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28 mai 2007

Les chansons d'amour, de Christophe Honoré

Un petit prince breton (Grégoire Leprince Ringuet, le gamin des Egarés, il a bien poussé, on est content pour lui) vient consoler un veuf inconsolable (Louis Garrel), pas mécontent d'assigner à distance une belle-famiglia telllllllllllllllllllement sympathique (grande prêtresse: la Roüan; première vestale adjointe: la Mastroianni, pas arrangée la pauvre). Vu cet opus-ci du jeune Honoré avec un plaisir sans nuage.

ici ici ici aussi

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1 décembre 2012

Les invisibles, de Sébastien Lifschitz

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Très ému par ce film et particulièrement par cette vieille dame aux yeux ronds, encore très séductrice, racontant qu'elle avait rompu avec une fille qui voulait l'emmener chez ses parents ("tu verras, pas de problème, ma mère est très compréhensive"). On n'en a jamais fini avec ses parents. Mais courez voir le film, ce sont de sacrées tranches de vie qu'il présente.

1 mai 2013

Si.....

 

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Si trois jours avant V n'avait pas joué en quatuor pour un événement mémoriel au centre LGBT et obtenu une invitation pour une cérémonie le dimanche suivant, si ledit dimanche suivant G n'avait pas eu son cours à 17h et si nous étions partis nous balader plus tôt, plus loin, à vélo plutôt qu'à pied, si après le départ de G je ne m'étais pas arrêté en voyant le défilé avec des drapeaux français avec une étoile de David, si je n'avais pas reconnu V, J et P dans ce défilé, si je n'étais pas resté avec eux marcher à travers l'île Saint-Louis puis le bout de l'île de Cité, si je n'avais pas décidé d'assister avec eux à la cérémonie au mémorial de la Déportation (où nous avons chanté le chant des Marais, que je commence à connaître par coeur)..... je n'aurais pas eu la chance d'approcher avec V, J et P Christiane Taubira. V lui a demandé d'être pris en photo avec elle, elle a accepté avec beaucoup de simplicité, de chaleur, nous lui avons dit combien ce qu'elle avait dit et fait avait été important pour nous, elle a dit qu'elle se sentait plus légère en en parlant avec nous. Un moment intense et chaleureux dont je me souviendrai comme on porte un talisman. 

11 octobre 2009

La Danse, de Frederick Wiseman

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Le documentaire de Frederick Wiseman sur le Ballet de l'Opéra de Paris. Extraits, entre autres, de répétitions de Médée, de Casse-Noisette, de Paquiiiiiiiiiiiita, de Genus, de la Maison de Bernarda. Un film tellement muet que certains commentaires déclenchent des rires dans la salle (Hilaire sur les répétitions de Médée: "oui, quand tu seras barbouillée de sang, tu verras, ça ira nettement mieux") . C'est très beau à regarder, même si c'est parfois un peu du chinois (je retiens qu'il faut être "musical"). Discipline de fer, société très hiérarchisée: il est question des retraites des danseurs, de la renommée de l'institution, de l'ambition de Brigitte Lefèvre, la directrice artistique du ballet. Il manque juste ce qu'il y avait de plus marquant dans le beau film de Treilhou: la procédure de recrutement et de sélection, qui doit être gratinée (on voit juste un entretien de Brigitte Lefèvre avec une jeune femme qui vient d'arriver et qui a maigri, mais "en bien"). Le film élargit aussi la perspective à tous les métiers que l'on rencontre à l'Opéra (ses couturières, ses teinturières, ses nettoyeurs de loges (avec un aspirateur porté en sac à dos), ses apiculteurs) et  ses lieux et recoins les plus secrets (escaliers, rivière souterraine et même le toit avec ses ruches!).

6 juin 2010

Femmes du Caire, de Yousry Nasrallah

Une femme en sursis raconte des histoires. Shorté comme ça, ça rappelle les Mille et Une Nuits, mais c'est Femmes du Caire, le beau film de Yousry Nasrallah. C'est la deuxième histoire, celle de Saïd et des trois soeurs, qui m'a le plus pris à la gorge: conte cruel d'une grande sécheresse, sans véritable bon ni méchant. On a autant d'empathie pour ce Saïd qui doit tout à sa famille d'adoption et qui va à l'abattoir en chantonnant que pour ces trois soeurs en quête d'amour, avec leurs robes colorées. 

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17 avril 2010

Fermeture temporaire pour cause de concerts gais

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(qui eux, sont ouverts à tous.... il faut venir, ne serait-ce que pour lire le programme - la notice biographique de notre soliste est rédigée dans un style alerte et précis (on dirait du klari), les notices musicologiques et le mot du président marquent une heureuse rupture avec l'ère *biiiiip*)

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(PS: on va essayer de ne pas jouer malencontreusement le 1er thème quand on en est au second, comme le fait le soliste pendant la cadence)

20 octobre 2009

En ce moment au cinéma, je donne dans le muy muy muy caliente

(voire même le trash; âmes sensibles, abstenez-vous de lire ce message)

- Pierre et le loup : dans la Russie ultraviolente des années 90, la lutte ultrasauvage du loup, du canard et du petit oiseau – sur la musique ultracontemporaine de Serge Prokoviev (l’avis du taulier : à déconseiller aux moins de trois ans - ils risquent le pipi dans la culotte) (by the way, le canard est vraiment bien)

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- Mademoiselle Chambon : la romance impossible entre un homme marié et une institutrice célibataire et violoniste qui joue du Elgar pour le séduire (je dois avouer que même si Kiberlain joue vraiment très mal du violon et même si ça manque cruellement de sexe, le film ne m'a pas donné du tout envie de ricaner – c’est vraiment une non-affaire bien menée).

(Pour Tempête de boulettes géantes, je me tâte; j'ai quand même peur d'avoir terriblement peur)

 

28 mars 2010

En bref

  • La crise du la#, à la mesure 48 du larghetto (en haut de la page 40 sur le lien): le soliste est bien seul pour affronter cette crise terrible, mais les cordes sont là pour l'entourer, avant et après, avec sollicitude. La crise du do bécarre, encore plus abominable, elle, quelques mesures plus loin, nécessite une intervention analogue, mais des vents; à chacun sa spécialité thérapeutique.
  • Au cinéma, deux massacres en famille:

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  1. Les poings dans les poches, de Bellocchio (très bonne dernière heure; Lou Castel jeune qui ressemble à Brando; l'Italie du Nord qui ressemble à l'Autriche; la fin avec la crise d'épilepsie sur la musique de la Traviata; la musique d'Ennio Morricone qui ressemble à du Boulez); 
  2. White Material, le film de Claire Denis que j'ai trouvé très bon (Huppert encore à la tête d'une plantation, mais ici c'est plutôt En attendant les barbares; très bonne musique et Jacques Chirac au générique.) 

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24 juin 2012

Belle-Île 5 ans après

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Je recherche en vain sur ce blog à quelle date nous étions allés à Belle-Île la dernière fois. Heureusement il y a webarchive sur lequel je retrouve ce billet-ci (du 16 août 2007) que je copicolle ici pour la postérité:

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Son inconscient fait des progrès, lui pas

Papa au téléphone:

- L'essentiel, c'est que vous ayez eu, enfin je veux dire que tu aies eu le beau temps

(comme il m'a fait trois fois le coup dans le même coup de fil, ça m'est remonté au cerveau)

19 août 2011

Leutasch Wildermieming

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Il pleut des cordes à 8h du matin: nous décidons d'éviter le col (erreur fatale). Les belles maisons d'architecte en bois à Telfs (pensée émue pour J.). Les gorges à traverser (un problème récurrent): ce sera par le bas, finalement. Le plateau cosmique au pied de la chaîne des Mieming. L'hôtel (bien agérable par ailleurs) qui sent intégralement le fumier.

28 mars 2011

Résumé du week-end

108, cuchillo de palo: "mon oncle existait et n'existait pas". La colique finale est proche à Fukushima. Le Coge dans le Sacre (il se passe de ces choses, de nos jours). Encombré d'un alto et d'un violon dans une petite maison dans la prairie, à Levallois (la ville d'un faux tract). Un curry délicieux dans un bel appartement du IXième (et aussi, au fond, des retrouvailles dues indirectement à Facebook).

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Et puis RIP Hélène Surgère, une actrice élégante, drôle et intelligente, avec un sourire immense à la Seyrig. Elle aura donné beaucoup à la tribu Vecchiali, notamment ce rôle terrible dans Corps à coeur....

2 juillet 2011

En vrac, avant l'Aber Wrac'h

* Manque, de Sarah Kane, à la Comédie de la passerelle. Alice en parle très bien. La pièce est comme un tissage d'interventions brèves alternées des quatre comédiens (en musique, on parlerait d'un hoquet, qui est juste interrompu par un long monologue déchirant) dont on peine parfois à comprendre le sens (mais comme le propos est toujours très vivant on évite l'abscons).

* Concert de clôture de la saison de l'Orchestre de Paris, aussi festif, finno-ougrien et guerrier que celui d'ouverture (mais bizarrement avec un chef italien). L'ouverture du Prince Igor (musique fraîche, technicolor et toujours étonnante)> Danses povlotsiennes > Alexandre Nevsky (localement génial, localement insupportable) > concerto de Sibelius (trop entendu)

* Changement de décor (Aber wo denn?) 

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18 octobre 2010

Amore, de Luca Guadagnino

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Beaucoup aimé Amore. L'histoire d'une révolution de (du?) palais, dans un Milan froid et hivernal. Un film d'une belle ampleur, et qui séduit au-delà des affèteries (par exemple, la musique de John Adams, pas que le meilleur Adams) parce que, contrairement aux Amants imaginaires, c'est l'histoire d'une libération, d'une conversion à partir du réel (une soupe russe, un plan d'écrevisses). Et puis je suis heureux et surpris de retrouver cette veine-là dans le cinéma italien, de découvrir ces excellents acteurs (dire que je n'avais jamais vu de film avec Tilda Swinton).
19 septembre 2010

Alignements

Oh le joli puits zénithal (à dire en zézayant comme deux donzelles que ça a beaucoup amusé, je me demande encore vraiment pourquoi)

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Oh le joli gnomon

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Oh la jolie méridienne (hommage à JLMB)

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Oh la jolie skyline

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Oh la jolie lunette

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Oh les jolies coupoles

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Oh le bel Observatoire

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(pendant que d'aucunes foulaient de vertes pelouses, nous étions à l'Observatoire - après 2h30 d'attente, impossible de vous faire grâce de la moindre photo, ça n'est tout simplement PAS ENVISAGEABLE)

(on peut cliquer pour agrandir)

18 septembre 2010

Deux très bons films

  • Des dieux et des hommes. 1/ - Mais au fond, nous sommes déjà morts au monde une fois, donc bon... (je cite en substance). 2/ - Nous sommes comme les oiseaux sur la branche... - Non, vous êtes la branche, nous sommes les oiseaux. Quelle folie que l'engagement monastique.... Un film très émouvant (j'ai bien dû pleurer un demi-litre, la combinaison lac des cygnes + un petit verre de rouge étant particulièrement dévastatrice). C'est officiel, Olivier Rabourdin, Jacques Herlin et Michael Lonsdale sont mes héros.

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  • Le dernier été à la Boyita. Mais quel est donc le secret du jeune Mario? Un film sur le passage délicat entre enfance et adolescence, dans la somptueuse campagne argentine, là où l'on trouve des peaux de vipères qui muent à chaque coin de buisson.

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14 septembre 2010

J'ai vu lors de cette petite escapade.....

....des caps et des promontoires...

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....des murs qui risquent s'effondrer (je serais M. Abramovitch, je serais TRES inquiet)....(oulala, affreusement inquiet....encore plus inquiet que tout à l'heure)

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... des beaux arbres odorants et poilus....

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.... des magasins de mode pas du tout vulgaire (mais pas du tout)....

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....des paysages solaires à la Vivaldi

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29 août 2010

La rivière Tumen, de Zhang Lu

Une chronique des trafics s'organisant autour de ce fleuve gelé l'hiver, à la frontière entre Chine et Corée du Nord. Vu du point de vue chinois (qui apparaît comme une démocratie occidentale), dans un village peuplé presque exclusivement d'immigrants nord-coréens. La Corée du Nord est hors champ, mais ce qu'on en pressent est terrifiant (la façon dont ce jeune homme engloutit la nourriture dans une scène d'une grande violence). Le début du film ressemblerait presque à un film comique (tendance finlandais ou Iosseliani, attention portée au cadre et événements bizarres venant peupler ce cadre) mais la violence monte brutalement à un moment donné, sans que la continuité soit très claire (pourquoi cette fin affreuse?) Un beau film, curieux à voir dans le contexte français actuel....

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7 septembre 2005

Yossi et Jagger, d'Eytan Fox

Après, vers 23h, après une pause roupillette et une rasade de sirop pour la toux, c'était le téléfilm d'Eytan Fox, Yossi et Jagger. Un peu raté (horriblement doublé) mais très sympathique (et très bien joué), dans la veine de Tu marcheras sur l'eau qui est sorti en salles à Paris cette année. C'est l'histoire (vraie) du commandant d'une brigade de Tsahal en poste à la frontière israélo-libanaise, qui est amoureux de l'un de ses subordonnés. Evidemment c'est une relation secrète, ils en sont à prétexter des repérages à fignoler pour aller rouler ensemble dans la neige. Assez vite on comprend que le défoulement au camp (c'est l'ambiance Les colocataires saison VIII, il y a même des filles, oui des filles, c'est dingue) est la contrepartie de la tension existant à tout bout de champ sur la ligne de front. D'ailleurs l'exercice de nuit terminera mal et je n'en dis pas plus mais vous pouvez légitimement craindre le pire oui le pire.

Ce film a déclenché la colère de l'un des partis religieux à la Knesset, qui a tenté de l'interdire, surtout, semble-t-il, en raison de l'aspect relations entre militaires de grade différents (mais dans une structure hiérarchique ça arrive....). Mais a été un grand succès public en Israël.... Vu de France, c'est un peu un OVNI (même pour moi qui en ai bouffé, de l'armée de terre): il donne une image de Tsahal très différente de celle qu'on aurait d'une armée française dominée par les professionnels...... La différence doit provenir du fait qu'en Israël tous les jeunes donnent trois ans de leur vie à l'armée, et pas pour compter les cigognes ou bayer aux corneilles.

23 mai 2006

Quelques suites à des épisodes précédents

  • d'un lecteur admirable, cette contribution étonnante à un jeu des sept erreurs (on ne compte pas les chapeaux chinois) :

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Il ne reste plus qu'une erreur à dépister, la retrouveras-tu ?
  • J'avais complètement oublié que j'avais un disque Schumann par le subliiiiime Matthias Goerne; c'est que, dans Mein Wagen rollet langsam, il ferait passer Hampson pour un gros balourd. Il faudrait trouver à Goerne un nom de totem scout, genre Velours agile (à ce jeu-là, Fassbaenderva avoir du mal à échapper à Gazon Toxique). Brisons les monopoles dans la radiolied, donc.
  • Juste pour le plaisir (histoire de démentir ceux qui ne trouvent pas d'émotion chez les néo-classiques) et pour faire écho au finale des Dialogues, je mets dans la radiotoutcourt celui de l'Oedipus Rex (qui finit aussi sur des tierces en folie), du King Igor (cf photo en action ci-dessus).

28 avril 2007

quelques clichés d'Asie en vrac

Pas le temps de de développer, je pars encore, moins loin cette fois, retrouver les pendeurs de saucisse.... quelques clichés en attendant:

De la verdure à Singapour (juste au-dessus de l'Equateur)

Djakarta, juste en-dessous de l'Equateur

(même bande-son qu'à Istanbul, à heures fixes)

Vu à la télé indonésienne:

Makati, le quartier des affaires, à Manille

Toujours à Manille, des jeepneys

-

26 septembre 2007

une fameuse fresque du Poitou

Fameuse bien sûr parce que GC a déjà fait cette gentille blagounette dans une note de Touraine sereine que je ne vais pas me risquer à rechercher (non, non et non).

(Excellents macaronés dans la boulangerie attenante, je viens d'en siffler le quart d'un de taille familiale, tant pis pour le chat).

(Pour ceux que cela intéresse, les autres fresques de Saint-Savin sont en réfection; on voit déjà néanmoins un bout - prometteur - des restaurations dans le porche).

22 décembre 2007

une Levitt-rine de clichés de Levitt qu'il serait dommage de Levitt-er

celui-ci d'abord, une des mes photos favorites toutes catégories confondues: l'accident poétique, le monstre rigolard (un peu rigolardon, même)

toujours les années 40 à New York, le théâtre de la rue

un peu de Levitt-ation

passage à la couleur, toujours proche de l'abstraction

(derniers jours de l'exposition Helen Levitt à la fondation Henri Cartier Bresson, ce serait de dommage de la rater)

(ici trace d'une rencontre entre Guibert et Levitt)

(à plus tard et joyeux Noël, je pars à l'Est, quelque part entre Vincennes et Vladivostok)

2 février 2009

Bilan d'un week-end particulièrement productif

  • Week-end très calme - pour une fois, pas d'orchestre, peu d'activités sociales; ma liste de choses à faire s'est réduite un peu et accrue beaucoup (dans les invariants, je n'ai toujours pas appelé ma mère ni envoyé mes voeux à SW). Grosse envie pulsionnelle - c'est rarissime- de faire du violon (je veux dire, pour jouer des choses pour moi). Je suis tombé sur des sonates pour violon seul de Hindemith (l'opus 31, 1 et 2) que manifestement, j'ai dû travailler au conservatoire car elles sont gribouillées des commentaires de ma prof, mais je n'en ai aucun souvenir. C'est assez laid (comme toujours chez Hindemith), plutôt difficile, du genre néo-classique avec plein de fausses notes, mais il y a un ou deux mouvements qui sont sauvables. Déchiffré massacré la sonate de Debussy: il faut vraiment être sous psychotropes pour jouer ça.....c'est bourré de glissandi et de formules un peu vulgaires.... j'adore.
  • Cherché en vain dans Paris, appareil photo en main, des salons de coiffure à nom en forme de jeux de mots foireux (j'adore vraiment Julius Scissor) mais rien trouvé; il n'y a que des franchisés ou des noms en anglais pompeux (à base de hairdressing). Les Français seraient-ils plus sérieux en matière de coiffure que les Allemands, qui adorent Haarmonie? (c'est vrai quecoiff'hure fait un peu cochon sauvage). Il faudrait creuser du côté des toutounettes, on trouve dans les pages jaunes les prometteurs Esthéti Chiens et Au Paradis Canin.
  • Au cinéma, vu Espions et Occupe toi d'Amélie. Dans Espions (pas mal, sans plus), Géraldine Pailhas en femme au portrait laiteuse, déesse lunaire. Dans Occupe toi d'Amélie (pas mal sans plus aussi), Danielle Darrieux à son mieux (-Elle doit être très malheureuse.- Qui ça ? - Son Altesse, voyons, c'est du genre féminin).... et puis Carette et toute la troupe des comédiens français des années 30..... et puis la fille d'honneur passe qui sent sérieusement sa contrepéterie....

10 février 2009

Valkyrie, de Bryan Singer

Enfin vu (après trois attentats manqués tentatives) l'histoire de l'attentat du comte Stauffenberg. Encore un échec mythique! Etonnante scène de recrutement d'un aide de camp (qui est top cute mais pas autant que mon futur stagiaire), où Stauffenberg dévoile son jeu, d'un coup. Le film permet d'imaginer ce qui s'est passé toute cette après-midi du 20 juillet, quand les conjurés ont pris une bonne partie de Berlin et se sont assurés des soutiens un peu partout en Europe occupée... Je n'aurais pas aimé être le responsable du central télégraphique à Berlin, ce jour-là.

2 avril 2009

My Brother's Wedding, de Charles Burnett

...... 

Dans un quartier noir de Los Angeles, les tribulations d'un trentenaire employé dans le pressing de ses parents. Qui déteste et provoque sa petite-bourgeoise de (future) belle soeur, s'occupe de ses grands parents impotents et va rendre visite aux parents de son seul grand ami, un jeune homme finissant sa peine de prison. Belle atmosphère crépusculaire (les deux jeunes gens constatent qu'ils sont "les seuls survivants" de leur génération) et beaux portraits de vieux Noirs (le père qui à 70 ans continue à se battre comme un jeune chiot avec son fils, la mère qui sait jouer du flingue quand il le faut). Curieuses résonances, pour moi ici et maintenant, avec le Clint Eastwood et le Sunt lacrimae rerum du livre de Mendelsohn que je viens d'achever. Me donne une furieuse envie de revoir d'autres films de Burnett (dont - je n'en suis plus sûr - je crois bien avoir vu ce film-ci).

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