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zvezdoliki
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gai
5 avril 2006

double bind

Dans le carnet de Monde daté d'hier, je lis:

Fabien et Hugues se sont pacsés le samedi 25 mars 2006, à Paris, en toute discrétion.

(ni adresse ni nom de famille)

Evidemment, on est prêt à leur souhaiter plein de bonnes choses, mais tout de même: faire savoir ou ne pas faire savoir ? (je peux bien ricaner, j'ai choisi la facilité : pas de pacs)

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17 mars 2006

Médicis xx xx

Ce soir, dîner des gay anciens de ***. Course d'obstacles entre le métro Odéon et la rue de Lanneau où nous avions rendez-vous: beaucoup de grand-guignol boulevard Saint-Michel (plus de photographes que de manifestants, prêts à immortaliser la guéguerre des CRS et des lycéens), la rue Saint-Jacques totalement barrée. Au dîner, à la fois le plaisir de la découverte de petits nouveaux (en face de moi: un couple de petites lesbiennes toutes mimi) et des retrouvailles: à ma droite, J*** que je n'ai pas vu depuis bien 6-7 ans, son humour catastrophiste et son air savamment ahuri. Il est sidéré de voir que je me souviens encore de son numéro de fixe : 01 46 33 xx xx. Il m'apprend que son numéro se disait, il n'y a pas si longtemps, Médicis xx xx ; que le 633 correspond au central Médicis (MED en suivant les lettres des anciens cadrans téléphoniques). Je me surprends à me demander à quoi correspond 282 dans mon propre numéro (PIG pour Pigalle, BLA pour Blanche, MON pour Montmartre ??? marche pas); mais peut-être que mon numéro date d'après ce système de numérotation....

13 février 2006

Une soirée à M***

Samedi, à l'heure du thé, au centre culturel de M***, vu Brokeback Mountain, avec le chat et .... (roulements de tambours....) sa mère.

J'ai eu un début de panique et flairé le traquenard quand j'ai entendu le chat, mi-évasif mi-roublard, dire à sa mère: "tu vas voir, c'est un western qui a été primé à droite à gauche....", puis quand je me suis rendu compte que sa mère n'avait aucune idée de ce qu'était le film et qu'elle avait aveuglément suivi les conseils de son ingénieux fiston.... Finalement, pas de drame, elle est sortie de là en observant judicieusement que ces jeunes gens avaient bien du mal, même tout nus, à se séparer de leur chapeau et nous avons eu une discussion sortant des sentiers battus sur la conduite des troupeaux de moutons en montagne (qui offre matière à de riches polémiques).

Ayant passé victorieusement la première épreuve et répondant à une invitation déjà ancienne, nous sommes allés dîner dans la maison familiale où nous avons retrouvé le père du chat. Comme je l'ai déjà écrit, j'étais déjà allé plusieurs fois dans la maison familiale, mais c'était en l'absence des parents, avec plusieurs des frères du chat ; par ailleurs, j'avais déjà rencontré, mais chez lui, sa mère. Mais là, c'était une invitation en bonne et due forme, avec nous deux et eux deux seuls, et ils avaient manifestement mis les petits plats dans les grands : symboliquement c'était un signal fort que j'ai pris comme tel. Je crois que le courant est bien passé, avec du respect des deux côtés et même un peu plus; si le père est amorti mais souriant, la mère du chat a un peps étonnant et une grande curiosité intellectuelle. Après un interrogatoire en règle sur les sujets chauds du moment (Outreau et caricatures), la conversation s'est orientée sur le chat et a apporté son lot de révélations fracassantes : pour résumer, c'était un bébé calme, rigolard et pétocheux et ça n'a pas beaucoup changé.

Je ne crois pas que ce dîner est annonciateur de relations beaucoup plus suivies ; ce sont des personnes très âgées (>80 ans), j'ai déjà fort à faire avec mes propres ascendants et je ne cours pas après les réunions familiales. De toutes façons l'obstacle à une véritable intégration vient plutôt de la fratrie - et plus spécifiquement, des trois (sur sept) que je ne connais pas et qui résistent sérieusement : je me souviens encore de ce frère du chat qui nous avait demandé de dégager de la maison de V*** parce qu'il allait débarquer, lui, avec ses enfants..... (tout ça, évidemment, et je m'en étrangle d'indignation, au motif que le contact entre un couple homo et des enfants seraitdangereux éducativement)

Mais je dois saluer cet accueil des parents du chat samedi, plein de gentillesse et d'attention pour moi, un état d'esprit dont mes propres parents sont encore loin vis-à-vis du chat (qui ne rentre pas du tout dans leur radar...). Je pense qu'une des différences d'attitude entre ses parents et les miens provient du fait que, dans ma famille, les liens sont plus resserrés, et deviennent tout de suite plus passionnels, alors que dans celle du chat - et ce n'est pas une loi générale des familles nombreuses - les liens sont finalement assez distendus et les relations plus dépassionnées...

17 janvier 2006

pornographe toi-même

Quand on lit ce qui suit, on se dit qu'il y a quelque chose de très pourri au royaume de l'Education Nationale.....

  • La commission paritaire nationale, composée pour moitié de réprésentants syndicaux et pour moitié de représentants de l'administration, a estimé à la majorité que ces éléments étaient pornographiques et donc incompatibles avec les fonctions de proviseur de ce monsieur. Quand on occupe ce genre de postes, on a une responsabilité sur le plan de la moralité vis à vis des jeunes dont on a la charge et de leurs parents. (Paul Desneuf, directeur de l'encadrement à l'Education nationale, pour justifier la révocation d'un proviseur homo et blogueur)
  • La hiérarchie a fait son boulot. Elle aurait peut-être pu le faire mieux, mais nous n'avons trouvé aucune faute caractérisée. Ni de la proviseure, ni de l'inspection académique de l'Essonne, ni du rectorat de Versailles. (André Hussenet, l'un des deux inspecteurs généraux de l'Education nationale qui ont mené l'enquête au lycée professionnel d'Etampes où une enseignante a été agressée au couteau le 16 décembre).

Sur l'affaire du proviseur révoqué, il faut lire :

Le respect à la vie personnelle, à mon avis, ça inclut le droit de rendre publique (ou semi-publique) cette vie — droit qui fait pendant à celui de ne pas révéler, au contraire, ce qu'on ne veut pas révéler, et de le garder privé. Autrement dit, je ne considère pas qu'une liberté ait de sens tant qu'on n'a pas le droit de ne pas se cacher pour l'exercer. Cela ne vaut pas de dire aux homosexuels : vous avez le droit d'être homosexuels, mais à condition que vous le cachiez — comme on l'a fait sous Thatcher en Angleterre ou comme on le fait maintenant dans l'armée américaine (don't ask, don't tell). D'ailleurs, à la limite, il n'y a pas de différentre entre interdire quelque chose et interdire de le faire savoir (puisque, par définition, ce qui reste secret est autorisé vu que personne n'en a connaissance pour l'interdire).

16 janvier 2006

La rivière rouge, de Howard Hawks

La rivière rouge.....

La ligne rouge que traverse Wayne dès le début en tuant au couteau l'un de ses attaquants, dans l'eau lustrale de la rivière.....

La mer rouge de l'Exode: le lieu de la traversée....

La marée des bestiaux, fleuve de viande rouge qu'il faut canaliser vers la voie ferrée (scène terrible de panique bovine, qui arrache tout; son pendant positif; la scène magnifique où le troupeau traverse la rivière)....

La marque Rivière Rouge : les deux rives du fleuve, D comme le Prophète, M comme l'Evangéliste ; le Nouveau Testament finira par vaincre le fantôme de l'Ancien.

Wayne et Clift

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Elle a abaissé sa garde car il l'intimide, elle est touchée par une flèche ennemie, il lui dit que ça va faire mal, il extrait la flèche puis il aspire très fort à l'endroit de la blessure, il faut éviter que le venin ne se répande.

Joanne Dru et Monty Clift

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Je suis venu pour toi, pour ton pistolet.

oh le beau pistolet

Cherry: That's a good looking gun you were about to use back there. Can I see it? (Matt turns, strokes his nose with his thumb and looks a bit amused, then hands his gun over. Cherry takes the gun.) And you'd like to see mine. (Cherry draws his own, and reciprocates by handing it to Matt. Cherry examines Matt's gun.) Nice! Awful nice! (Looking somewhat sideways at Matt) You know, there are only two things more beautiful than a good gun: a Swiss watch or a woman from anywhere. You ever had a good Swiss watch?

Matt: (pointing toward a tin can in the distance) Go ahead! Try it! (Cherry fires a shot and knocks a can into the air. Matt also hits the can in the air with a shot of his own)

Cherry: Hey! That's very good! (Matt shoots at another can, knocking it into the air. Cherry hits it in the air with a shot of his own.)

Matt: Hey! Hey! That's good too! Go on! Keep it going!

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27 décembre 2005

Ouf ! nous voilà débarrassés de la fête-des-promesses-non-tenues, du moins jusqu'à l'an prochain, même date même heure

A la messe de minuit (avec sermon sur l'accueil de l'Enfant, de l'Etranger, de l'Autre - tu parles charles), le curé, joueur, fait distribuer des petits papiers sur lesquels chacun est invité à écrire une pensée pour quelqu'un qu'il aime; les petits papiers, collectés dans une corbeille, seront redistribués à la sortie. Remonté comme une pendule, j'écris: "Des poutoux baveux, le chat, à distance comme chaque Noël, en raison du catholicisme rance de tes beaux-parents."

21 décembre 2005

Diane Arbus: Revelations (au V&A)

Vu l'expo Arbus au V&A. Une collection de monstres: déplaisant et impressionnant.

I want to photograph the considerable ceremonies of our present because we tend while living here and now to perceive only what is random and barren and formless about it. While we regret that the present is not like the past and despair of its ever becoming the future, its innumerable inscrutable habits lie in wait for their meaning.... These are our symptoms and our monuments. I want simply to save them, for what is ceremonious and curious and commonplace will be legendary.

(je recopie car c'est beau comme du méta-blog)

papa maman et le petit prince

La visite que je faire à mes parents dès demain, une cérémonie considérable de notre présent ?

 

18 novembre 2005

Celle-là, personne ne me l'avait encore faite

MonCollègueX -Et tu sais ce que Bidule dit de Truc ? hein ? (avec un gloussement enthousiaste et un pétillement dans l'oeil gauche)

Moi - .....mmmmh.....

MonCollègueX - Qu'il a gardé son nom de jeune fille

Moi (sombrant dans une inexpressivité calculée, thermostat -45°C)- .....mmmmh.....

MonCollègueX (accablé mais toujours pétillant) - Tu comprends pas ?

Moi (restant stoïquement sur -45°C et concentrant tout mon venin dans un regard NOIR)- .....A vrai dire....Non.

MonCollègueX (pouffant de rire) - ...Qu'il est de la jaquette....

18 octobre 2005

le salon rainbow machin, c'est quoi ?

C'est d'abord une affiche mignonne (quand elle n'est pas lacérée, remettons-en une couche).....

affiche mignonne

C'est aussi, si j'en crois mes souvenirs de 2004, l'occasion d'acheter enfin des choses aussi indispensables que:

- des orchidées gay

orchidées

-des spaetzle gay à des tyroliennes gay (sponsorisées Pernod Ricard):

spaetzle

-des fauteuils de massage gay (attirant les foules)

fauteuils de massage

-des poufs gay (n'attirant pas les foules)

poufs gay

- une baignoire gay (étonnamment chaude)baignoire gay

- une cheminée gay (étonnamment froide)

cheminée gay

voire même de voir un orchestre pédé (enfin, gay, bi, trans, hétéro, symphonique ET de chambre, vous m'accorderez que pédé c'est plus simple à écrire).

Cette année ce sera dimanche à 13h. Ce n'est pas la peine de venir exprès (ils ne coupent pas la sono et on entend: dong dong dong, le petit *** est demandé au stand boas constrictors), mais si vous passez, c'est toujours sympa.

 


****************

(je sais, les photos ne sont pas centrées, mais impossible de trouver la commande XHTML (ou wiki) le permettant .....)

MAJ: YES! YES! j'y suis arrivé (comme quoi ce salon n'a pas été TOTALEMENT inutile)

15 octobre 2005

La déesse H dans le texte

(Comme je ne suis pas sûr de tout comprendre, je recopie, à la page 68, les mots magiques:) 

La déesse H.

Le pouvoir de jouissance d'une perversion (en l'occurrence celle des deux H: homosexualité et haschisch) est toujours sous-estimé. La Loi, la Doxa, la Science ne veulent pas comprendre que la perversion, tout simplement, rend heureux; ou, pour préciser davantage, elle produit un plus: je suis plus sensible, plus perceptif, plus loquace, mieux distrait, etc - et dans ce plus vient se loger la différence (et partant, le Texte de la vie, la vie comme texte). Dès lors, c'est une déesse, une figure invocable, une voie d'intercession.

(in Roland Barthes par Roland Barthes, dans la collection de Denis Roche les écrivains de toujours, au Seuil)

 

Heuuuu.... ça marche aussi avec les blogs, non ?

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