Madame Mouchabeurre, au Trianon
Quand Pinkerton rime avec "petite bretonne" (et aussi "petite conne").... Plus qu'une adaptation de Madama Butterfly à la mode de Bretagne, c'est une grande fresque sur plusieurs générations, à la Demy, avec coups de théâtre familiaux, adieux et retrouvailles dans un port breton. Souvent l'émotion - et pas seulement le rire - vient de la juxtaposition des bandes son - je pense à ce garçon abandonné chantant Jonasz avec ses rimailles aille aille ou à cette scène de reconnaissance qui pille le Mozart de la Flûte ("Ton- pa-pa c'est-mon-papa"). Pas trop aimé la fin ni l'accompagnement de synthé, mais tous comptes faits, cela faisait très longtemps que je n'avais pas vu les Caramels Fous et je trouve qu'avec l'intrigue et les paroles de Michel Heim, on a dépassé le registre de la parodie pour arriver à quelque chose de plus troublant, qui tient très bien le choc dramatiquement (au beurre très salé). Mention spéciale à la bonne du curé (qui a au moins deux airs irrésistibles) et à la mère Chouchen (c'est Michel Heim, non?).
(Un spectacle à effets collatéraux .... *soupir*..... détonnants; quand je pense que depuis hier j'en ai un qui à la maison se prend pour une majorette en chantonnant à tout bout de champ "In the Navy")
(à vrai dire je suis plus Rhum and coca cola ou Je dois m'en aller)
