Val Roseg-Morteratsch
Petit déjeuner avec les nombreux (!) employés de la cuisine; ça commente sec, en italien, l'histoire de fraude fiscale chez les Agnelli. Patrons d'hôtel allemands, employés italiens. Descente dans les sapins à Pontresina (Puntraschigna nous dit le balisage, obligatoirement en romanche ici). Le cimetière. Beaucoup de vieilles et belles tombes (on retrouve les noms de famille des fondateurs des principaux hôtels de la ville, par exemple Sarnatz). Beaucoup de prénoms italiens associés à des patronymes allemands, et des petits mots en romanche. Beaucoup de tombes de guides de montagne, jeunes. Morterartsch: 1) un glacier (qui recule); 2) une gare (désertée le soir); 3) un hôtel (bien rénové même s'il ressemble à une station service). Montée trop tardive au refuge Boval; le temps est incertain, nous croisons le ventre (assez mou) de la gaussienne de ceux qui sont allés manger en montagne; au retour, nous ne croisons que quelques rares groupes d'alpinistes qui montent à la fraîche. Magnifique balade sur une moraine. Du refuge, un panorama de glaciers à 180°, de la Diavolezza au Piz Morteratsch. Orgie de Läckerli (c'est l'émotion). Retour à Morterartsch. Je tombe sur un article sur l'industrie du tourisme pour les Juifs orthodoxes en Engadine; ça a marché très fort au début du siècle, ça s'est tari ensuite (cf Rosetta Loy) et ça a repris récemment (Brooklyn Tel Aviv). La fonction mariage marche moins bien car les jeunes sont plus orthodoxes, ce qui limite les contacts entre sexes.