- Lui, le petit lieutenant (Jalil Lespert), la lèvre rose et l'enthousiasme idéaliste, frais émoulu de Cannes-Ecluse, va se fracasser sur le mur du réel ; elle, la femme de 40-50 ans (Nathalie Baye), qui s'est déjà fracassée sur le mur du réel, a peur de revivre cela. Le film démarre autour de lui, puis se décentre insensiblement sur elle : il est un révélateur de son histoire à elle.

- la circulation de l'alcool et du shit. La scène de fumette sur le canal saint-Martin. Elle lui propose un pétard (elle est son supérieur hiérarchique) ; ils le fument semble, lui étourdi, elle amusée. Un type passe, leur demande une taffe ; le petit lieutenant lui passe le pétard, l'autre remercie et leur dit de faire attention, car l'endroit est plein de keufs. Silence éloquent.
- Un film de familles. Au générique final: les enfants de Beauvois, ceux de Zem, le frère de Lespert. Et puis Jacques Perrin, en fantôme du passé.
- Complètement palpitant, et tous publics. Même moi, je n'ai pas eu peur ; et pourtant, j'avais peur d'avoir peur.
- C'est bien vrai, ça, que c'est difficile de rester deux heures sans crier Jalil féconde moi !.....(viamatoo). Discussion passionnante chez (...)-(...), plus... critique, quoi....