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zvezdoliki
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7 décembre 2011

Vus

  • Footnote: deux universitaires en talmudologie, un père (glabre) larvesque et imposteur et un fils (barbu) séducteur. Il y a aussi un petit-fils superlarvesque. Tout ça a l'air passionnant sur le papier, mais on a du mal à s'intéresser.
  • Contracorriente: pédépéruvien et barbu. Un peu trop telenovelesque pour être honnête.
  • Dans les coulisses du NY Times: pour David Carr le survivant

et rien depuis, parce que je n'ai pas le temps!

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23 avril 2011

maintenant que c'est débouché, je ne vais plus voir que des ballets ou des films muets

* Mats Ek à Garnier (grâce aux bons offices de Klari). Une Maison de Bernarda Alba (Bernarda qui frappe de grands blams sur le haut du guéridon sous lequel se réfugient les cinq filles apeurées comme des souris) et A sort of..., un ballet surréaliste et grotesque sur une musique de Gorecki (qui me fait regretter d'être à court de cérumen (les mauvaises musiques font parfois les bons ballets; je n'aime pas beaucoup la façon dont Ek utilise Bach dans Bernarda Alba, une musique de l'autorité et de la pompe)).

* J chez E: beaucoup de belles choses, notamment la sonate D 845 de Schubert dont le finale cite le 24ième caprice de Paganini, mais surtout Vallée d'Obermann. Avec ses retards de résolution rappelant l'épée de l'épigraphe de Byron, avec ce mi majeur flamboyant qui conclut.

* Au cinéma, Essential Killing. Devenir chien, ou cheval. Une bonne introduction à une randonnée qui s'annonce humide.

20 avril 2011

ça y est! c'est enfin débouché....

.... un vulgaire aspirateur a été plus efficace que la chimie lourde. Même avec une oreille gauche parfaitement bouchée, la semaine passée, j'ai cru entendre, en mono, en parfaite bonne lorraine que je n'ai jamais cessé d'être:

  • un Pelléas historique sans être crachotant : avec un Pelléas /Keenlyside lyrique et viril – beau, même, ce qui ne gâche rien, disons-le -, une Mélisande/Dessay subtile et délicatement peste ("je suis malade aussi"), un Golaud/Naouri deluxe, comme les potatoes, loin de la brute obtuse que certains se plaisent à camper (dimanche)
  • plusieurs vieux-blogueurs -  j’entends par là non pas des héros de la Khovantschina mais des blogueurs d’âges et de religion varié(e)s ayant commencé dans le métier vers cette fatidique année 2004 – rencontre marquante avec l’un d'eux que, bizarrement, je ne connaissais pas en vrai, malgré nos nombreuses connaissances communes (dimanche)
  • un public bienveillant envers un programme trop riche (tangos, Mozart et jodls) et rendu fou, fou, fou par une Mythique Tarte au Citron (mercredi dernier)
  • un ouvrier italien en train de faire son travail de deuil avec des méthodes peu orthodoxes (vendredi)
  • un tyran roumain dont on suit avec inquiétude le vieillissement : l'homme fort prenant un plaisir manifeste à aller dans le sens opposé à Moscou en 1968 se fige au fil des ans jusqu’aux pathétiques séquences finales, visite de boulangeries où les employés applaudissent mécaniquement, sermon devant des hauts dignitaires encaissant la novlangue debout et en s’ennuyant ferme. Déchéance ponctuée par quelques souvenirs de visites officielles; palme d’or à la Corée du Nord pour le spectacle de ses foules, plus mobile que la Chine, plus coloré que la Grande Bretagne qui gagne le prix du spectacle le plus exotique (samedi)
8 novembre 2010

Au cinéma (peu d'enthousiasme ces derniers temps, bizarrement):

  • The social network: j'ai bien du mal à m'apitoyer sur un ex-CFO qui a encore aux dernières nouvelles 5% de l'entreprise qu'il a co-fondée. Depuis que nous avons vu le film, G passe son temps à jouer les autistes sauce Zuckerberg en sortant "Which part?" dès que je dis quelque chose.
  • Les petits mouchoirs: vu par curiosité sociologique, tous mes collègues l'ont vu. (Je cite, c'est affreusement méchant mais pas complètement faux: "Sortez les mouchoirs, ils seront utiles : sur les écrans français, cette semaine, il y a une grosse tache"). 
  • Vénus Noire: je sais bien que c'est fait exprès, mais c'est un film franchement TRES pénible.
  • Le dernier voyage de Tanya: c'est loin d'être un chef d'oeuvre (la musique est horrible et ça ressemble par moment à du mauvais Kaurismäki), mais ça montre un peu de cette Russie pré-orthodoxe, celle de ces rites païens, dont il est question, par exemple, dans un certain Sacre du printemps.


 

18 janvier 2007

Deux jours a İstanbul

- Tiens c'est curieux, sur la connexion İnternet du salon Turkish Airlines, bloglines ne passe pas davantage que les commentaires chez bladsurb (blogger je crois): tous deux sont considérés comme du chat et à ce titre ınaccessibles.

- Un voyage épique, à l'aller comme au retour. A l'aller, impossible d'atterrir soi disant à cause du brouillard (alors qu'on voyait parfaitement la Corne d'Or et la ville), l'avion a passé 1 heure à tournicoter au-dessus d'Istanbul avant d'abandonner: atterrissage a Izmir (339 km d'Istanbul) puis fınalement vers 2h du mat', retour vers Istanbul alors que le brouıllard s'était levé. Aujourd'hui ıl fait beau à Istanbul maıs pas à Londres, je n'ai aucune idée de l'heure à laquelle nous pourrons décoller.

- Cette fois ci, pas le temps de faire du tourisme, maıs j'ai découvert la rive européenne du Bosphore, au nord de la ville. Je ne suis pas pret d'oublier le lever de soleil mercredi matin sur la rıve asiatique avec ces minarets dans le brouillard sur une bande-son d'appel a la priere, et ces immenses bateaux en goguette sur le Bosphore.

- Dıscussion passionnante avec E sur l'Irak. Il m'explique que Mossul et Kırkuk étaient des propriétés personnelles du sultan dans l'Empire Ottoman et voit bien l'Armée turque descendre jusque là, quand les Américains seront partis. Dit qu'ici comme ailleurs on est dans un cycle nationaliste et qu'il sera tentant de manipuler l'opinion sur ces questions.

- Je n'avais pas souvenir du nombre hallucinant de portraits d'Atatürk, aux endroits les plus ınconğrüş.... dans les batiments publics mais aussi privés.

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7 octobre 2007

Pendant sa nuit blanche, le chat hait très fort les All Blacks

Remake de ça, mais sous forme de menace diffuse avec riposte impossible. Hébété comme j'étais après une semaine passablement merdique et un samedi de répétitions non stop, je me suis endormi samedi soir comme un bienheureux juste après avoir posé la tête sur l'oreiller, laissant le chat à une double peine: subir 1) moi ronflant et 2) la foule célébrant dans l'allégresse l'art contemporain et l'écrasement des antipodiens. Après deux heures de colère mal réprimée (dont je n'en rien su) le chat s'est éclipsé fort félinement, vers 4 heures du matin, en direction de ses appartements. Fin de l'épisode nocturne de cette histoire.

A 8h22 pétantes, je suis réveillé en sursaut par une sono particulièrement agressive. Assez vite, je comprends qu'à l'animation de gauche de la nuit précédente a succédé une animation de droite (pour gens matinaux). La fort mythique course des 10 km de Paris centre a le fort mauvais goût de venir franchir sa ligne d'arrivée sous la fenêtre de mon salon. Je vous passe le discours de Legaret, l'arrivée de la course des benjamins de la poule jenesaisquoi, les "on applaudit bien fort Madame Michu.... plus fort, plus fort"; bien évidemment je n'ai rien raté de tout cela. La véritable épreuve existentielle de ce matin aura été de faire simultanément les trois choses suivantes:

  1. recopier les coups d'archet sur la partition de la Sérénade de Tchaikovski (une activité mononeuronale, le neurone tirer/pousser suffit)
  2. entendre l'harmonie des Halles (que l'on aurait pu placer sans grand dommage au départ de la course plutôt qu'à son arrivée, je suis sûr que cela aurait encouragé les athlètes à se dépasser dès les 100 premiers mètres)
  3. écouter sur France mu le programme bien barje de Stéphane Goldet sur les pécheresses repenties (tu t'appelles Marie Madeleine ou Kundry, viens te lamenter en exhibant ta chevelure rousse).

20 mai 2006

TransAmerica, de Duncan Tucker

Murray OsborneYour mother and I both love youElizabeth OsbourneBut we don't respect you!

 

(aaah...ouf...on se sent tout de suite mieux)

Transamerica remonterait le moral au maniaco-dépressif le plus sinistré. Un film américain comme on les aime, doux, démocrate et avec une pêche d'enfer. Et aussi un humour queer bien acide.....(à la fin: elle est une vraie femme désormais; elle travaille toujours comme serveuse au restaurant mexicain, mais maintenant l'exploitation sexiste peut commencer.....)

J'ai un petit faible:

  1. pour la soirée transgenres à Dallas, où l'on voit (aussi) une GG (genuine girl).
  2. pour la scène où il suffit qu'une petite noire de 8 ans demande "Are you a boy or a girl ?" pour déclencher l'apocalypse nucléaire......(petites causes, grands effets)

Lire aussi matoo et chori.

22 mai 2006

encore Dialogues

Revu chez Kozliquette (qui a des ambitions pour moi, aïeaïeaïeDialogues des Carmélites, enfin, le DVD de la version Opéra du Rhin mise en scène par Marthe Keller.

Je relis mes notes de la dernière fois ; s'il est difficile de rater cette figure ascendante qu'on entend de part en part dans l'opéra, on entend aussi tout au long de l'oeuvre une figure descendante, composée d'octaves (la grâce qui est donnée ?) ; par exemple à la fin, quand Blanche vient prendrein extremis le relais de Constance : la descente d'octaves brise le cercle infernal des tierces qui accompagnent le Salve regina (hoplageiss! c'est dans la radio, à 5'13").

Chez Marthe Keller, la première scène entre Blanche et Madame de Croissy (Nadine Denize) est d'une dureté incroyable ! Un examen de passage terrible, s'interrompant sur le choc que constitue pour la Prieure la révélation du choix du nom de Blanche de l'Agonie du Christ. Belle scène aussi, plus tard dans l'opéra, celle où le chant de Madame Lidoire, rassurant et maternel, conforte les Carmélites condamnées : dans cette mise en scène, elles se passent un bâton de suie noire et dessinent chacune une grande croix noire sur leur vêtement, signe d'acceptation du martyre. C'est beau comme une démonstration par récurrence.

A propos de Madame Lidoire, il faut lire ce texte magnifique de Jérôme (c'est en bas de la page et il ne faut pas avoir peur des hurlements de la Tosca - elle ne mord pas) ; il est vraiment inspiré par cesDialogues.....

15 janvier 2013

Le coming-out de mes parents

Je n'arrive pas à comprendre comment j'ai pu être aveugle à ce point. Quand ma soeur m'a appris, par SMS, jeudi, qu'elle et mes parents iraient à la manif du 13, je suis tombé des nues. J'avais bien trouvé suspect que mes parents prévoient 15 jours à l'avance d'être "à Paris à la mi-janvier", alors que jamais ils ne sont fichus de réserver un train ou de s'astreindre à un calendrier un peu fixe. Ils m'avaient juste dit qu'on trouverait bien le temps de se voir mais je n'avais pas vraiment fait le lien, en me disant que sur ce sujet chaud, ils adopteraient une neutralité prudente, comme à Noël où nous avons évité les sujets qui fâchent.

Je ne sais pas si mes parents y sont allés, finalement, mais peu importe. J'ai eu un échange de mails avec mon père, j'ai commencé par lui écrire que j'étais consterné qu'ils y aillent et lui suggérais quelques bonnes lectures. Il m'a répondu avec un message très affectueux, dans lequel il m'expliquait qu'ils iraient manifester, ma mère et lui, si le pied de ma mère allait mieux et si elle n'était pas trop fatiguée; qu'il était contre le projet de loi et que sa démarche n'était pas dirigée contre moi; qu'il me remerciait de ces bonnes lectures mais que lui aussi avait lu des anthropologues, des psychiatres et des rabbins, que sa conviction était faite.

J'ai renvoyé un message un peu plus agressif, dans lequel je commençais par lui faire remarquer qu'il avait peut-être lu des anthropologues, des psychiatres et des rabbins mais qu'il avait juste oublié de parler du sujet avec son fils et le garçon avec lequel il vit depuis 19 ans; que ce garçon et moi-même soutenions activement ce projet de loi; qu'il avait peut-être "oublié" ce qu'il sait pourtant depuis 19 ans, à savoir que je vis avec un garçon; qu'il s'apprêtait à manifester directement contre l'ouverture de droits à une minorité à laquelle j'appartiens; qu'il était hors de question de prétendre qu'il n'allait pas manifester contre moi. Je lui ai aussi raconté quelques unes des réponses que G a reçues de sa famille après avoir envoyé un message un peu analogue, lui disant que sur un échantillon large il y avait un partage très net entre les idéologues abrutis et ceux qui se souciaient vraiment de lui.

Nous en sommes là. J'ai fait passer à ma soeur le message qu'il était mieux pour la sérénité de tous que nous évitions de nous rencontrer en vrai ces jours-ci (je suis peut-être aveugle mais je sais aussi que je suis aussi soupe au lait qu'eux, et pour cause). Elle m'a fait passer le message qu'ils vont sans doute faire profil bas, concéder une rencontre qui s'annonce protocolairement aussi complexe que celle du Camp du Drap d'Or, dans des conditions "acceptables pour les deux parties". Il a été très facile de dissuader ma soeur d'aller à cette manif; elle voulait y aller pour des raisons qui n'avaient pas grand chose à voir avec le sujet du jour.

L'essentiel n'est pas là. Ce week-end, il m'est enfin devenu clair que mes parents sont des militants actifs de la discrimination. Des militants actifs, en train de faire leur coming out. Pas comme je le croyais, des parents perturbés par la révélation de l'homosexualité de leur fils, qui préfèrent se voiler la face sans assumer et qu'il faut ménager et traiter avec humanité et délicatesse. Non, ils sont cohérents dans leur défense active du sacrement du mariage comme seule réalité sociale digne de reconnaissance et dans leur rejet de l'homosexualité. Oui, c'était important pour eux d'aller se déplacer pour crier qu'un couple homosexuel, ça ne vaut pas et ça ne vaudra jamais un couple hétérosexuel. C'est cohérent avec tout le reste; cette façon qu'a ma mère de détourner la conversation dès que je parle de G; le fait qu'ils ne l'ont jamais invité, qu'ils ne se sont jamais intéressés à lui; ces efforts permanents déployés pour gommer son existence, auprès de mes neveux, auprès du reste de la famille, au nom de la protection de l'enfance, au nom de l'homophobie qui est partout là, vous serez tellement mieux dans le placard, hein bien sûr. Mais bien sûr à leurs yeux ce n'est pas de l'homophobie; c'est la seule attitude compatible avec la protection de la seule réalité sociale digne de reconnaissance, la famille et les enfants. J'irai défiler le 27 janvier pour une autre idée du mariage, comme je l'ai fait le 16 décembre. Et j'en informerai l'ensemble de la famille.

5 décembre 2012

Carmen à Bastille

Carmen est une grande bourgeoise: maîtrise de la ligne mélodique, diction impeccable, chevelure blonde à la Lulu; ce n'est pas comme ça que je l'aurais imaginée mais pourquoi pas. Don José n'a plus de voix, et s'en excuse aux rappels; cette éclipse fait logiquement les affaires d'Escamillo. Micaela est peut-être une oie blanche en robe bleue, elle a des airs parmi les plus beaux de l'oeuvre et une voix vaillante; gros succès. Dès le premier acte, j'ai été pris par de vieilles émotions musicales remontant à l'enfance; et puis j'ai redécouvert les délicieux ensembles et choeurs qui ont dû tellement plaire au public de l'Opéra-comique, en 1875. 

26 septembre 2011

La dure loi de la fesse à l'amphithéâtre

- Ah! Parfait. Justement, mademoiselle, là où vous venez de donner un petit coup, là qui est incidemment la zone que vous avez labourée avec application pendant une bonne partie du premier acte, hein, qu'est-ce que c'est d'après vous? On va regarder ça ensemble, vous voyez cette particularité étonnante, cette merveille géométrique de l'amphithéâtre du Palais Garnier: le clapet de mon fauteuil, là où je suis assis, est juste au niveau du plancher où vos posez vos pieds. Et mon dossier n'est pas plein, c'est juste une rembarde. Eh bien c'est donc mon derrière que vous venez de botter, avec une remarquable conviction.

27 septembre 2010

Je m'améliore. Si, si.

Alors même que j'en brûlais d'envie, que ça me démangeait de toutes parts, je me suis ABSTENU de dire à ma collègue Trucmuchette, celle que j'aime pas trop et ne rate jamais une occasion de manifester toute son inébranlable et enthousiaste admiration ne serait-ce pour le plus médiocre de ses supérieurs hiérarchiques, au moment où elle s'est assise juste en face de moi avec sa robe ras la touffe, eh bien donc, héros que je suis, je me suis abstenu de lui dire:

"- Eh, Trucmuchette.... tu as ENCORE oublié d'enlever ta culotte".

(je ne sais pas, sans doute un reste d'éducation, enfin vraiment quelque chose de  diaphane et très éloigné)

26 juillet 2010

Vraiment en vrac

Ce papier sur Penone me remet en mémoire cette belle installation de Calzolari vue à Nice il y a quinze jours, le lit étrusque (un petit glouglou débonnaire finit par oxyder la surface de la table; il ne reste plus de l'enfant qu'une basket réfrigérée et l'enregistrement d'un appel familier: "Soso! Soso!"). Les varappeurs du viaduc des Fauvettes (d'où l'on voit, théorème d'existence, Supélec) et Gometz-le-Châtel. "Dans Guerre et paix, oui je ne me souviens plus, mais j'ai sauté tout ce qui était batailles et je me suis concentré sur l'intrigue amoureuse". Je croyais être débarrassé du russe: eh bien, non, quand il n'y en a plus, il y en a encore (*accablement*; enfin, plus que deux séances - ça pourrait servir, quand je serai muté à Karaganda). Vu Tournée: bien aimé ces blondes généreuses, un peu moins ce masochiste aimant se faire bousiller (chez Intermarché, par exemple). Vu Mine vaganti: plaisant et localement lourdingue, avec au moins une scène très amusante. Vu Carlos, ses engins et ses problèmes aux testicules (très bonne bande-son; dans la salle, Béatrice Romand et Lou Castel: c'est un complot des années 70). Encore deux démissions aujourd'hui. Ah oui, j'oubliais: l'amoureux - non motorisé - de ma nièce fait Vauhallan-Bures à pied pour voir ma nièce: il mérite notre respect à tous. 

20 juillet 2010

Rien de vraiment bloguable ces derniers temps....

Plein d'annonces de grossesses autour de moi (un signe avant coureur du double dip, sans doute); l'arrivée d'un nouveau n+2, qui m'a l'air très farceur et a dit en me voyant: oh mais c'est vraiment très junior cette équipe! (NDLR: je suis le plus vieux de l'équipe); la visite longue et bien agréable d'un ami, ici chez moi; deux films plaisants mais pas géniaux (Dans mes yeux et Tamara Drewe, vu au cinéma à côté d'un ami de 23 ans croisé par hasard et qui a - aujourd'hui comme à l'époque - exactement l'humour Tamara Drewe). Et puis Twitter, ce douloureux problème: que faire..... l'addiction est trop forte et le plaisir bien limité. Je crois que je vais carrément bazarder le compte.

8 août 2010

Selon une formule éprouvée, rien de bloguable mais je peux quand même révéler m'être mis sous la dent:

  • un machin addictif: (via gayclic), Physique ou chimie (vu jusqu'à l'épisode 33). Etonnant à divers titres  (l'interventionnisme de toutes et de tous dans la vie privée des uns et des autres: quelle horreur).
  • un très bon film: Un poison violent: le moment où le papillon sort de la chrysalide. Avec Galabru cacochyme et faunesque (ce n'est pas lui le papillon). L'évanouissement comme arme de guerre anti catholique. Et une excellente bande son.
  • un truc bandant et longuet (parfois, ça va de pair): Plan B. Rien de tel, évidemment, que de ne jamais conclure; ces scènes où ces deux types dorment ensemble sont terribles terribles.
  • un ancien béguin que j'avais peur de revoir (merci à chori de m'avoir tenu la main) mais que j'ai revu avec beacoup de plaisir: Yoyo (avec en bonus un délicieux court métrage). J'ai mieux compris ce qui m'avait irrité à la précédente vision (le côté anar de droite). Mais quelle fluidité, quelle variété dans les gags!
28 juillet 2009

Re-Soubise avec trois trios

Re-Soubise, avec les trois jeunes femmes du trio Arcadis (Add: qui ont mis palpatine d'humeurmétromusicale); au menu ce soir:

  • le trio élégiaque de Rachmaninov en sol mineur, que j'avais confondu, comme c'est ballot, avec le deuxième trio qu'est bien plus beau et si délicieusement lugubre. Très beau début impressionniste (ça commence par des frout frouts des cordes et c'est le piano qui chante), après c'est parfois moins passionnant.
  • le trio à cordes de Schnittke (oui, c'est bien le trio à cordes, mais le programme ne juge pas nécessaire de préciser que c'est un réusinage en version trio avec piano réalisé par Schnittke lui-même en 1992) - je n'ai pas du tout aimé, c'est pompeux, néonéonéo, avec plein de fausses fausses notes et de faux XVIIIième siècle....
  • le trio opus 49 de Mendelssohn (1- le scherzo - comme celui de l'Ecossaise - est une forme sonate, intégration maximale, pas de trio contrastant; 2- ce que la fin du second mouvement est belle ... élégance, distance)

6 février 2013

(De l'homophobie dans les milieux catholiques en France, au début des années 2010)

Résumé des épisodes précédents: le jeune G (qui a relu ce post et approuvé sa publication), vit depuis fort longtemps dans le péché avec une personne du même sexe (qui n'est autre que l'auteur de ce post). Il découvre avec accablement que l'ensemble de sa famille va à la manif du 13. Comme il est du genre pugnace, il envoie à tous ses neveux et nièces adultes un message dans lequel il leur demande s'ils viendraient à son mariage. Il reçoit un certain nombre de réponses, pour la plupart hostiles, mais qui amorcent un début de discussion qui avait jusque là fait défaut. L'une des plus enragées de ses nièces l'invite même à déjeuner chez elle, avec son mari et ses enfants. G passe l'après-midi chez eux et a l'impression que la compréhension mutuelle s'est améliorée. Et là, C'EST LE DRAME: il oublie son pull chez eux et doit se fendre d'un message pour le récupérer. Voici la réponse reçue, à laquelle je ne change rien si ce n'est les noms. (Toi aussi, en vraie charité, sèche sur la réponse à donner)

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en effet nous l'avons bien je le donne à **** à l'occasion, nous aussi étions bien contents de bien parler en vérité et donc de mieux te connaitre. Nous avons beaucoup discuté avec [mon mari] pour savoir s'il faut d'un point de vue charitable accueillir ton ami, car nous sentons très bien que tu désires resserrer les liens familiaux et c'est tout à ton honneur, c'est un vrai problème moral, social et humain que tu nous demandes.

Mais c'est en vraie charité que nous ne voulons pas le recevoir à la maison. Je continue à penser qu'il y a des contextes porteurs et que l'exemplarité est très importante dans l'éducation. Et je préfère te le dire en toute honnêteté je ne souhaite pas que mes enfants côtoient ton modèle de "couple". Je souhaite les protéger le plus longtemps possible, le temps qu'ils se construisent, mes parents ont agit de la sorte et je les en remercie actuellement car si je suis bien dans ma peau, ils en sont certainement pour quelque chose. la famille doit rester un lieu structuré et structurant.

Je viens de commencer le livre "différence interdite" de tony Anatrella que je te conseille. (cela me conforte dans mon point de vue, tu me diras que je choisi mal mes lectures... mais c'est quand même un psychiatre de haute envergure qui pourrait t'aider!)
je suis encore moins convaincu que cela te tombe dessus sans tu ne puisses rien faire pour lutter contre et que la solution de se mettre en paire soit la meilleure.
 Vraiment si tu veux comprendre pourquoi  et si tu veux être HEUREUX tu as les réponses dans ce bouquin. En bonus tu comprendras en profondeur la position de la majorité de ta famille.
avec toute mon affection
1 janvier 2018

Vus en 2017

Neruda (Garcia Bernal est Peluchonneau), Le Parc, Paterson (poétique de la répétition), La communauté, Un jour dans la vie de Billy Lynn (inoubliable soldat que ne veut plus aller à la guerre), Lumière!, Moonlight, Jackie, La La Land, Chez nous, Certaines femmes, M et Mme Adelman, Orphelines, Jours de France (Paris Vierzon Abriès Cannes), L'opéra, Corporate, The Lost City Of Z (perdu en Amazonie et en Angleterre), L'autre côté de l'espoir (un Syrien en Finlande), Les initiés, Aurore, The Young Lady (Lady M de Mtsensk), Glory (montre Slava et bureaucratie bulgare)De toutes mes forces (Chad Chenouga, vraiment très bien), Problemos (instinct zadique), Les fantômes d'Ismaël, une famille heureuse, L'amant double (Ozon: pénible); Suntan (Carmen à Antiparos: pénible), L'amant d'un jour (Garrel, cette voix off au passé simple me fait ricaner), Marie Francine, HHhH (RIP, Gabčík et Kubiš), KO, Le Vénérable W, Cherchez la femme (Félix Moati se voile), Le Caire confidentiel, Un vent de liberté (iranien surscénarisé), My cousin Rachel, Une vie violente (et confuse), Office, Petit paysan, 120 battements par minute (pas bien mais bien quand même), Gabriel et la montagne (le drame des sandalettes en montagne), Barbara, Une famille syrienne, Le Redoutable, Good Time, Nos années folles, Le jeune Karl Marx (Engels est encore plus cute), Le sens de la fête, Royal confident, Un beau soleil intérieur, Faute d'amour (Zviaguintsev), Tous les rêves du monde (l'éclosion de Pamela, rien n'est plus beau que le récit d'une éclosion), Brooklyn Yiddish, Carré 35 (Caravaca très vache avec sa mère), Braguino, Jeune femme, Prendre le large (Bonnaire à Tanger; Gaël Morel aime le beau travail), The square (un film affreux), En attendant les hirondelles (l'art de la digression, les grenades tombées sous les arbres), Marvin, La villa, 12 jours (il ya des cas plus graves que mon neveu),Welcome in Suburbicon, Seule la terre (réjouis-toi petit agneau chétif, un gentil Roumain viendra te donner la têtée: Noël, Noël), Le crime de l'Orient Express (66)

8 janvier 2020

Vus en 2019

Mon père (fort mais affreux; la pression sociale sur l'altiplano), L'homme fidèle, Un beau voyou, Doubles vies (pas bon, mais avec Nora Hamzawi), L'ordre des médecins, Une affaire de famille, La mule (Clint sur la route),La favorite, Les estivants, Deux fils (joli film de Félix Moatti), Grâce à Dieu (Ozon Barbarin), Green Book (le prince noir et son domestique blanc dans le Sud profond), Le silence des autres, Santiago Italia (Moretti), Vice, M, Dernier amour, Boy erased, Synonymes, Tel Aviv On Fire, Les oiseaux de passage (ascension et chute en Colombie du Nord), L'adieu à la nuit, Coming Out, Les crevettes pailletées (on est les crevettes pailletées, on va vous décortiquer), Douleur et Gloire (la cour de l'habitation troglodyte), Les météorites, Sybil, La messe est finie, Le jeune Ahmed, The Dead Don't Die (Jarmush forever), Le daim, Noureev, La femme de mon frère, Rojo, Folle nuit russe, 303, L'étincelle, L'oeuvre sans auteur 1 et 2, Je promets d'être sage, Perdrix (poétique de la gendarmerie, poétique du sud des Vosges), L'intouchable Harvey Weinstein, Haut perchés, Roubaix, une lumière, Jeanne, Un jour de pluie à New York (enfin un Woody Allen réussi), Les petits maîtres du grand hôtel, Port Authority, Frankie, Alice et le maire, Chambre 212, Bacurau, Camille, Matthias et Maxime, Hors normes, Un traître, Et puis nous danserons, Debout sur la montagne, J'accuse, Les misérables, Noura rêve, Gloria Mundi (eh oui, téléphoner quand on conduit un bus public est répréhensible), Sympathie avec le diable, Made in Bengladesh, It Must Be Heaven, A couteaux tirés, Les envoûtés, Lola vers la mer, Notre Dame, Le lac aux oies sauvages, la Sainte Famille, La vérité, La Vie invisible d'Eurídice Gusmão (un mélo parfait, dans la grande tradition fassbinderienne) (73)

29 janvier 2018

Vus en 2018

Coeurs purs, Pentagon papers,  La douleur, Gaspard va au mariage, Jusqu'à la garde (s'emmerder ****), Le 15h17 pour Paris, Les heures sombres, Une saison en France (Bonnaire et un père de famille centrafricain), L'amour des hommes, Call Me By Your Name, Tesnota (kabarde et très glauque), Lady Bird, Wonder Wheel, La prière (Hanna Schygulla en Mère Supérieure: - Tu es heureux mon garçon *donne une claque*), Mektoub My Love, Madame Hyde, Larguées, The Rider, Transit, Foxtrot, Plaire, aimer et courir vite, Manhattan Stories, Corpo Eletrico, Everybody Knows, L'homme qui tua Don Quichotte, Retour à Bollène, L'île aux chiens, Trois visages, Una questione privata, The cakemaker, Bécassine!, Come as you are, Love Simon, Au Poste! (Dupieux Voolvoerde), Contes de juillet, Ma Reum, Mario, Arythmie, Le poirier sauvage, Mademoiselle de Joncquières, BlacKkKsManKlan J'ai infiltré le Ku Klux Klan, Sauvage, Amin, Girl, L'amour flou (Bohringer Rebot), Cold War, La tendre indifférence du monde (kazakh mais ennuyeux), Domingo, En liberté! (Salvadori ne fait plus rire), Le grand bain, Sophia Antipolis, Un homme pressé, Un amour impossible, Mon cher enfant, Amanda, Premières solitudes, Diamantino, Leto, Les confins du monde, The Happy prince, Basquiat (61)

30 décembre 2016

Le Paradis et la Péri

Les plus belles Péris sont chez Dukas, c'est entendu, mais ce Paradis et la Péri gagne à une réécoute au calme. Musique souriante et lumineuse, en demi-teinte. Souffre un peu du syndrôme de Moïse et Aaron, quand le texte dit qu'il faut préférer C à A et B, mais la musique est plus éloquente pour A et B que C. Plus durchkomponiert qu'Elias (tout s'enchaîne de façon fluide). On retrouve ça et là les immenses qualités du compositeur de lieder (ce très étrange n°14 basé sur des retards, complètement schumannien, un Lied chanté par deux personnages successifs; ou ce choeur n°8 à accords qui sonnent comme des cloches sur fond de croches ininterrompues, figurant la résistance obstinée à la tyrannie). Belle inspiration mendelssohnienne du n°11, le choeur des génies du Nil. La ballade/ balade en drone au-dessus de la Syrie est magnifique ici chantée par Gehaher. Ouverture (sévère) et conclusion (à aigüs pigeonnants d'une Péri transfigurée) mémorables.

 

1 janvier 2012

2012

Un voeu unique: que les taux longs italiens baissent, tout le reste (santé amour prospérité) suivra.

(Et, pour compléter, que les dirigeants européens évaluent chacune de leurs soi-disant "décisions" (les guillemets redondent mais il vaut mieux être compris) à cette aune-là; si celles-ci ne contribuent pas à faire baisser les taux longs italiens, c'est qu'elles sont inutiles ou nocives, et donc, merci de s'en abstenir.) 

10 juin 2012

Vu:

Plusieurs films pas complètement convaincants:

* Ave: le film bulgare avec une fille joueuse et pot de colle (un ingrédient classique de bon film), et une scène impressionnante de banquet d'enterrement à la campagne, près du Roustchouk natal de Canetti.

* Cosmopolis: oui, oui, le cercueil capitonné qui vole lentement, les 24 dernières heures d'un new-yorkais, à la After Hours, tout cela est bien MAIS pour comprendre l'état du monde, il me semble TOUT DE MÊME que le dernier discours de Soros à Trente est franchement plus passionnant.

* The day he arrives (Hong Sang Soo): encore une relative déception (sans doute parce que le film est claustrophobe, ne s'aventurant pas en dehors des cafés et des restaurants de Séoul, la nuit). 

* Moonrise Kingdom: celui avec le déluge de Noé de Britten, assassiné ici (et je suis assez d'accord sur les ventes de mégaphones). Mais j'ai tout de même bien aimé, notamment les deux génériques, petites machines délectables (surtout celui du début).

13 juin 2011

en plus que bref

Week-end mou, mou, mou, sans répétitions, concert ni musique pour le structurer. Vendredi soir, première visite d'une toute jeune fille d'à peine 4 mois, qui maîtrise presqu'aussi bien que son père l'art du hoquet. Samedi, après douze heures au compteur de sommeil, je reçois bien après la bataille trois SMS de ***, qui croit avoir 40mn de retard pour la répétition, alors qu'elle est en avance d'une semaine. Une séparation: excellent film, qui commence comme un Bergman et finit comme La défense Lincoln. Dimanche: avec P. devant les figures dépressives d'Odilon Redon. The tree of life: sans doute un grand film, mais alors qui m'a laissé parfaitement froid (les dinosaures) voire hostile (la domestication par la musique classique, Couperin et Brahms, non merci). Lundi: rien (sauf une petite flânerie dans Tokyo)

28 février 2011

Miscellanées

Week-end calme (enfin sans un poil de musique, quel bonheur rare). Vu True Grit (et une belle chevauchée contre la mort), Les femmes du 6ème étage (gentiment nunuche), Comment savoir (qui m'a laissé perplexe). Sarkozy à Ankara: il a mâché du chewing gum, s'est montré élastique sur les kurdes et dur sur l'adhésion. Sinon, suis tombé raide des Borodine dans Borodine, à la grande époque, cf ci-dessous (ce vibrato ! cette précision dans l'impact!). Et aussi de ce merveilleux continent-ci mais ça fera -peut-être - l'objet d'un autre billet.

 

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