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zvezdoliki
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8 août 2004

une journée à Etretat

Hier, petite virée avec F et E à Etretat. Cet endroit est toujours aussi magique.

J'ai appris une nouvelle expression allemande: "mit dir kann man keine Pferde stehlen" = tu n'es pas du genre à voler des chevaux, en clair, vous n'êtes vraiment pas des aventuriers, les mecs..... No comment.

Bon on n'a pas volé des chevaux, mais on a quand même trouvé une plage sous l'amphithéâtre de la falaise, un endroit qui, disons-le tout de go, m'a évoqué Capri (où je n'ai jamais mis les pieds....). C'est vers le cap Antifer, une petite valleuse sauvage qui troue fort à propos la falaise. Vu du haut, cette plage avait l'air calme, mais on s'est retrouvés avec une bonne partie de la jeunesse du Havre... Je dois avoir grossi parce que ça ne me pose plus aucun problème de me baigner dans une eau à 18°C. On est restés dans les derniers. Retour magique, entre chien et loup, par le GR21 enfin vidé de la meute des estivants. A cette heure-là, le golf à côté de la falaise est littéralement envahi par les lapins.

Retour à Paris de 23h à 2h30. Je luttais contre le sommeil au volant et je n'en suis pas franchement fier. Il faut dire que l'autoroute de nuit, ça n'aide pas des masses. F. et le chat ont fait ce qu'ils ont pu pour stimuler mes synapses (on en même venu à réciter à l'endroit à l'envers la liste des régions italiennes.... c'est dire).

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28 septembre 2004

la nuit tous les chats sont gris

Trop fort: le chef de la diplomatie britannique, Jack Straw a serré la main du Président Mugabe.

Mais c'était "par erreur". «En raison de la totale obscurité régnante à cet endroit, j'ai été entraîné à serrer, par simple courtoisie, la main de quelqu'un et il s'est trouvé que c'était le président Mugabe».

 

8 août 2004

toujours plus torride à la boulangerie

vendredi:

-elle (pas là depuis longtemps): la baguette, vous la voulez coupée ou pas parce qu'elle est chaude là et elle va se casser alors il faudrait peut-être mieux coupée non qu'est-ce que vous en dites

-moi (inconscient et superbe, un brin cassant, comme d'hab): coupez-la moi

-elle: (ptdr, se cachant derrière le comptoir pour pouffer)

ce matin:

-moi (aucun doute, c'est la même, elle n'est pas là depuis longtemps mais je l'ai bien repérée): Bonjour mademoiselle, une baguette, s'il vous plaît

-elle (après avoir palpé la baguette avec un intérêt manifeste): oui oui, je la palpe parce qu'elle est grosse vous ne trouvez pas monsieur ?

5 juin 2013

La reine Leonskaïa au QEH

J'étais là ce soir-là. Un programme magnifiquement construit: 

En première partie, la 1ère sonate d'Enesco encadrée des Valses nobles et sentimentales et de trois préludes de Debussy (notamment Les pas dans la neige, en résonance avec les pédales du 3ième mouvement d'Enesco). Je ne peux toujours pas blairer ce Ravel-là (chichiteux et qui couine sa nostalgie), mais il préparait bien l'atmosphère étrange du 1er mouvement d'Enesco, une musique complexe et monstrueuse. 

En deuxième partie, la 3ième sonate en fa mineur de Brahms (avec ses mélanges de suraigü et d'extrême grave, à la Messiaen, que Leonskaïa joue avec une belle autorité, parvenant à déplacer le bout du piano, heureusement qu'il a des freins). En bis, le finale du KV332 de Mozart (en fa majeur, comme le finale précédent ) et la Plus que Lente de Debussy.

 

1 août 2012

Berne

Plusieurs musées

* ALPS: un musée sur les Alpes, où l'on peut voir beaucoup de maquettes de massifs en 3D (dont certaines anciennes) et une sélection d'objets (le Fart n°7 de Säntis m'a beaucoup amusé, allez savoir pourquoi). 

* le musée d'histoire de la ville de Berne, dans un beau bâtiment début de siècle. Trois belles salles, une autour de la coalition qui s'est formée contre les bourguignons; une autre autour de l'antependium d'Othon de Grandson (un extraordinaire tissu rouge de Chypre); la dernière, enfin, autour du trésor de Köngisfelden et d'Agnès de Hongrie. On se croirait dans un livre de Cingria.

* et surtout le centre Paul Klee. Le bâtiment ondulant de Renzo Piano est coincé juste devant une autoroute, mais à l'arrière, ce sont des champs de blé et les molles collines de la campagne bernoise, avec le cimetière où repose Klee. L'exposition du moment: Esprits et fantômes, Klee vs Polke. Avec beaucoup de dessins de Klee, très bien mis en valeur. On voit notamment beaucoup d'oeuvres de la dernière période bernoise de Klee (marquée par la maladie), Insula Dulcamara par exemple. La série des URCHS, les métamorphoses d'animaux (le chat-lapin). La série de déesses (regardées avec une pointe d'ironie). La photo avec Bartok.

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8 janvier 2023

Vus en 2023

Venez voir, Joyland, Caravage, Nos soleils, Tar, Youssef Salem a du succès, La montagne, La femme de Tchaïkovski, Mon crime, The Fabelmans, Le bleu du caftan,  De grandes espérances, Voyages en Italie, Les âmes soeurs, Sur l'Adamant, Dancing Pina, Showing Up, Blue Jean, Fairy Tale, Die Wannseekonferenz, La fille d'Albino Rodrigue, Le Paradis, L'amour les forêts, Le cours de la vie, Règle34, L'île rouge, Jeanne du Barry, Wahou, Il Boemo, Asteroid City, Pornomelancolia, Vers un avenir radieux, Passages, Sous le tapis, Sur la branche, Les tournesols sauvages, Yannick, Oppenheimer, Barbie, Fermer les yeux, L'expérience Almodovar, Kasaba, Le ciel rouge, Anatomie d'une chute, L'été dernier, Les feuilles mortes, Le procès Goldman, Coup de chance, Le livre des solutions, L'enlèvement, Simple comme Sylvain, Napoléon, La chimère, Sergent Major Eismayr, Le temps d'aimer, La fille de son père (57)

 

31 décembre 2021

Vus en 2021

Mandibules, Falling, Slalom, Garçon Chiffon, Petite maman, Seize printemps, Présidents, Annette, Bergman's Island, Benedetta, Les deux Alfred, Kaamelott, La loi de Téhéran, A l'abordage, OSS117, Passion simple, Vent chaud, France, Chers camarades? Une histoire d'amour et de désir , Les amours d'Anaïs, Le genou d'Ahed, L'affaire collective, Guermantes, Tout s'est bien passé, Les intranquilles, Tralala, Julie (en 12 chapitres), Les illusions perdues, La fracture, First Cow, Le pardon, Les Olympiades, Compartiment n°6, Tre Piani, Cry Macho, The French Dispatch, Oranges sanguines, Boîte Noire, L'Evénement, Madres paralelas, La pièce rapportée, Une femme du monde, Chère Léa, House of Gucci (45)

1 janvier 2014

Vus depuis août

(en gras, particulièrement bons)

Magnifica presenza, Leave it on the floor, Michael Kohlhaas, Dans un jardin je suis rentré, Romeos, Grand Central, Jeune et jolie, Ilo ilo, Tip Top, Tirez la langue mademoiselle, La bataille de SolférinoBlue Jasmine, Miele, Ma vie avec Liberace, Ma vie domestique, Opium, La vie d'Adèle, 9 mois ferme, Haewon et les hommes, Une chambre en ville, Salvo, Un château en Italie, Le fond de l'air est rouge, Inside Llewyn Davis, Violette, La Vénus à la fourrure, Une femme douce, Les rencontres d'après minuit, Guillaume et les garçons, à table, Comment j'ai détesté les maths, A Touch Of Sin, La jalousie, The Immigrant

(je rajouterais au minimum Lincoln, La belle endormie, Camille Claudel 1915 et L'inconnu du lac dans les films particulièrement bons vus en début d'année)

31 janvier 2013

Merci, Madame Taubira

Vous pouvez continuer à refuser de voir, à refuser de regarder autour de vous, à refuser de tolérer la présence, y compris près de vous, y compris, peut-être, dans vos familles, de couples homosexuels. Vous pouvez conserver le regard obstinément rivé sur le passé et encore, en regardant bien le passé, y trouverez-vous des traces durables de la reconnaissance officielle, y compris par l’Église, de couples homosexuels. 

Vous avez choisi de protester contre la reconnaissance des droits de ces couples; c’est votre affaire. Nous, nous sommes fiers de ce que nous faisons. Nous en sommes si fiers que je voudrais le définir par les mots du poète Léon-Gontran Damas : l’acte que nous allons accomplir est « beau comme une rose dont la tour Eiffel assiégée à l’aube voit s’épanouir enfin les pétales ». Il est « grand comme un besoin de changer d’air ». Il est « fort comme le cri aigu d’un accent dans la nuit longue ». 

(j'ai enlevé les cris d'oiseaux du compte-rendu de séance; j'en profite pour signaler que j'ai aussi beaucoup aimé ceci)

Quant à nous, nous sommes allés fêter les 19 ans d'une union inféconde dans un restaurant de la rue de l'arbre sec (ça ne s'invente pas).

31 décembre 2012

Vus

2 bonnes adaptations: Anna Karénine et Les hauts de Hurlevent.

4 films ethniques: Héritage (le poids du mariage chez les Arabes d'Israël), La chasse  (Mads Mikkelsen), Love is all you need (soap suédois), Rengaine

2 belges: Sur le chemin des dunes/ Hors les murs (flamand rose ou wallon noir)

2 films surestimés: 4h44 (dernière fois que je vais voir un film de Ferrara, je me suis assez fait avoir comme ça) et Tabou (la partie africaine seule est magnifique)

1 sous-estimé: Main dans la main

et mon top 11 pour 2012 (je n'arrive pas à en éliminer un): Les invisibles - In another country (Huppert HSS) - The We and the I - Into the abyss - Barbara - Oslo 31 août - Faust - César doit mourir -  Hugo Cabret - Holy Motors- Keep The Lights On

12 septembre 2012

Vus

 Excellent: In Another Country (3X Huppert en Corée), The We and The I (premier Gondry ever à me plaire), Into the abyss, César doit mourir (deux films de prison, forts chacun dans leur genre), Wrong (pour la séquence où ça pleut au bureau), Amour (pénible mais fort, vu à côté d'un garçon qui s'est tortillé pendant tout le film)

Entre deux:Killer Joe (trop de pilon de poulet), Camille redouble, Vous n'avez encore rien vu (le Resnais plutôt réussi sur Orphée et Eurydice au cube, mais sortez donc Arditi/Azéma))

A oublier: Une famille respectable (iranien mais juste mauvais), Dans la maison, Cherchez Hortense (Isabelle Carré bosniaque ?!?), Reality (dormi comme un loir pendant Garrone)

 

29 avril 2012

Vu:

* Le fils de l'autre: une histoire d'échanges de bébés - Groseille et du Quesnoy en Israël/ Palestine. Pas mal du tout, avec Mehdi Dehbi

* Twixt: sans doute un film personnel et formellement intéressant, mais j'ai peu accroché.

* I wish: celui avec les deux frères séparés qui se retrouvent sur une station de Shinkansen pour faire un voeu. Beaucoup, beaucoup, beaucoup dormi (2h10, ça laisse le temps).

* Sandra: un Visconti en noir et blanc, les retrouvailles d'un frère et de sa soeur mariée, dans un palais désert à Volterra, en suivant le fil du prélude et choral de César Franck.. Deux scènes venteuses de jardin, au début et à la fin; l'une nocturne, avec le drap blanc qui camoufle la statue du père, et le frère qui surgit comme un chat dans la nuit; l'autre diurne, où c'est la soeur qui est en blanc et ignore la disparition du frère. Volterra, les fortifications qui s'écroulent, sa rumeur incestueuse (un roman qui part en fumée?), son passé juif, et ses vases étrusques. La scène de la citerne (avec un anneau qui glisse) est à verser dans une anthologie des meilleures mises en scènes de Pelléas.

9 avril 2012

Vu:

* La terre outragée: beau mélo sur Tchernobyl en deux époques: les 24-27 avril 1986 à Pripiat, puis 10 ans après. La figuration de la catastrophe est très impressionnante car très économe, une pluis noire qui tombe, des enfants qui jouent dans les flaques d'eau, un pompier appelé  pour un incendie, et NOUS ON SAIT. Affreux.

* Réussir sa vie: j'ai été amusé pendant le 1er court-métrage (Shy Telecom et la course nue), indifférent pendant le 2ième et endormi pendant le 3ième. Raté, le film.

* Colonel Blimp. Vieillissement très réussi des deux personnages principaux, un anglais et un allemand (le vrai couple du film); Deborah Kerr, incarnée en trois personnages féminins, reste éternellement jeune. Le message principal est peut-être sentencieux mais le film est varié et amusant. Dans ses meilleurs moments, comme un Lubitsch qui filmerait les conséquences d'un duel sans le montrer directement.

8 avril 2012

Stile Antico à la Cité

Concert magnifique pour Jeudi Saint. Le plaisir de la découverte (Jean Lhéritier ! c'est bien comme un concert de musique contemporaine, où on sait qu'on va avoir le choc de la nouveauté) et une sensation de concert qui fait du bien (comme dirait MK). Installé comme un fondant au chocolat congelé prêt à couler, face au champ magnétique de douze chanteurs en arc de cercle. Disposés non par pupitre mais mélangés pour plus d'homogénéité, le petit jeu étant pour le spectateur: tiens, avec qui chante un tel cette fois? (ça  change, un motet à 5 ou à 8, ça rebat les cartes; il m'a bien semblé que l'un des ténors chantait soit avec les femmes en voix de tête, soit avec les hommes). Seuls points fixes aux extrémités, une basse et un ténor que tout le monde regarde à la fin de chaque motet pour couper le son.  

Au menu, passion et résurrection; des compositeurs anglais, franco-flamands et espagnols (Victoria et Morales). Chez les anglais, Cornysh (qui a montré la voie, ne parle-t-on pas de la Grande Cornysh) avec une pièce de dévotion un peu dolente, Woefully Arrayed (une des rares du concert), Taverner, Sheppard (un beau motet à 4, I give you a new commandment), Tallis (Salvator Mundi), Gibbons (le canonique et sportif Hosanna to the son of David, le planant et austère I am the resurrection, woo), et puis du Byrd (In Resurrectione tua). Chez les franco-flamands, Lassus (In Monte Oliveti et Vide Homo), et trois splendides découvertes (ou semi-): Gombert (avec le capilloérectant Tulerunt Dominum meumre-woo), Crecquillon (Congratulamini mihi) et Lhéritier (encore un natif du Pas de Calais - cette incroyable concentration de talents près de Béthune laisse rêveur - puis actif à Ferrare chez le duc d'Este, avec le magique Surrexit pastor bonus).

En bis, un saut de siècles avec une jolie chanson de Thomas Campion (un élizabéthain). Merci à Klari sans qui je n'aurais pas eu l'idée d'aller à ce beau concert. 

(PS: pour les flamands, il faudra penser à Povoa do Varzim)

1 avril 2012

Vu:

  • Bye Bye Blondie: le milieu des lesbiennes punk à Nancy dans les années 70. Toute ma jeunesse (comment ai-je pu passer à côté de cela, hein?) (Salle curieuse, 3/4 de lesbiennes et 1/4 de fanatiques de Despentes, prêts à vibrer à la moindre réplique d'"auteur". Une expérience extrême.)
  • Le policier: la collision de deux bouts de film, à la Lynch. Oded et son père.
  • Week-end: la rencontre féconde (air connu) d'un petit hystérique et d'une grande chose molle. Je jouerais à ton papa, et tu lui ferais ton comeout. Tu veux, dis?

 

26 mars 2012

Brèves

* Fourest vs Martel (son "je n'ai pas forcément voté pour elle" est d'anthologie). V me dit: "Ce qu'on reproche à l'Islam, c'est d'être la seule religion vivante en France". Mais ce que c'est pénible, les religions vivantes. 

* Camus admire l'intelligence de l'héritière (voir aussi, ici et ici). Avoir ramé aussi longtemps pour expliquer que non, cette polémique était lamentable car on n'avait pas lu qu'il avait écrit et se faire donner tort maintenant, ça m'énerve vraiment. Espérons qu'il ira psalmodier le programme de l'héritière à ses meetings, avec un peu de chance ça en fera fuir plus d'un.

* Musique de chambre: un concert très court après un concert très long. Lors du concert très court (placé au troisième rang d'un Garnier aux trois quarts vides), je me suis pris le quintette à deux violoncelles de Schubert en pleine face et je suis bien obligé de réviser mes préjugés habituels antimystiques contre cette oeuvre. Lors d'un petit laïus introductif, Pierrakos a insisté sur l'identité cachée entre les deux parties contrastantes de l'adagio, mais le même truc fonctionne aussi dans le début du 1er mouvement. Le scherzo est d'une joie proprement cosmique. En introduction au concert, un sextuor avec voix de Zemlinsky sur un poème de Dehmel (Die Magd), pâle ersatz du Schönberg qui était programmé initialement et pour lequel j'étais venu.

* au cinéma, 38 témoins et Les adieux à la reine.

20 juin 2011

Résumé des épisodes précédents

"Pourquoi tu pleures?" (beaucoup d'hystérie et quelques très bons moments, notamment une très bonne chanson chantée par Sarah Adler). Révélation (enfin, évidence): le thème du concerto pour violon de Tchaikovski sonne terriblement mieux à l'alto. La fondation Deutsch de la Meurthe, faux Oxford. La bête qui bouillonne en moi, malgré moi, à travers moi: colère et impatience (mais ce n'est pas moi). L'AG de l'association, mixed feelings: fierté de voir autant de gens s'impliquer; fatigue de voir, à distance, les mêmes sujets revenir. La préparation psychologique pour aller à une fête à Chatou. Worst joke ever (- c'est du rible! - oui, du pâté rible). Les 50 ans (43- € + 7+€) de G. La sieste électronique et l'éloge de la lenteur. Le Port du Gros Caillou (là où quelques gros cailloux traînent). Le vent de face, à vélo (est-il si raisonnable d'aller en Bretagne cet été?). Idoménée, l'opéra idéal pour la fêre des pères ( (bon, papa, tu vois bien que tu n'es pas en état de gérer, ce gros monstre qui bave partout sa peste bubonique, ça n'est JUSTE plus possible). Le twitteur à rayures et l'ex-blogueur à panama (sans panama).

26 septembre 2010

résumé des épisodes précédents

- La mort de Christophe Bertrand: des hommages ici et là (un Frédéric Mitterrand particulièrement ému) on peut écouter un peu de sa musique, avec ses spirales ligetiennes, sur son site. Je n'ai jamais entendu sa musique en live, mais j'avais eu un échange de mails avec lui à l'époque de mon ancien blog, un échange qui s'était terminé abruptement, je ne sais plus pourquoi; sans doute un mot de travers de ma part (comme ça m'arrive souvent); je me souviens que nous avions discuté de la solitude du compositeur, mais je suis incapable d'en dire plus, il ne me reste plus trace d'un échange qui a disparu avec le crash de mon PC l'an passé.

- WE pluvieux: hier, l'orage et aujourd'hui la pluie. Au début du finale de la Pastorale, ce sont les altos-musette qui permettent à tout l'orchestre de se ré-accorder, discrètement, après un affreux orage chromatique. Sensible aussi au grand coup de vent de la coda, qui monte des violoncelles/bassons et retombe avec de beaux retards dissonants.

- Au cinéma, Happy Few et Homme au bain m'ont laissé tous deux des impressions mitigées. Honoré réussit la prouesse de faire un film de 1h12 trop long mais ne tombe pas dans le travers de Cordier: la psychologie! la voilà, l'ennemie mortelle au cinéma.

3 janvier 2011

3x3 poulets de l'année plus un vieux coq

  • Tetro, de Coppola
  • A Serious Man, des Coen
  • Shutter Island, de Scorcese
  • Un homme qui crie, de Saleh Haroun
  • Lola, de Mendoza
  • Boonmee, de Weerakasathul
  • White Material, de Denis
  • Amore, de Guadagnino
  • Ander, de Caston
  • Taking Off, de Forman

(Vu beaucoup de films cette année, encore plus que les années précédentes, et avec beaucoup d'appétit, sauf en décembre où j'ai été occupé ailleurs. Pas sûr que ç'ait été une année plus faste que d'habitude, mais variée, ça oui - même si cette sélection manque franchement de comédies.)

2 janvier 2011

Discours annuel (VII) de l'Etat du Blog

(l'épisode précédent est ici). Une année dans laquelle j'ai passé plus de temps sur Twitter et même - horreur et putréfaction - sur Facebook que sur ce blog. (Tant qu'on est dans les confessions sordides, il faut que je vous dise: j'ai même fini par acheter un Mac). La répartition des territoires de ces trois maîtresses exigeantes est encore en définition.... disons que ce blog me sert d'aide mémoire et me permet d'échapper, un peu, au bruit des réseaux sociaux. J'en apprécie la tranquillité, même si je sais qu'il a perdu une grande partie de son anonymat (et c'est sans doute bien comme ça). Réjouissons-nous: 2010 aura été une année importante pour l'accomplissement des objectifs de mon dernier plan quinquennal: il ne me reste plus à chanter Proust sur le GR10, pour résumer, mais l'alto, le GR5 et la Corse, c'est fait. Done! J'ai même commencé à ânonner du russe sous la férule de la volcanique et féroce Tatiana. 2010 aura aussi été une année dans laquelle j'aurai beaucoup vécu au rythme des Concerts gais, qui ont grandi et embelli (quand je pense que nous avons recruté notre chef, Marc, il y a moins d'un an!), et ont permis de belles rencontres et des moments forts de musique (à Cologne, au temple des Batignolles et à l'oratoire du Louvre, entre autres). Cette année aura été aussi, sur le plan professionnel, celle d'une fusion désagréable dans laquelle beaucoup de mes collègues les plus proches ont quitté la boîte. Pour 2011... eh bien je vais réfléchir à un nouveau plan quinquennal! Bonne et heureuse année 2011.

 

21 décembre 2010

En bref

 

28 novembre 2010

En bref

Mon abonnement vélib' encore résilié sans que j'aie eu le temps de m'en rendre compte (ho, quoi, les gens....la tacite reconduction, non...vous ne connaissez pas?). Aux Concerts Gais, le président, visiblement très fatigué: "oui, soyez gentils, le chef est très fatigué" (tu parles Charles, il était en pleine forme, le chef, par contre toi mon coco, au lit et une tisane). Au cinéma: Potiche (comme chez Demy, ce sont les mères qui nous continuent à nous empoisonner la vie à avoir couché avec tout le monde, à cause d'elles, on risque l'inceste à tout moment); Memory Lane (quelques bonnes scènes, notamment celles avec Marie Rivière et ses yeux ficelle); Le nom des gens (pour Sara Forestier). En plein essai d'altos (celui de E a un son magnifique mais est fatigant à jouer; à suivre). Fait manger du finocchio (mais pas braisé) à ma soeur. Déjà fatigué par le concert du 11, qui promet d'être aussi ingérable que le finale d'un vaudeville en huit actes.

16 décembre 2009

Soutenez l'insurrection iranienne, Travestissez-vous !

Croisé V dans le métro, entre Place d'Italie et République; ça m'a fait plaisir parce que V fait partie de ces gens peu nombreux qui me rendent instantanément plus effervescent, plus pétillant, mais aussi simplement parce que c'était une rencontre improbable (ce n'est pas sa ligne, ce n'est pas ma ligne). Il m'a parlé du mail qu'il m'avait envoyé dans l'après-midi, je recopie, parce que c'est simple: Soutenez l'insurrection iranienne, Travestissez-vous ! Je n'ajoute pas ici la pièce jointe (une photo de V coiffé d'un T-shirt tchador vert pomme (grand fou!)) mais il y avait aussi ce lien que je vous engage à visiter (ici), c'est édifiant.

31 octobre 2009

C'est important de nourrir régulièrement son blog en non-billets

Vu quatre films au sujet desquels je n'ai absolument rien à dire:

- Le ruban blanc (qui affolé le cher-et-tendre-o-mètre et suscité une salve de "C'était chiant! chiant! chiant" (ce doit être mon côté sale bête, mais le spectacle de la méchanceté gratuite ne m'ennuie jamais (en revanche, le côté ventre fécond dont est issu la bête, quelle blague))

- Patric 1.5 (distribué en France sous le titre ironique Les joies de la famille) permet de vérifier une fois de plus le théorème selon lequel une panouille à personnages LGBT est toujours plus intéressante qu'une panouille non LGBT (et puis quel plaisir d'entendre des beaux blonds parler suédois)

- Winnipeg mon amour: beau titre, bon film, stimulant l'imagination et l'intelligence, mais j'ai beaucoup dormi (ce doit être fait exprès)

- Providence (le vieux Resnais qui ressort): encore un très bon film pendant lequel j'ai beaucoup dormi. Mais c'est quand même curieux que je me sois réveillé en pleine forme pour les 20 dernières minutes, pendant lesquelles la bande-son et la bande-image sont correctement connectées. Un lien de cause à effet peut-être?

(je signale aux mordus d'Inde qu'ils peuvent aller voir sur le oueb Sita sings the blues (via chori); le peu que j'en ai vu m'a paru très enlevé)

 

3 janvier 2021

Vus en 2020

(Ne comptons que les films vus en salle) La llorona, Luciernagas, Cuban Network, La cravate, Ad astra, Jojo Rabbit, Lettre à Franco, Cyrille agriculteur, De Gaulle, (....) Une vie cachée (le Malick que ma belle-mère avait adoré, à juste titre, pourquoi ai-je été bêtement sceptique), Eté 85, Le colocataire, Tout simplement noir, Terrible jungle, The Climb, L'ombre de Staline, Eva en août (un très bon film atmosphérique à Madrid), Enorme, Effacer l'historique, Police, Antoinette dans les Cévennes, Les choses qu'on dit les choses qu'on fait  Les apparences, Fin de siècle, Ondine, (pas le meilleur film de Petzold, mais quand même pas mal) Kajillionnaire (26)

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