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19 juillet 2009

J'ai tué ma mère, de Xavier Dolan

Les relations tumultueuses d'un jeune homme et de sa mère, qui l'élève seul. Le premier film d'un jeune acteur québécois de 19 ans. Le film est hystérique, mais aussi drôle et toujours supportable, car il y a pas mal de jeu dans tout cela (à la fois de la part du jeune homme, plein de mauvaise foi, mais aussi de sa mère, manipulatrice tout en ayant l'air de ne pas y toucher) et une belle variété d'écriture, très tonique (et très queer). Le coup de fil du directeur du pensionnat à la mère vaut le détour (et mérite des sous-titres). Une très bonne surprise....

AddYa pas assez de bordel dans ta chambre, Xavier (un psychologue scolaire qui déchire sa race)

(Tant qu'on est au cinéma, pas aimé Whatever works (à part: "si ma grand-mère avait des roues, ce serait un tramway"), pas été emballé par le dernier Loach (qui est bizarre, non?) et beaucoup beaucoup aimé Jaffa.)

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27 juin 2009

la petite fête familiale de la fin juin, cette année

Content d'être allé à la petite fête familiale annuelle. Beaucoup d'associations, peu de chars commerciaux, beaucoup de jeunes, ssans doute aussi hétéros (étonnant char Paris Agro). Première fois que je fais le parcours dans le bon sens. Avec V* (qui serait excellent en Léon Zitrone de la Pride, il connaît toutes les associations et toutes les histoires afférentes, tout le rituel de la pride, les motards qui inaugurent, les politiques puis les associations.....)

Donc il y avait:

  • des motards pour démarrer

  • de la danse du ventre

  • des slaves opprimés (pas prêts au compromis)

  • le papillon qu'on voit chaque année

  • un beau paon

  • des vraies idées d'habillement (mais c'est quoi au juste, cette symbolique du rose? c'est la couleur de l'incarnation dans la théologie orthodoxe?)

  • un charpentier fier de l'être (sur la pancarte: "Charpentier, c'est pas un métier de pédé" et au verso: "entendu sur un chantier")

  • Randos 1er accesssit pour la chorégraphie (1er prix: Aquahomo)

  • ce qu'on aime surtout à la Gay Pride, c'est sa gratuité

26 juin 2009

Joyeux anniversaire, M. Cuénod

... 107 ans aujourd'hui et deux ans de pacs (avec une jeunesse)

(extraordinaire Monteverdi ici, Nadia Boulanger dirige, la Comtesse de Polignac et Cuénod en duo, en 1937; déjà à l'époque, Cuénod était merveilleusement jeune)

(lire ici, aussi)

29 juillet 2008

Oui oui oui ça m'a fait beaucoup rire. Et j'assume

21 juillet 2008

En URSS en 1936

A. me parlait avant hier précisément d'un de ses amis, jeune Komsomol, condamné en vertu de la loi contre l'homosexualité. Lorsqu'elle fut promulguée, en 1932, il alla se dénoncer au Guépéou, fut d'abord exclu du parti puis déporté pour trois ans. Il est rentré à Moscou, sa peine purgée, voilà quelques semaines. Mais il ne pourra légalement y demeurer que si un ami consent à le loger - et il n'ose compromettre ceux qui accepteraient de courir ce risque. D'autre part, il n'a plus de travail. Sa condamnation et son exclusion des jeunesses communistes lui enlèvent presque toute possibilité d'en trouver. Enfin, il va sans dire que la déportation ne l'a pas "guéri". Complètement démoralisé, il veut - me dit A.- aller se dénoncer de nouveau.

Beaucoup de jeunes gens - honnêtes communistes - sont dans ce cas. D'autres, à la conscience moins scrupuleuse, se bornent à dissimuler. Certains s'engagent dans la voie de la contre-révolution.

Hypocrisie, refoulement, désespoir paraissent bien les seuls résultats possibles d'une méthode dont l'absurde ne le cède qu'à l'odieux. Il serait peut-être plus humain - et en tout cas moins sot - de fusiller tout simplement les "délinquants".

Pierre Herbart, En URSS.

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29 juin 2008

Ma Saint Pédé cette année....

....commence fort dans le Marais où je repère une annonce pour un ramoneur rainbow. C'est vrai, c'est important, ça: c'est obligatoire de se faire ramoner le conduit une fois par an. Autant que ce soit par quelqu'un de l'art.

Comme d'habitude je me prends la procession de la Saint Pédé à l'envers; ça permet de faire plus vite et de s'économiser quelques années de surdité précoce.

Boulevard Bourdon, les Panthères roses lâchent leurs inimitables slogans (se faire enculer, merci d'essayer avant d'en parler) contre le char qui suit, celui de l'UMP, techno à fond.

Suit une scène d'un genre mythologique.

Sans m'en rendre compte, je me fais plaquer sur le T-shirt un autocollant des Verts, captivé que je suis par leur débonnaire orphéon.

Petite halte bucolique avant un dîner avec F+E. (Le mot de la soirée: "Ne dis pas ça, tu vas finir dans son blog !" mais je ne sais plus à propos de quoi, à vrai dire).

15 décembre 2007

comme des voleurs (à l'Est), de Lionel Baier

Lionel Baier joue à Lionel Baier, fils de pasteur pédé qui veut se marier, helvète lacustre en quête de ses racines polonaises, lecteur de Cendrars qui veut croire en l'or de sa Californie, etc.... Je n'ai pas vu les défauts habituels de l'autofiction à la Caouette (le nombrillisme, le sérieux, l'impudeur): le film est vif (aussi grâce au personnage de la soeur), parfois très drôle (la scène du MacDo avec l'agitatrice professionnelle !), pas du tout angélique (même si on traîne en Silésie). Le film réserve beaucoup de bonnes surprises que je ne veux pas détailler (au premier rang desquelles un étudiant polonais au goût de poire). Franchement, tout ça m'a beaucoup plu (une chose que j'écris rarement ici).

28 septembre 2007

j'aime surtout le concept de ghetto hors ghetto

(merci à Th***) (MAJ qui l'a sans doute piqué ici - ouille ouille ouille)

8 juillet 2007

The Bubble, de Eytan Fox

Roméo et Julot, version israélo palestinienne, dans la bulle de Tel Aviv, une bulle qui va bientôt éclater. Le genre de film mal foutu mais que je ne raterais pour rien au monde. Parfois cousu de fil blanc (il est assez vite clair que ce bien nommé Jihad à fine moustache et aux yeus de braise n'est pas sympathique).... des séquences de sitcom parfois nunuches (décidément, cette histoire d'amour entre un chinois et un indien était autrement plus forte) mais aussi des séquences réussies et prenantes, comme celles aux barrages ou dans les territoires, cette scène où la cousine attend le mariage arrangé comme une promesse d'émancipation, le passeport pour Londres et un vrai avenir. Comme Yossi & Jagger, le film doit beaucoup à d'excellents acteurs...

1 avril 2007

Une rencontre

Vu Renaud Camus himself à l'occasion de la présentation de son Journal de Travers (à paraître), à la très aimable invitation de ma Zette qui avait réuni pour l'occasion une théorie de blogueurs à profils, ma foi, pour le moins variés.

Le livre (sur lequel le chat s'est rué) est manifestement plus proche du Journal, disons, de Matthieu Galey que du Sprechgesang de Travers 3 entendu il y a quelques mois. Il fait partie de cette partie de l'oeuvre de Camus (les journaux techniques ou chroniques) qui devrait plaire dans le milieu (si j'en crois un Camus amusé qui a annoncé une critique positive dans le prochain Têtu, même si le motimbitable y sera lancé....). Je ne crois pas être le seul à me souvenir que l'acronyme du GAGE (ce groupe à qui je dois - indirectement - d'avoir connu le chat) était un hommage aux Notes achriennesde Camus....

L'écrivain, qui ne se laisse pas facilement assigner à une case bien déterminée, m'intéresse à vrai dire surtout par son goût pour l'hypertexte ((susurré) Délivrez nous, Seigneur, de ces parenthèses pataudes) et sa fréquentation de la musique (Tristan et transit c'est la même chose: on s'en doutait un peu quand même mais ça va mieux en le disant).

A part cela, je ne me suis toujours pas remis de cette révélation majeure: le nombre des hétéronymes de Guillaume Cingal est fini. Par ailleurs, j'ai appris qu'il vaut mieux avoir un oeil de lynxquand on habite en face du Pied de cochon.

Dans la radio (je vous laisse juge de la cohérence avec ce qui précède): un bout du Psalmus Hungaricus, décidément la musique de ce week-end, chanté en allemand (donc de travers, mais magnifiquement) par Ernst Haefliger (Oh, qu'il serait plus aisé de supporter ces tourments si j'étais persécuté par des ennemis)

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