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zvezdoliki
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30 décembre 2010

Brèves

  • Exposition Kazakhstan (au panthéon bouddhiste du musée Guimet): tombe baba, sculptures animalières, tablettes nestoriennes, et surtout, partout, des chevaux. Assez intéressant, pas étouffant (il y a seulement trois salles)
  • Lu d'une traite Le lièvre de Patagonie. Les pages sur la gestation de Shoah sont très étonnantes, évidemment, mais le chapitre qui m'a le plus ému est celui qui relate une idylle impossible à Pyongyang, impossible à vivre et reconstituer...
  • Fumeux fume par fumée de Solage: ("in which the singers appear to get completely lost, singing lower and lower, and more and more chromatically", nous explique aimablement wikipedia)
  • Octubre: L'histoire d'un prêteur à gages péruvien qui ne sait pas trop quoi faire d'un bébé qui a atterri chez lui. Un film qui comme le Lola de Brillante Mendoza ne parle que d'argent est souvent très bon... Autre très bonne surprise: De vrais mensonges est de nouveau un bon Salvadori.
  • Le wok de saumon chez le chaudron musical, la lutte sans merci du Glaf et de l'aladfi (qui existe) et une vidéo enfin vraiment dégoûtante.
  • A ceux qui avaient des velléités de venir voir le concert du 3 des Concerts Gais: ce concert est annulé. Ce n'est que partie remise!

 

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3 décembre 2010

15 auteurs aimés

Pour répondre à mon aimable tagueuse (c'est vite fait, je me rends compte qu'il n'y a pas de découverte récente dans ces auteurs aimés)

  1. Vassili Axionov, Une saga moscovite (le siècle russe)
  2. Daniel Mendelsohn, Les disparus (la famille, encore la famille)
  3. James Baldwin, la chambre de Giovanni (pas relu depuis longtemps, souvenir ébloui)
  4. Charles Rosen, le style classique (il n'est jamais inutile de clamer son amour et sa dette pour Rosen)
  5. Milan Kundera, Les testaments trahis (pour la musique)
  6. Elias Canetti: Masse et puissance (pour toutes ces pages incroyablement concrètes - je repense à Canetti à chaque fois que je vois un accoudoir de fauteuil)
  7. Heinrich Böll: Portrait de groupe avec dame (l'Allemagne que j'aime)
  8. Danilo Kis: Un tombeau pour Boris Davidovitch (pour l'ironie et la précision du trait: pan dans le mille)
  9. Georges Perec: La vie mode d'emploi (miam)
  10. Jacques Roubaud: Les trois Hortense (quand finissez vous cette sextine, Monsieur Roubaud?)
  11. Raymond Queneau: Pierrot mon ami (re-miam)
  12. Olivier Barbarant: Douze lettres d'amour au soldat inconnu (qui tient les promesses de son beau titre)
  13. George Orwell: pour, disons, Dans la dèche à Paris et à Londres (mais chez Orwell tout est bon)
  14. Simon Leys: pour les romans de marins, les récits sur la Chine et les essais
  15. Marguerite Yourcenar: l'Oeuvre au noir

(je transmets à qui voudra) 

(dans le genre, il y a ici et , ou ici aussi)

20 juin 2010

En très bref

  • Déchiffrage: aux Concerts gais, une symphonie pastorale, à vrai dire plus grave que fantastique, avec deux fois plus d'altos que de violons 1 (venez, les gens!). On retrouvera plus tard une vieille connaissance.
  • Mauvaises pioches: au cinéma: le dernier Goupil (éreinté très justement ici) et l'Illusionniste: deux reflets bien pâlichons de films qu'on a aimés (les premiers films de Goupil et ceux de Tati, le vrai).
  • Bande annonce: demain, vers 20h30, sous les arcades place des Vosges, avec trois camarades, nous devrions jouer ceci (ils sont très fan - à juste titre - du sublime mouvement lent - mais j'avoue avoir un faible pour l'accumulation d'énergie à l'extrême fin du finale).
8 mai 2010

Pleurons Eberhardine

Plutôt que des blam, faites des ouaaaaaoua. L'emphase baroque sur les notes longues (y penser avant plutôt qu'après, tant qu'à faire). Plutôt que de dire "accordez-vous, mes cocos, vous êtes archi-faux", dire "vous avez un problème de Werckmeister", c'est plus chic. Eberhardine et Auguste le Fort. Le livret de Gottsched, autre chose que du Picander. La vie sans barre; la vie sans mentonnière; la vie sans démanché. Idée: répandre l'utilisation du nombre de Nicolas L pour les orchestres amateurs à Paris (même définition et mêmes propriétés magiques que le nombre de Bacon pour les acteurs de cinéma). Le temps qui file, les cloches et le flux de pizzicati subtilement décalés. Plus vite, la fugue. La fête de l'Europe et la défaite de l'euro.

15 janvier 2010

Le quart d'heure keatonien du jour

Déjeuner avec X et Y, chez Yasube, un Japonais de la rue Sainte-Anne. Il n'y avait plus de place en haut et les seules places libres, en bas, étaient - hasard - des tatamis avec des tables à la japonaise - très basses. Moi qui ne suis pas tendre comme mon cher-et-souple Moi qui ne suis pas souple comme mon cher-et-tendre (qui fait des trucs de fille pour arriver à ses fins) j'ai eu du mal à garder la position. Nous avions mis nos chaussures à l'entrée du tatami, et patatras, une serveuse s'est cassé la figure en apportant trois bols, dont le contenu (une soupe délicatement odorante avec de nombreuses surprises solides) a fini par aller remplir la chaussure de X. C'est tout.

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4 janvier 2010

Ces derniers jours en quelques liens

  • Traces pour ses lapins qui sautent à travers des anneaux
  • Destinée (avec ses riches rimes en an)
  • "une santé qui fait clic et des idées qui claquent" (le chantre du chabichou émule de Nasserdine Hodja)
  • Désolé Monsieur c'est le seul livre qui aura survécu à la bombe
  • une alarme incendie
  • le graphique 10 (qui vient d'ici) me laisse rêveur (pour commencer, parce que je ne parviens pas à me convaincre que la hausse réelle des prix de l'immobilier a été le double en France de celle des Etats-Unis sur la période considérée - si quelqu'un peut m'aider, sur ce coup-là)
  • l'enlisement dans le 1er quatuor de Borodine et la galette des reines
  • Tetro: la congélation en Patagonie avant la résurrection sur les avenues à 30 voies de Buenos Aires (pas envie d'écrire dessus, mais chef d'oeuvre)
  • Plein Sud: pour Théo Frilet et les 10 dernières minutes (pas chef d'oeuvre du tout)
  • Le premier concert des Concerts Gais? (quoi? moi, mauvais esprit?)
  • En attendant l'indépendance du sud-Soudan
27 décembre 2009

Discours VI de l'état du blog (en forme de soirée diapo *baillements* 2009)

2009, ça a été:

  • l'année où j'ai offert à l'aîné de mes neveux un éloge des listes (avec un succès d'estime)
  • l'année où G est allé continûment mieux, et ma soeur moins bien; une année où moi j'ai été dans une forme olympique (pas perdu mes papiers, pas perdu mon portefeuille, rien, ni bobo ni microbe)
  • l'année où la mauvaise monnaie a chassé la bonnetwitter a, bizarrement (car j'y suis allé à reculons), pris plus d'importance que ce blog.  
  • l'année où je me suis mis à l'alto, avec l'enthousiasme des convertis et le zèle des néophytes (mission 2010: empêcher ce p****n de do à vide de vrombir dès que je le chatouille).
  • l'année où ont démissionné mon patron (pour qui j'avais à la fois amitié et respect professionnel) et le plus senior des trois personnes pour qui je travaille (pour qui j'avais du respect professionnel).
  • l'année de la Grande Scission au RSO. C'est peut-être ce qui m'a le plus pourri la vie occupé l'esprit cette année. Les choses sont claires maintenant: le RSO n'est maintenant rien de plus que l'orchestre de son chef (ce qui est peu) et de ses deux membres fondateurs, qui verrouillent l'association et ont organisé le se sont bien volontiers accommodés du départ d'une petite moitié des effectifs (et des trois cinquièmes des cordes). Mes regrets - on ne rompt pas comme ça avec un orchestre à qui on a eu l'impression de beaucoup consacrer de temps et d'énergie ces sept dernières années - se sont estompés petit à petit car les programmes du RSO, cette année et l'an prochain, n'ont rien d'excitant à mes yeux. Et puis il y a l'aventure des Concerts Gais, qui reste à écrire en 2010 mais qui part, je crois, sur des bases saines et où je retrouve beaucoup des gens les plus sympa du RSO.
  • l'année où j'ai vu beaucoup beaucoup de films. Pas emballé par les grands machins (pas eu envie de voir le Prophète; trouvé le Resnais bizarre et le Haneke vain). Trouvé que c'était un grand crû pour des gens que j'aime bien de façon récurrente (Guiraudie, Mouret, Eastwood et Suleiman) ou plus sporadiquement (Ozon, Tarantino). Côté petits nouveaux, bien aimé un bon film kazakh et le film de Mia Hansen-Love. Détesté Le concert (que je sacre ici, c'est un honneur qu'il ne mérite pas, Navet Le Plus Boursouflé de l'année). Et puis vu Andrei Roublev, à qui vous devez ce jeune fondeur ému par une cloche qui vibre, sur cette bannière.
  • une année où j'ai moins bougé que l'année d'avant, mais où nous sommes retournés à Vallouise (après 5 ans d'absence), à Marseille (à l'intersection de deux bandes d'amis), une année où j'ai découvert Lanzarote et surtout .... Astana (insurpassable et dopante Astana; voir Astana et mourir ?)
  • Add1: l'année où G aura dit toutes les trois minutes "Hey! what did you expect?" avec la mimique de Nicole Kidman (vivement 2010)
  • Add2: rajouter le dernier Coppola dans la liste des grands crûs de cinéastes que je n'aime pas systématiquement.
31 octobre 2005

Bruxelles-Anvers

Un week-end, calme et sympa, chez *** à Bruxelles. *** est celui qui avait incité, un jour de janvier 1994, celui-qui-n'était-pas-encore-le-chat à aller à une soirée où celui-qui-n'était-pas-encore-le-chat m'a rencontré et plus car affinités.

Côté péchés capitaux, beaucoup à confesser:

  1. j'ai fumé DEUX clopes (mais légères et je n'inhale pas, je crapote) (et puis ça ne m'était pas arrivé depuis, allez, 1822 une dizaine d'années longtemps)
  2. j'ai bu beaucoup de vin (rouge et blanc) et de bière (exclusivement blanche)
  3. j'ai hurlé à tout bout de champ "Te Huur" en gloussant comme un volatile avarié
  4. en mauvais patriote, j'ai dit beaucoup de mal de Monsieur Jean-Bernard Mérimée, alors que c'est clair, c'est une victime, une victime de l'argent fou (hou!), l'argent qui corrompt (hon!) !!!!
  5. j'ai été très intempérant, donc, mais je ne suis pas allé jusqu'à la démence, moi.

Côté découvertes, une promenade en territoire sélianesque, une belle journée radieuse à Anvers (nous y avons vu, dans la cathédrale toute blanche, trois très beaux Rubens: l'érection de la croixla descente de croix, et la Résurrection)....et puis beaucoup de balades dans Bruxelles.

Quelques images ici...(avec un classement quelque peu folklorique !)

3 mars 2007

(pl)ouf

ils ont signé ! Ce matin 8 heures. Bien sûr ils ont encore huit jours pour changer d'avis, mais je sens que je vais enfin pouvoir faire autre chose de mes week-ends que de débiter à des colonies de mamies à juste titre soupçonneuses des salades pas fraîches du genre mais oui c'est un quartier très calmemais non il ne fait pas trop chaud en étémais oui l'électricité est à peu près aux normes et j'en passe.... Encore deux mois avant de commencer la nouvelle vie (gourou à Lanzarote ? docker à Saint-Nazaire ? gambiste à Utrecht ? voyante à Timisoara ?)

24 juillet 2007

Oui oui oui je sais je ne suis plus là mais bon

Ce midi :

- on est allé à la Cinémathèque voir un des films de Terence Fisher, et bien crois moi si tu veux la salle sentait les pieds

- La salle à Bercy ? Mais elle est toute neuve… j’y ai vu du Preston Sturges ça ne sentait pas les pieds du tout

- Oui, mais Terence Fisher, les Dracula si ça sent les pieds…

19 novembre 2007

Encore une histoire d'au-delà

Echo de cette histoire drôle ?

Une vieille blague que les Egyptiens racontaient en catimini du temps de Nasser: Nasser est en enfer avec Kennedy. Celui-ci obtient de téléphoner aux Etats-Unis pour 1 million de dollars. Le raïs demande aussi une communication qui lui est facturée 5 piastres. "Cinq piastres seulement" s'étonne-t-il ? "Oui, lui répond-on, c'était une communication locale."

(lu dans le Monde de ce soir)

19 novembre 2007

Ce week-end, résumé en quelques gazouillis.

2h40 dans les bouchons pour rentrer à Paris (j'aurais volontiers enduré six heures de bouchons pour quitter plus tôt ce séminaire de cohésion (2h40 de bouchons dans un car surchauffé est en soi un exercice de cohésion)). S a 35 ans (et I bientôt 26). Un psychanalyste, une démographe et un danseur de tango dans la fumée. Schönberg est mort, Leibowitz aussi (Sibelius est-il le meilleur compositeur au monde ? (et Renaud V. le meilleur critique au Monde ???)). Le boulevard de Magenta à 1h15, de nuit, en vélib. Shī Shì shí shī shǐ (usw.) vs. Buffalo buffalo Buffalo buffalo buffalo buffalo Buffalo buffalo (toujours petits joueurs, les Anglo-saxons, à côté des Chinois). A Châtelet, les CRS empêchent l'accès au quai de la ligne 4. Le générique de fin du dernier Coppola: FROM a novel BY Mircea Eliade ? "Ben dis donc, tu as intérêt à te changer avant ta répétition de seconds violons". Rencontre au marché Beckford, manifestement plus préoccupé par le cours du poisson que par les jardins anglaisLes trompes d'Eustache (c'est un peu tard pour fêter la Saint-Hubert). Du cochon de lait. Tiens, il pleut: constat unanime chez les violons pour dire qu'à partir de demain, ça va être nettement moins drôle.

2 décembre 2007

ce week-end en quelques borborygmes, si possible incompréhensibles

C'est le salon du fossile et c'est le drame (les musiciens tournent pour se garer, le chef coince). Aux Diaconesses avec les habitants des studios thérapeutiques. BangkokringLa vie parisienne à Lyon (sans doute une vengeance). A La Pitié, E. et S avec qui j'ai peu pu causer. Opalescences enregistre les Membra Nostri Domini Jesu (prononcé bizarrement par un sympathique claveciniste brésilien) de Buxtehude. Les guignols, l'enquête "les cheminots sont-ils des privilégiés". Beethoven et les attaques impossibles des ténors dans le finale de la IXième. Une magnifique interview de Bourlanges dans le Monde. Il pleut comme à Gravelotte.

10 janvier 2009

Bel éloge, au canon, de Mortier

C'est ici. (j'adhère totalement).

Une soirée d'opéra est une fragile cérémonie, subtile, une suspension dans le vide. Imaginez-vous hurler sur un funambule alors que ses pas cherchent l'appui ténu d'un fil ? Non, le commun des mortels retient son souffle et savoure, même et surtout lorsque l'acrobate semble perdre son équilibre. C'est cela la beauté de l'opéra : S'élever au-dessus des mortels et trouver dans sa fragilité les preuves de son humanité.

(Ce n'est pas vrai que de l'opéra; ça peut l'être aussi d'une création de musique dite contemporaine. Un peu d'humilité n'a jamais nui à l'écoute. Mais non! il faut que ça critique! que ça toussote! que ça crachotte! que ça existe! )

25 décembre 2008

On the town, de Donen/Kelly

Oui, cette fois c'est le film. Qui ne reprend que quatre morceaux de la comédie musicale: son introduction, le ballet de Miss Turnstiles, la chanson à la Weill de la chauffeuse de taxi (Come to my place) et des bouts du ballet New York, New York. Les morceaux ajoutés font la part belle aux claquettes (Gene Kelly avec Miss Turnstiles) ou au burlesque (Prehistoric Man avec son ballet irrésistible, ou une scène moins réussie et très composite, avec Lucy Schmeeler, qui démarre cow boy pour finir en tango argentin). L'intrigue est resserrée (l'anthropologue a perdu son fiancé compréhensif) et plus haletante (tant qu'à faire autant jouer au chat et à la souris au sommet de l'Empire State Building). La scène d'entrée est magnifique en décors extérieurs. J'aime bien la deuxième partie de la comédie musicale (qui est plus subtilement mélancolique que celle du film) mais je reste inconditionnel du film (et prêt à me pâmer dès que Gene Kelly bouge un orteil).

17 juillet 2006

Il n'ya pas que les grattoirs dans la vie....

...Quelques traces ici d'une journée à la Haye et sa plage Scheveningen (j'y reviendrai) - au programme barbotage, bars de plage et ce que Jasper nous a annoncé comme un festival de théâtreet que j'appellerais plutôt une kermesse. Et aussi d'une journée à Gand en pleine effervescence (et défigurée par Polé Polé, la fiesta tropical)

20 novembre 2006

Transparence

Ma collègue M*** : c'est elle qui vient au bureau en santiags et avec un T-shirt avec marqué ENJOY (à paillettes) dans le dos. Bref elle détonne dans le milieu et c'est à elle que d'autres collègues qui ont reçu une bonne éducation, eux, ont expliqué qu'on ne dit pas "bon appétit". Elle est fine mouche - enfin, je le crois, car elle a parfaitement détecté en moi sous le côté lisse le côté bottes rouges de Little Miss Sunshine. Elle a une façon irrésistible de me dire "Allons allons méchant garçon", à la Jeanne Moreau mais avec 50 ans de moins et sans l'odeur de clopes. Bref je l'adore et ce matin on papote ciné... je me creuse les méninges pour me souvenir de ce que j'ai bien pu voir ce week-end (je n'ai pas mon blog sous la main).... après quelques instants de poussive compilation (on est lundi matin, tôt), je me souviens: Shortbus. La tuile: c'est évidemment inracontable. Fine mouche comme elle est, elle comprend tout instantanément (ou je dissimule vraiment très mal): la compilation poussive PUIS l'impossibilité de raconter. Et me sort tout de go: ah, tu n'as pas vu Shortbus ? parce que c'est sexe, mais c'est sympa comme tout il paraît, j'ai hyper envie d'y aller, pas toi ?

2 octobre 2005

Le Parc (Angelin Preljocaj)

Vu samedi après-midi, le Parc, le ballet d'Angelin Preljocaj sur des musiques de Mozart. A Garnier, sur une (bonne) idée de Mlemaudit, et avec le fan club, enfin, la petite partie du fan club de Kozlika (leKozli Fan Tutte bien connu des foules) qui avait répondu à son invitation

Shaggoodéjà bien rendu compte du spectacle, de son projet général de chorgéraphier les jeux parfois cruels de l'amour..... Côté écoute, c'est un attelage un peu hétéroclite de musiques d'intérêt varié. Ainsi au premier acte, après l'introduction de la symphonie Linz en lever de rideau, une musique moderne, puis l'adagio et fugue KV 546 (esquive: c'est du Bach, mon coco, pas du Mozart) et de la musique de danses (re-esquive: menuets & co); je me suis dit que Preljocaj faisait l'impasse sur l'essence même du style classique. Il n'y a pas d'allegro de symphonie dans le Parc, mais quand même trois sublimes mouvements lents de concertos pour piano (KV 449, 450, 488), trois chefs d'oeuvre en apothéose de chacun des actes du Parc, trois très beaux pas de deux. 

Après le spectacle, pot avec toute la troupe (Kozlika et FûuulionMlemauditTarValanionShaggoo et quelques non-blogueurs, dont le chat). Nous avons échappé au Starbucks de l'avenue de l'Opéra (manifestement une spécialité normalienne) pour aller infliger au serveur du Royal Pyramides une commande tout oulipienne avec une boisson différente par convive. Puis tenté de désamorcer la créativité inépuisable de Koz', toujours en veine de nouveaux projets: après l'hôtel des blogueurs, il s'agit de monter une chorale des blogueurs, avec un casting d'enfer: votre serviteur en chef de choeur ! Moi qui ai autant de charisme qu'une chaise électrique un jour de panne d'EDF....en train de battre la semoule devant une colonie de podcasts. Je rêve. 

Pour revenir à des choses sérieures, l'épisode suivant des aventures des blogueurs à l'Opéra, ouvert à tous, sera vraisemblablement une sortie pour l'Elixir d'amour et/ou L'amour des trois oranges à Bastille. (Koz, j'ai repéré aussi un Boris au Châtelet qui pourrait être fédérateur). 

Pour finir en musique, je mets dans la radioblog le mouvement lent du 15ième concerto KV 450, qui, avec les chatteries du piano, des cordes et des vents, est indécent de ludisme, de sensualité et de tendresse....

7 octobre 2005

Toujours pas l[']as des listes

Mes réponses à un test auquel d'autres ont aussi répondu:

5 Things I Plan to Do Before I Die

faire intégralement le GR5 et le GR10 (en plusieurs fois parce que ça me fatigue d'avance). Me mettre à l'alto. Aller en Corse. Apprendre à chanter. Lire A la recherche du temps perdu.

5 Things I Can Do

Me mettre dans des rages noires pour des conneries. Ecouter de la musique. Préparer des magrets de canard et du filet mignon. Changer trois fois d'humeur en deux minutes. Renverser un plat de mini-pizzas à l'intérieur d'un piano à queue (du mauvais côté, évidemment).

5 Things I Cannot Do

Repasser. M'intéresser à des gens arrogants. Passer le portique élevé (pas la planchette thaïlandaise, l'espèce de gibet dont je préfère oublier le nom) dans le parcours du combattant. Parler de sexe. Me lever avant 6h15 tous les jours.

5 Things that Attract Me to the Opposite Sex
(je passe sur la remarque qui va de soi à propos de l'opposite sex) L'oeil pétillant (comme à la poissonnerie) et l'ouïe fraîche+ trois choses inavouables pour arriver à cinq

5 Things I Say Most Often

ça craint velu (de loin ma marque de fabrique). Velu ('comme adverbe, par exemple dans: et après avoir raté leur entrée, les seconds violons étaient largués, mais alors velu velu velu'). Méheu (un tic du chat que j'ai fini par choper, ça craint velu). ça commence à me (....sifflement puis geste signalétique d'hôtesse de l'air)

5 Celebrity Crushes

(sans réfléchir plus de cinq secondes) Stefano Accorsi. Alexis Loret. Kristin Scott Thomas. Jean-Marc Barr. Sandrine Bonnaire

5 People I Want to Do This Next:

(Je ne veux pas vouloir) Il ya quelques blogueurs pour lesquels je meurs de curiosité de savoir ce qu'ils écriraient, mais, honnêtement, ça craint velu d'être lourd.

20 janvier 2007

Au secours

Avec retard, je découvre avec effarement via Phersu les détails de la montebourde et de la ségolerie qui s'ensuivit. Je ne sais pas ce que je trouve le plus pitoyable: ce petit coq qui marque un temps d'arrêt avant de sortir une énormité qu'il croit drôle, qui ne l'est pas un instant et qui n'amuse que sa petite clique haineuse (pourquoi diantre faudra-t-il le reprendre comme porte-parole dans un mois, celui-là, on se le demande); ou les propos de Royal justifiant sa décision de suspendre ledit coquelet:

"Quand le moment vient, conformément au principe qui est le mien, je rétablis de l'ordre, de l'ordre juste et j'exerce mon autorité juste, sans dramatiser les choses, mais sans laisser passer un certain nombre de choses", a expliqué Ségolène Royal en marge d'un déplacement à Paris. "Donc j'ai mis un carton jaune" à "mon ami Arnaud". "On peut dire des bons mots, faire preuve de spiritualité, mais sans blesser ou sans dénigrer", a-t-elle sermonné.

Au secours. Malgré tout, il est probable qu'il soit utile à un Président de la République de savoir s'exprimer, par exemple en français. Pour qui je vais voter, moi, au premier tour ? (et même au second tour, à y bien réfléchir)

7 février 2004

Le chat pue

C'est incontestable puisque même la boulangère s'est départie de son amabilité commerciale bien huilée en lâchant, quand G est allé chercher le pain: "Tiens, il y a une odeur bizarre....".

Ce n'est pas la faute au printemps précoce et son cortège de secrétions hormonales qui s'affolent, c'est la faute aux soldes: le chat s'est acheté une veste Barbour pour renouveler la garde robe. Je vous décris l'engin: il pue (mais c'est pour éloigner la pluie, qui n'aime pas les vestes qui puent, chacun sait çà); il est bleu marine (c'est pourquoi il est en soldes); il est manifestement trop court (mais mon chat est grand, çà doit être çà le problème); il est doublé d'une élégante fourrure synthétique blondasse qui va faire la joie des petits et des grands. Enfin, c'est toujours mieux que l'imper précédent (qui donnait l'air d'un clodo au chat), l'imper antépénultième où le problème n'était pas la texture (j'aurait dit de la peau de zob, très agréable au toucher) mais la couleur (qui a dû être à la mode dans les années 1890).

Je ferais mieux de balayer devant ma porte; de toutes façons, le chat est beau même dans les tenues les improbables; et s'il est Vladimir, je suis bien Estragon. En ce moment je traîne un anorak rougeasse mal coupé (donc en soldes) qui est invariablement sale.... mais au moins, ne pue pas, lui.

29 août 2004

échanges de mots

Dîner babélien avec le coloc du chat, un Anglais qui a vécu à Madrid. Il a trouvé mon appartement "civilisé" (civilized ?), et ex post on a bêtement ironisé sur l'ambition de la Mairie de Paris de transformer en "espace civilisé" le terre-plein des boulevards de Clichy- Rochechouart & co. On lui a appris "frais comme l'oeil" (qui marche sur les morues de tous poils), toute la colonie des "rien à...." (cirer, battre, secouer, gicler, péter etc.....). Il m'a remis en mémoire "hacer la juerga" (faire la teuf, en espagnol). A part ça, il semble que girolles et mirabelles ne se traduisent pas très bien en anglais. Mémo pour moi: me remettre à cuisiner et inviter des gens à la maison.

23 août 2004

coquillages et crustacés

-Bah ce n'était pas si terrible que ça, en voilà la preuve irréfutable (mouuuuuuuaaaaarf, une photo prise entre deux seaux d'eau). Ce n'est pas la baie de Pudong, c'est un bout de la dune du Pilat samedi dernier. D'un intérêt scientifique certain, la façon dont l'eau de pluie s'écoule (cf premier plan).

- En quête d'une plage non strictement squattée par des familles allemandes 3 enfants et +, j'ai chopé un peu trop localement les couleurs d'un crustacé après passage dans l'eau bouillante. Je me sens prêt pour l'épreuve olympique (à définir) 2008 de bronzage agricole....(sur une musique à définir). Pas de photo, j'ai ma pudeur moi (je ne suis pas du genre à poser à côté d'une Twingo moi).

- Comme disait le grand Mac Mahon, que de sable que de sable (ou encore: que c'est haut, que c'est haut)

- Drôle de moeurs que celles des gens d'Arcachon, ils servent les huîtres avec des saucisses; c'est vaguement obscène mais tous comptes faits c'est une association étonnamment heureuse.

-C'est pas tout ça mais le devoir m'appelle. Au boulot le zvezdo.

16 août 2004

On ne m'ôtera pas de l'idée que la SNCF prend les Meusiens pour des billes

WE aux environs de Verdun. Une vraie expédition. Vendredi, on nous a annoncé à Châlons qu'un rail avait été arraché sur la voie et que la micheline Châlons 20h43 -Verdun 22h15 était remplacée par un car. Motif de l'annulation: un rail arraché sur la voie, comme dans le Far West.... Le voyage en car a été assez haut en couleur, le chauffeur ne connaissait pas la route, assez compliquée car il fallait rallier les gares d'un certain nombre de patelins improbables. Avec un départ conforme à l'horaire, nous sommes arrivés avec une bonne demi-heure de retard. Selon le chef de gare de Verdun, le problème devait trouver sans difficulté une solution le lendemain.

Dimanche, 18h37, gare de Verdun: le chef de gare, mi solennel, mi goguenard, annonce que la micheline Verdun- Châlons est remplacée par un bus, qui part de Hayange et devrait donc arriver à Verdun dans "une heure/ une heure et demie", avec une garantie de correspondance avec le train de Paris à Châlons, mais avec un "retard cumulé potentiel de facilement 2 à 3 heures"..... Motif invoqué: un "incendie de traverses" (sic) sans aucun lien avec l'incident de vendredi. Vu l'humidité ambiante, je me permets d'être sceptique.... La plupart des gens présents ont préféré se faire accompagner en voiture à Châlons (90km aller). Que la SNCF décide d'abandonner l'exploitation de la micheline Châlons- Conflans-Jarny, c'est pénible mais on peut le comprendre. Qu'ellle fasse lanterner ses usagers en leur racontant des histoires à dormir debout, c'est moins acceptable.

Disons-le, cela faisait à l'aise trois semaines que je salivais à la perspective de ce trajet en micheline des années 50. En août, dans le sens Châlons-Verdun, le trajet est parfaitement calibré pour titiller l'imagination. Après le passage à Suippes, on quitte une agriculture industrielle et monotone pour la forêt d'Argonne alors que la nuit tombe. Cette fois-ci, ce n'a pas été Nosferatu mais plutôt Boule-de Suif.

31 mai 2009

Jouarre

Dans la crypte mérovingienne de l'abbaye, le tombeau de Sainte Telchilde.

Deux rangées de coquilles, celles du haut tournées vers le haut, celles du bas tournées vers le bas. C'est une illustration très simple de la parabole des vierges folles et des vierges sages. La coquille est le symbole de la lampe à huile; tourner sa coquille vers le bas, c'est prendre le risque de gaspiller l'huile qui permet de s'éclairer, et se comporter comme une vierge folle. Ce n'est pas manifestement ce qu'a fait Telchilde, première abbesse de Jouarre morte en 667.

D'autres tombeaux étonnants, l'un en forme de sarcophage égyptien, un autre avec un bouleversantChrist tétramorphe (un Christ berger imberbe sans doute sculpté par un artiste byzantin, vers 680). On sort de cette crypte perplexe, en se demandant quelle a été la véritable histoire de ces cercueils, quelle est la part des remplois d'époques antérieures dans ces assemblages parfois hétéroclites. On ne sait plus trop quoi penser de l'époque mérovingienne, qu'on croyait avoir été une période de perte du savoir-faire des époques précédentes.

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