée le soir); 3) un hôtel (bien rénové même s'il ressemble à une station service). Montée trop tardive au refuge Boval; le temps est incertain, nous croisons le ventre (assez mou) de la gaussienne de ceux qui sont allés manger en montagne; au retour, nous ne croisons que quelques rares groupes d'alpinistes qui montent à la fraîche. Magnifique balade sur une moraine. Du refuge, un panorama de glaciers à 180°, de la Diavolezza au Piz Morteratsch. Orgie de Läckerli (c'est l'émotion). Retour à Morterartsch. Je tombe sur un article sur l'industrie du tourisme pour les Juifs orthodoxes en Engadine; ça a marché très fort au début du siècle, ça s'est tari ensuite (cf Rosetta Loy) et ça a repris récemment (Brooklyn Tel Aviv). La fonction mariage marche moins bien car les jeunes sont plus orthodoxes, ce qui limite les contacts entre sexes.

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mercredi 12 août 2009

Sils- Val Roseg.


1000m de montée pour arriver vers 2750m à la Fuorcla da Surlej. Le début est particulièrement délicieux, avec vues sur le lac de Sils et celui de Silvaplana. La fin de la montée est plus pénible, on retrouve des mamies italiennes en tong et des japonais faisant du jogging (le téléphérique de Surlej arrive sur une courbe de niveau, 100m sous le Corvatsch). Des saucisses (wienerli) dans la soupe; je mange tout. La fille du refuge qui râle parce que les gens ne finissent pas leurs spaghetti. Vue exceptionnelle sur tout le massif, Bernina, Morteratsch et le fond du Val Roseg. La double moraine qui ressemble à une piste d'atterrissage pour extraterrestres (décidément! ils sont partout chez eux, en Suisse). Suite de la balade vers le refuge Coaz. Longue descente vers l'hôtel du val Roseg. Chambre en sous-sol, glaciale (évidemment! elle n'a pas chauffé comme nous).

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mardi 11 août 2009

Maloja-Sils


Au bord du lac de Sils; incursion dans le Val Fedoz puis le Val Fex (et non pas le Dalflex). L'invasion des VTT (il y en a partout! ils déboulent sans bruit). Beau sentier en corniche avant de redescendre sur Sils, entre deux lacs. Les crottes d'extraterrestres. La maison où Nietzsche a passé ses étés 1881 à 1888. Au loin, la tour de Maloja. J'ai 41 ans. Sur le menu, Grappillon c'est bon. J'avance bien dans La Peau (il fallait me dire que c'était agencé comme un roman de Kundera, j'aurais eu tout de suite eu envie de le lire)

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dimanche 9 août 2009

Maloja


Dans le train (Rhetische Bahn), plein de juifs orthodoxes, version Brooklyn. Etrange. Maloja, plus fort que Toblach: c'est l'intersection (unique) de trois bassins hydrologiques -le Danube (les sources de l'Inn), le Pô et le Rhin (de l'autre côté de cette crête de montagnes qu'a peinte Segantini). Drôle de col à 1800m, gorge très ravinée du côté du val Bregaglia qui file en Italie, très faible déclivité du côté vallée de l'Inn, qui est ici très près de sa source mais s'étale dans trois longs lacs, une vallée très large et en altitude: la Haute Engadine. Première balade vers le val Forno (la Pornohütte), avec deux beaux lacs - celui de Cavloc (Cavaloccio) et celui de Bitabergh. L'inflation des bancs (pas publics, privés, offerts, par exemple, par Elizabeth en souvenir de ses merveilleuses vacances de l'été xxxx). Viande des Grisons, le soir: avec un filet de citron et du poivre, c'est très bon. Maloja est sur la commune de Stampa, d'où est natif Giacometti - du coup, tout y est Giacometti, du garage au marchand de vêtements de ski, mais, curieusement, pas la crèmerie (latteria) d'à côté. A Maloja (commune de Stampa), la langue la plus utilisée est d'abord l'italien.

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samedi 8 août 2009

Bâle

L'hôtel est à côté de la BRI, qui est toute petite, moi qui attendais une cathédrale néogothique à piliers multiples. Tram vers Riehen et la fondation Beyeler: les nymphéas, la collection d'art océanien (il faut vraiment que j'aille explorer le quai Branly), quelques très beaux Picasso. L'exposition Giacometti - souvenirs de famille et de la montagne (Maloja!), période surréaliste, figures d'hommes qui marchent et de femmes immobiles. Rencontre avec F. (théorème de Rolle, Tokyo-Metz croise Paris-Maloja à Bâle). Le Kunstmuseum: beaucoup de monde pour l'exposition van Gogh (F comme un chien fou à entendre tous ces gens parler français, partout! aaaah), personne pour trois magnifiquesHolbein, un émouvant dyptique de Gerard David (deux fois mère et fils). Euler et Bernouilli. Le marathon de Bâle. Le quartier Saint-Alban, nature et vieilles maisons, comme à Cologne, douceur de la vie dans la vallée du Rhin... Rive droite du Rhin, un autre quartier agréable, plus urbain et alternatif, avec une schwule Buchhandlung. Le passeur qui traverse le Rhin, grâce au (fort) courant et un fil (il suffit d'accrocher le câble à la barque en théta à l'aller et en pi moins théta au retour; ça marche tout seul).

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dimanche 10 mai 2009

Un autre homme, de Lionel Baier

Comment un très (beau) jeune homme devient "un autre homme", en tombant dans les rets d'une critique de cinéma revenue de tout, qui le mène à la baguette (par les parties intimes, ce qui doit être très douloureux). On se demande si ce garçon piégé est le Renard ou le Coq (dans la burlesque de Stravinsky ou le roman de Renart). Bande-son Szymanowski (qui renvoie au dernier film de Baier), avec ce qu'il faut de distance au sujet. Le film est agaçant, juste ce qu'il faut (avec son snobisme et sa manie du name dropping) et drôle (aime-t-on Dieutre dans la vallée de Joux?). Cet hommage tonique et frais aux modernes suisses et français se clôt par une belle scène avec Bulle Ogier clopant.

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