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zvezdoliki
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gai
6 janvier 2007

Un court moment d'égarement hétérosexuel dans le métro

...tout à l'heure à Barbès au moment de sortir de la rame, je me rends compte que quelque chose d'impérieux me retient dans cette rame; une des cordelettes de mon sac à dos s'est pris d'amour pour un des gros boutons du manteau d'une jeune femme. Je sais, j'aurais dû déposer mon sac à dos, je passe mon temps à pester contre les ploucs qui rentrent dans une rame bondée en gardant leur sac au dos, mais voilà, j'étais particulièrement encombré (entre autres d'un violon) et la rame n'était que mollement pleine. Me voilà donc occupé à pétrir le sein d'une jeune personne, elle même fort active pour tenter de distendre nos liens, sous l'oeil intéressé puis goguenard (c'est ça l'amour et autres manifestations de l'ironie populaire parisienne) des autres passagers.... In extremis nous avons réussi à nous séparer.

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3 novembre 2006

Dernière minute: on nous cache tout, on nous dit rien

Chez les gens bien élevés (vraiment bien élevés, enfin, mieux élevés que moi), on ne dit pas "bon appétit !". C'est plouc.

(Il y a en fait toute une liste de choses à ne pas dire. Bonne continuation, c'est pas gégène etc...... Mais pour le reste, j'étais globalement aware, ouf.)

(Sinon, évidemment, "enculé !" c'est à éviter; comme toutes les insultes ça crée surtout du tort à celui qui le dit).

6 août 2006

Mes premiers Outgames à Montréal (la fin)

  • Au Musée d'Art Moderne, Brian Jungen et ses masques amérindiens réalisés à partir des chaussures de sport Air Jordan de Nike....

et ses squelettes de baleine en chaises de jardin !

  • Cérémonie de clôture : nous nous sommes éclipsés après Liza Minnelli (une calamité pas très naturelle) pour découvrir le merveilleux jardin botanique, juste derrière le stade olympique. Gratuit après 18h. Au jardin japonais, cérémonie de souvenir de Hiroshima. Eblouissement devant le jardin de Chine.
  • Pour finir, pris un verre au Taboo, un bar à danseurs nus. Un QG de prostitution masculine (plusieurs zones sont accessibles uniquement aux clients accompagnés de danseurs). Pas très cher pour le touriste lambda : 3.75CAD la bière....La piste où évoluent les danseurs est un parquet surélevé à hauteur des tables où sont accoudés les consom-mateurs. Un seul accessoire sur scène, très utile: une barre métallique verticale, comme dans le métro.....Plusieurs observations sur le show: 1) les danseurs sont vraiment TRES mignons et dansent vraiment très bien; 2) meilleure est la musique, meilleur est le strip-tease; 3) certains shows dévoilent peu de choses, d'autres dévoilent tout dès le début; débandade assez rapide dans tous les cas (pour le danseur). Un endroit fascinant.

3 août 2006

Mes premiers Outgames à Montréal (la suite)

  • Le programme sportif passe maintenant pour moi au second plan, répétitions d'orchestre et festival de choeurs gais et lesbiens obligent. J'ai quand même vu de la natation (le 50m papillon encore ça ondule joliment, mais le 400m brasse, c'est d'un chiant) et du double messieurs badminton (très ludique, dans un gymnase aussi bourdonnant qu'un atelier de tailleurs clandestins du Sentier). Au sujet de la natation synchronisée, la presse québécoise évoque des mouvements de jambes inusités: il y a un mélange baroque de sportifs quasi débutants et d'anciens athlètes olympiques. Le point commun : les papouilles dans les gradins.....le sportif gay est tactile.
  • Je trouve le festival de choeurs de très bon niveau (notamment quand je compare a ceci)....les concerts sont variés et franchement excitants. Mardi soir, les Mélomen ont brillé, avec notamment Moi j'coûte cher et aussi le Matin (Saint-Saëns/ Lamartine: C'est lui, c'est le jour ! C'est lui, c'est la vie ! C'est lui, c'est l'amour !). Dans un autre registre, Extraganza a bien la pêche, avec des tubes québécois (Lindbergh) et une chorégraphie sur Celia Cruz très réussie.
  • Mercredi soir, gros succès pour le choeur d'hommes du GAPA (des gays et bi asiatiques de San Francisco) avec un costume qui leur donne un look de raviolis et qui ont chanté en mandarin, en tagalog, en vietnamien et en japonais, de la pop délicieusement acidulée avec des voix un peu frères Jacques..... Et pour une chorale australasienne époustouflante qui a chanté desdiphoniques et des cris d'oiseau du Bush.....avec un sens aigü du show...Ce n'est pas du tout cuit pour les Melomen....

1 août 2006

Mes premiers Outgames à Montréal

  • (rubrique à compléter) ce qui nous amuse chez eux: wananiche, foufounes électriquespoutine, niaiseux, les blocs de départ, mouche à fif (mon préféré = fille à pédé); ce qui les amuse chez nous (à part notre accent): les gosses de Paris (leurs gosses sont nos burnes)
  • Je ne serai pas là à votre arrivée, vous pourrez chienner comme bon vous semble. Sujet de blagues intarissable....jusqu'à ce que nous comprenions que chienner, c'est s'avachir, larver (et pas ce à quoi vous pensez.....)
  • Difficile de tomber mieux, coté hébergement; nous sommes reçus chez un couple d'amours de nounours, deux chefs (l'un de choeurs, l'autre de cuisine), qui ont absolument décidé qu'il était impossible que nous nous ennuyions.
  • Samedi, la cérémonie d'ouverture, une cérémonie considérable de notre présent ?? Je me souviendrai longtemps de notre entrée dans le parterre du stade, avec tous les athlètes et après une bonne heure d'attente. Un moment d'enthousiasme et de fraternité. A suivi une cérémonie parfois émouvante, notamment grâce au très charismatique Mark Tewksbury. Moment très commenté après coup, celui où le representant du gouvernement fédéral a été copieusement conspué....et où le maire de Montréal, le très sympathique Gerald Tremblay, a tenté un Je vous demande de vous taire tout balladurien.... et un tantinet hypocrite. Côté show, Diane Dufresne dans le Parc Belmont, passablement effrayant....
  • Aujourd'hui, premières compétitions. Une atmosphère étrange en ville avec cette sorte de JMJ gay.....

(à suivre, désolé pour les accents, ce clavier est un calvaire)

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24 juillet 2006

Ma Gay Pride cette année

Une Gay Pride de plus. Un peu les mêmes impressions que l'an passé : c'est de plus en plus politique, de moins en moins folklo. Nous avons remonté le cortège en deux bonnes heures, de Bastille à Luxembourg, avec *** qui m'a raconté sa première Gay Pride en 1988 : il paraît qu'il y avait un char avec de la musique de Haydn ! J'ai un peu de mal à y croire (ce n'était pUne Gay Pride de plus. Un peu les mêmes impressions que l'an passé : c'est de plus en plus politique, de moins en moins folklo. Nous avons remonté le cortège en deux bonnes heures, de Bastille à Luxembourg, avec *** qui m'a raconté sa première Gay Pride en 1988 : il paraît qu'il y avait un char avec de la musique de Haydn ! J'ai un peu de mal à y croire (ce n'était pas plutôt 1888 ? 1788?). Croisé une vieille connaissance avec une casquette UMP vissée sur la tête - et se déhanchant, en bonne logique, derrière le char de l'UMP (à mon grand regret je dois dire que ce char était moins glauque que celui du PS). Le char de prévention des MST ne prévenait pas réellement du risque de surdité (on ne peut pas cibler tous les ojectifs en même temps). L'attraction cette année était un char de footeux habillés en footeux mais agnès b, s'il vous plaît, très tendance. A propos, croisé petit P*** (avec une tête de teckel abattu et flanqué d'une copine militante), mais aussi le président de l'orchestre (à qui j'ai exhibé fièrement mon doigt de mémé bigouden pour qu'il soit bien clair que je sècherai intégralement le prochain week-end de répétition) et deux starpédéblogueurs (yes !).as plutôt 1888 ? 1788?). Croisé une vieille connaissance avec une casquette UMP vissée sur la tête - et se déhanchant, en bonne logique, derrière le char de l'UMP (à mon grand regret je dois dire que ce char était moins glauque que celui du PS). Le char de prévention des MST ne prévenait pas réellement du risque de surdité (on ne peut pas cibler tous les ojectifs en même temps). L'attraction cette année était un char de footeux habillés en footeux mais agnès b, s'il vous plaît, très tendance. A propos, croisé petit P*** (avec une tête de teckel abattu et flanqué d'une copine militante), mais aussi le président de l'orchestre (à qui j'ai exhibé fièrement mon doigt de mémé bigouden pour qu'il soit bien clair que je sècherai intégralement le prochain week-end de répétition) et deux starpédéblogueurs (yes !).

2 juillet 2006

au téléphone

- et...qu'est-ce que tu comptes faire cet été ?
- hé bien, comme je te l'ai déjà dit, nous allons aux Gay Games à Montréal, aux Jeux Olympiques gay, avec l'orchestre....
- (un silence) Ah, tu veux dire, des Jeux Olympiques comme les handicapés ?
- Maman, tu as toujours de ces comparaisons....
- Non mais, c'est vrai, toujours cette façon de se singulariser....

(.....)
- Et tu sais, j'aurai assez peu de congés cet été. Je viens de démarrer le nouveau job, je ne peux compter sur les RTT et je me suis rendu compte que pour avoir un congé sans solde, il faut que je fasse une demande motivée.
- (mouvement de panique) Mais tu ne vas tout de même pas demander à ton employeur un congé sans solde en précisant ce que tu vas faire 
- Maman ! ce n'est pas le problème !

28 mai 2006

Ronde de nuit, d'Edgardo Cozarinsky

Et quand il eut passé le pont, les fantômes vinrent à sa rencontre....

Vu Ronde de nuit au Brady (hihi). Une nuit d'un tapin, Victor, à Buenos Aires. Une nuit de plus en plus menaçante, d'où surgissent les fantômes du passé. Le film oscille entre l'euphorie (quand Victor est debout avec d'autres sur un camion, sous les illuminations) et la terreur (la mort est prête à surgir de partout - par exemple des moments de tendre intimité ; ainsi, le retour de la femme aimée devient le pire des cauchemars, juste avant l'aube). Deux anges gardiens veillent sur Victor : un commissaire amoureux et une marchande dans la rue, sortie tout droit d'un film muet, qui arrose ses fleurs au pistolet (sur une bande-son de sirènes). Après la nuit, la joie sans tache du matin: Victor expédie deux petites vieilles rigolardes au cimetière de la Chacarita (en autobus), puis se fait un petit foot avec les gamins du coin (et une pelota d'ordures).

C'est aussi un portrait sensible de Buenos Aires, sur fond de tango. Un très bon film, vivant et savoureux.

19 mai 2006

Himmler sur l'homosexualité

Hallucinant comme c'est modéré et irréfutable, comme du Vanneste, quoi (lu via Chronolog).

En ce qui concerne les postes administratifs qui sont également occupés par des femmes, aucun homme de bonne foi ne pourra prétendre que l'on y accède uniquement grâce à ses qualifications professionnelles, car, soyez honnêtes (nous sommes entre hommes et nous pouvons donc parler franchement ), si vous cherchez une sténodactylo et que vous avez deux candidates, l'une affreusement laide, âgée de cinquante ans, qui fait trois cents syllabes (presque un génie en ce domaine, donc) et une autre, mignonne, de bonne race, âgée de vingt ans, mais qui ne fait que cent cinquante syllabes, vous prendrez certainement votre air le plus sérieux (ou je ne vous connais pas du tout ) et trouverez mille raisons très morales pour engager la candidate de vingt ans qui fait moins de syllabes à la minute. L'autre est âgée, direz-vous, et pourrait tomber malade plus facilement. Que sais-je encore ? Bien. On peut en rire. Ce n'est pas méchant et cela n'a pas d'importance, car si elle est jolie, elle ne va pas tarder à se marier et de toute façon un poste de sténodactylo ne détermine pas la politique de l'État.

Mais la destruction de l'État commence lorsque, intervenant un principe érotique (je le dis avec le plus grand sérieux), un principe d'attirance sexuelle entre hommes, la qualification professionnelle, l'efficacité ne jouent plus dans cet État d'hommes le rôle qu'elles devraient jouer. Je vais vous citer un exemple pris dans la vie quotidienne(...). Le conseiller ministériel X est homosexuel et cherche parmi ses assesseurs un conseiller gouvernemental, mais il ne cherche pas nécessairement le plus efficace. Il ne choisira pas le meilleur juriste, (...) il ne prend pas un assesseur qualifié, ni de bonne apparence physique. Il choisit celui qui est lui aussi homosexuel. (...)

La chose n'en reste pas là, car l'assesseur, qui est désormais conseiller gouvernemental, va procéder de la même manière. Si vous trouvez à un poste quelconque un homme qui a ce penchant et si cet homme a un pouvoir de décision, vous pouvez être sûrs de rencontrer autour de lui trois, quatre, huit, dix individus ou plus encore qui ont le même penchant, car l'un entraîne l'autre, et malheur aux hommes normaux qui vivent avec ces gens. Ils sont condamnés. Ils peuvent faire ce qu'ils veulent, ils seront anéantis. (...)

L'homosexualité fait donc échouer tout rendement, tout système fondé sur le rendement. Elle détruit l'État dans ses fondements. A cela s'ajoute le fait que l'homosexuel est un homme radicalement malade sur le plan psychique. Il est faible et se montre lâche dans tous les cas décisifs. Je crois qu'à la guerre il peut faire preuve de courage de temps à autre, mais dans le domaine civil, ce sont les hommes les plus lâches que l'on puisse imaginer.

(j'ai repris les extraits soulignés par Chronolog, mais il ya aussi un couplet "les homosexuels sont structurellement menteurs" et un autre "les homosexuels ont un besoin compulsif de faire des confidences" qui valent leur pesant de cacahuètes)

20 avril 2006

Un camion en réparation, d'Arnaud Simon

Emballé par ce moyen métrage (43') - un boy meets boy frais, drôle, pas mièvre. L'histoire d'un jeune chat qui sort de sa cage pour sauter littéralement sur un plus vieux matou qui ne veut pas abandonner son indépendance. Le film démarre sur l'image d'un vieux chat (pas métaphorique) qui sort très mollement de sa cage ; la mère dit : "oh il va encore me saloper mon canapé", le fils répond: "bah...c'est un chat". On prend bien l'air (ça se passe dans l'Aisne, l'été), et on sirote beaucoup avec Edith Scob, ce qui est toujours plaisant.

Un camion en réparation est distribué après Etoile violette, un autre moyen métrage avec des idées et pas mal d'artifice (moins bien que les films d'Eugene Green dont semble se réclamer la réalisatrice).

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