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zvezdoliki
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29 avril 2010

En bref

* Enfin vu Shutter Island (*spoiler* je n'ai peut-être rien compris, mais pourquoi faudrait-il que le personnage dans son état 2, à la fin du ruban, soit plus vrai que celui de l'état 1, au début? est-on vraiment obligé de trancher?). Vu aussi Ajami (très bon) et le dernier Doillon (localement bien, mais avec des acteurs trop livrés à eux-mêmes - un film qui me fâcherait, c'est dire, avec Julie Depardieu, dont j'aime l'air bécasson depuis longtemps). Je file voir ceci qui me semble absolument irrésistible.

* Retour, demain, dans une ville délicieuse et farfesque, entre autres pour participer à cette étonnante réjouissance en compagnie de ces musiciens. Soyez sages.

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27 avril 2010

Mac Afee, c'est fini (air connu)

Après le pompier pyromane, l'antivirus qui injecte une mise à jour ratée qui plante le PC.... C'est vrai que je n'ai que rien de plus excitant à faire que de re-formater mon disque dur. Cela m'est assez égal qu'ils présentent leurs excuses, je veux oublier jusqu'à la possibilité d'avoir affaire à eux.

(un peu comme google buzz qui avait, lors de son lancement, cru malin de mettre à disposition de mon carnet d'adresses gmail mes fichiers partagés sur google reader; ceux-là aussi se sont platement excusés mais il y a assez peu de chances que j'aie jamais envie d'avoir affaire à eux, un jour).

Add: Bien fait.

 

4 mars 2010

Rien, jamais, bien sûr, mais gardons trace tout de même de ceci:

  • Une série prometteuse sur Buenos Aires (où il me tarde de retourner)
  • Un blog intelligent et russe, sur la Russie  
  • Pas vraiment certain d'avoir envie de lire Les carnets blancs, de Mathieu Simonet, mais j'aime bien ce qu'en écrit Rémi
  • Pan sur le museau contre l'utilisation à cors et à cris du papier de Reinhart et Rogoff (la croissance diminue quand le ratio dette/PIB dépasse un seuil)
  • Vus et pas aimés: Invictus (trop de rugby) et Une éducation (et alors, mai 68? ça compte pour du beurre?).
21 février 2010

En très bref

Pour Brendel, Haydn et Mozart représentent respectivement la surprise de l'attendu et la surprise de l'inattendu; chez Schubert, il y a les deux en même temps, commenter (vous avez 30 minutes). Ma soeur (en tongs). Le barouf dans la salle d'à côté: (...) a des bouchons tellement puissants qu'elle a juste senti que tout l'immeuble vibrait, mais sans entendre la basse boum-boum. Chez Beethoven, bien penser les forte comme des paliers successifs. Au cinéma: Ander (excellent) et I love you Philip Morris (qui m'a bien plu aussi, et qui n'est pas du tout une comédie). Le destin commun des deux V(....). Pour bien articuler la formule rythmique du quatuor opus 18 n°1, commencer en tirant. Mon père sur Facebook (un coup de mon neveu, for sure). La lettre de démission d'un prof de maths. Le mare a mare Nord.

13 juin 2010

En bref

  • Copie conforme: curieux ratage d'un grand cinéaste. Contrairement à beaucoup, j'ai préféré la partie A à la partie A', où le personnage masculin peine à faire contrepoids à Madame Binoche.
  • Adieu Falkenberg: avec des jeunes gens suédois (une raison suffisante d'aller le voir) et très, très très ch***t (une raison déterminante pour s'en abstenir).
  • Les fraises sont beaucoup moins sucrées que les cerises, nous disent les diabétiques.
  • Délicieux et salutaire ébranlement de quelques certitudes récemment ancrées, chez G (qui ne jure plus que par fruits et légumes depuis cet automne où ça n'allait plus): son meilleur ami d'enfance, qui est endocrinologue, prône un régime avec BEAUCOUP de viande et PEU de légumes (il faut dire qu'il a trois adolescents particulièrement affamés et carnivores à table)
  • Je suis avec une certaine inquiétude (mâtinée d'un soupçon de dégoût) le feuilleton de la recapitalisation du Monde (que je ne peux, pour cause, suivre dans mon journal - jusqu'à maintenant - favori).
  • En vrai garçon sensible, j'ai une peur bleue des plantes vertes.
  • Mais qui est donc ce Fabien Levy? (oui, c'est une question, une vraie question, comme on dit, même)
  • Demain, Pelléas. Youpitralala.
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26 janvier 2010

tchesti snova papalam! poum

Tout ici est magnifique et émouvant ici (c'est Cathy Berberian qui chante et c'est Berio qui dirige) mais c'est encore mieux de voir les Liroulirouliroulilala auvergnats (vers 6'30") et la chorégraphie avec des subtils décentrements du cou - façon Bollywood  - pour cette chanson azérie finale, dont personne - pas même Berberian - ne comprend les paroles.

22 janvier 2010

La Terre de la folie, de Luc Moullet

Une enquête de Luc Moullet sur le "pentagone de la folie" dans les Alpes de Haute Provence. Pas exactement le genre de film subventionné par l'office de tourisme local.... Le tout entrelardé de commentaires d'une autochtone à la voix de Claire Chazal chez Mozinor. Pas reconnu Moullet au début (en train de dire des choses effrayantes sur sa lourde hérédité; je me suis demandé de bout en bout si ce qu'il racontait était du lard ou du cochon). Quelques histoires vraiment atroces: celle de la jeune fille qui tombe malade après avoir passé trois jours dans une porcherie; celle du tueur en série qui prend un bus, entre deux cartons, sans que la gendarmerie daigne intervenir; celle de ce boucher de Gap allant semer à gauche à droite des rondelles de sa fille. Il y a pire que la Vologne natale de ma grand-mère, on dirait....

 

 

21 janvier 2010

A la mémoire de Camille Maurane

Je suis triste d'apprendre la mort de Camille Maurane, le grand baryton français, à l'âge de 99 ans (c'était une jeunesse à côté de Hugues Cuénod). Pour moi il restera l'incarnation parfaite de la voix du beau-jeune-homme, en français...

C'était d'abord et surtout le plus grand Pelléas que je connaisse et ça n'est pas rien; c'est en l'écoutant que je suis tombé amoureux de cette musique, de cette partition. Je préfère toutes les versions avec Maurane à la version Désormière de référence, même si la distribution de cette dernière est plus homogène. Maurane est Pelléas: ce qu'il chante est direct, compréhensible, lumineux (à l'exact opposé des zones d'ombre de cette embrouilleuse de Mélisande), sans affectation d'ailleurs. Il désamorce toutes les critiques - que je n'ai jamais comprises- sur le livret de Maeterlinck.....


(un petit bout de la scène 2 de l'acte IV)


(et un autre petit bout de la scène 1 de l'acte II)

C'était aussi un grand chanteur de mélodie française, et en particulier un des grands interprètes de Fauré. C'était mon meilleur choix dans Adieu, loin devant Stutzmann et Kruysen. Je vous propose ici de l'entendre dans la Bonne Chanson opus 61 (Verlaine), dans le n°3, La lune blanche:


et dans les Berceaux 


qui mettent en valeur, davantage que dans Pelléas, ses délicates qualités lyriques (élégiaques (?)).

17 janvier 2010

Quatre pour une cinquième.

Hier samedi a été une journée à marquer d'une pierre blanche (et d'un billet de blog) pour notre jeune association: première journée en orchestre (ce n'est jamais évident mais je crois que ça va prendre) et surtout, recrutement d'un chef d'orchestre. Nous avons rencontré quatre chefs, à qui nous avons proposé de diriger le 1er mouvement de la 5ième de Beethoven. Chaque rencontre a été différente et révélatrice ... même si l'exercice peut paraître artificiel (chaque chef pouvant avoir envie de montrer un spécimen de l'étendue de ses talents plutôt que de conduire une vraie répétition d'orchestre). La fumée blanche est sortie pour Marc Korovitch, qui a fait l'unanimité du jury de professionnels que l'association avait invité à départager les candidats, et a été apprécié, je crois, d'une grande majorité des musiciens. C'est un chef qui m'a vraiment donné envie de travailler avec lui et qui nous a laissé entrevoir de belles qualités musicales; en 40 minutes, il a su aller à l'essentiel et éclairer la partition comme aucun autre des candidats, mettre en lumière les éléments moteurs dans des passages un peu confus (par exemple dans le développement, écouter trompettes+ timbales), faire ressortir les contrastes de dynamique, sans se perdre dans les détails. Et puis il a pris un bon tempo: pas injouable, et sans faire le contresens qu'a commis - à mon sens- un des candidats - qui dirige les quatre premières mesures nettement plus lentement que la suite du mouvement. Je crois que nous allons nous régaler...  

10 janvier 2010

Ce week-end en quelques clics

* Un très beau film, frais, émouvant qui me réconcilie avec la langue anglaise (qui n'est pas ma tasse de thé, souvent).

* un peu de Haydn, de Haendel et de Beethoven. La rue Dieu (un personnage sans beaucoup d'intérêt). Le canal Saint Martin gelé au nord, libre au sud. Klari, c'est fini (aujourd'hui, la blague favorite de G, c'est plutôt Hypatie, A B ou C ?- ah, c'est que ça phosphore sec dans notre modeste chaumière)

* une galette républicaine et une somme sur la (complètement) chaconne.

 

9 janvier 2010

Scènes de la vie de bureau (626)

L'autre jour, je me retrouve avec *** à attendre l'ascenseur. *** est une des trois filles du plateau qui est dotée d'une glotte tellement incroyable que, dès qu'elle ouvre la bouche, les 60 personnes du plateau entendent instantanément ses commentaires indispensables sur des sujets aussi variés que la neige, les soldes, le rhume de sa fille, et une foultitude d'autres sujets d'intérêt majeur pour elle et son mari - glotte doublée d'un timbre à peu près aussi désagréable que celui de la blonde de Chantons sous la pluie. Ce soir, elle tient à la main trois sacs, sur l'un d'eux c'est marqué "Theory". C'est là qu'a lieu ce dialogue impérissable:

MOI (désignant ledit sac, voulant être aimable tout en restant d'une distance convenable): Tiens! tu as un beau bagage théorique.

ELLE (en s'esclaffant) Mais tu n'y es pas du tout! (faisant comme si elle parlait à un martien, en articulant plus lentement). Mais tu ne savais pas ? aujourd'hui c'est le premier jour des soldes! je suis allé acheter des fringues.

C'est tout.

30 décembre 2009

3 films ratés

* Honeymoons: deux histoires, celle d'un couple albanais et celle d'un couple serbe, cherchant à émigrer pour des raisons différentes (pour fuir la misère et la pression du clan dans un cas, pour un poste de violoncelliste d'orchestre dans l'autre). La partie albanaise est assez réussie mais j'ai trouvé la partie serbe lourdingue et niaiseuse. Et la morale de ces histoires (puisque c'est un film à morale et c'est bien ça le problème) tombe à plat quand on sait que la circulation des Serbes dans l'UE vient d'être facilitée ... (ceux qui ont un vrai problème de passeport et de circulation, ce sont bien les Kosovars, mais alors ça, les Serbes s'en soucient comme d'une guigne)

* Hadewijch: l'itinéraire d'une novice renvoyée de son couvent pour excès de mortification. Je ne vais pas détailler mais le film déraille complètement à un certain moment, avec des ellipses injustifiables qui camouflent mal l'invraisemblance totale du propos (Dumont dit dans des interviews que tout le monde sait ce qui se passe au Moyen Orient, je ne suis pas sûr de savoir que qu'il faut savoir; je ne suis même pas certain d'avoir compris si la fin est un flashback ou pas!)  Et puis moi qui ai bien peu de foi, j'ai du mal à croire qu'une novice, étudiante en théologie puisse se retrouver dans cette solitude et cette confusion totale des sentiments (elle se prend pour le puddle du Christ). La fin (dans un jardin clos) est magnifique et j'aime bien aussi la façon dont Dumont filme Aubervilliers comme les hauteurs de Paris.

* Canine: l'histoire d'une famille grecque enfermée par un pater familias dans une villa. L'aspect le plus plaisant du film est l'ensemble des règles absurdes régissant la clôture (qui rappelle une certaine histoire de logothètes). Tout ça m'a laissé quand même terriblement froid.

26 décembre 2009

Des astres et de la musique en France

Tiens, il y a ceci dans le Monde ce soir sur l'exil des compositeurs français, pour des raisons économiques, aux Etats-Unis (il est question de Manoury, de Bedrossian et de Fabien Lévy). A propos de l'excellent traitement des musiciens en France (c'est sûr qu'il y a d'autres priorités budgétaires et fiscales, comme la suppression de l'impôt sur les successions ou le bouclier fiscal), et pour rester dans la chronique fabienne, j'en profite pour signaler un événement cosmogonique considérable, la tenue d'un concours de certificat d'aptitude en violon - c'est le concours qui permet de devenir prof en conservatoire et le dernier s'est tenu en 2001. Les épreuves d'admissibilité, c'est en ce moment et les épreuves d'admission ce sera en 2011 (c'est comme un cycle d'oeuvres de Stockhausen, il faut laisser le temps au temps). Il ya bien une autre voie, mais elle suppose de bloquer deux ans de formation non rémunérée (ce qui n'est pas idéal si on doit acheter des croquettes à son chat).

18 février 2010

En bref

* L'autre jour il y avait Menus Plaisirs chez moi. Curieuses assonances entre le divertimento en ré et le quatuor avec flûte KV 285, lui aussi en ré (tous les deux de Mozart, et montés sur ressorts Dunlopillo). Il y avait un délicieux crumble (merci Paule) et un saint-Epvre qui m'a rappelé mes jeunes années (c'est un poil trop sucré, mais tout le chic du truc réside dans la nougatine pilée qui craque et colle aux dents). Il y avait juste ce qu'il fallait de participants (même si j'aurais eu la place d'en empiler encore un ou deux). Il y a eu aussi un morceau étonnamment lyrique et sérieux (pour diva sur son coulis de trois violoncelles). G. a rencontré quelques nouveaux et il s'est passé beaucoup de choses bilatérales, mais je n'ai pas suivi tout ce qui s'est dit et fait, et c'est très bien comme ça.

* Vus : In the Air (que j'ai regardé comme un martien, comme cela m'arrive avec des comédies américaines conjugales des années 40; appel au peuple: quelqu'un a vraiment aimé cette chose? qu'un quotidien qui se veut sérieux consacre une page entière à cette chose me dépasse complètement) et 12, le film de Mikhalkov, qui n'est pas uniformément mauvais mais dans lequel le réalisateur se donne le beau rôle (au détriment, vieille habitude, de Oleg Menshikov).

* Ah oui, aussi (ça m'amuse encore): un Japonais m'a pris pour le mari - entretenu - et le père des enfants d'une blogueuse...comment ça, les blogs c'est mort?

 

15 novembre 2009

And now Ladies and Gentlemen un peu de boxe thaïlandaise!

Vas-y! Mors-y l'oeil!

La frêle placide batave l'emporte haut la main sur l'agitée du bocal la rock star (qui est bonne pour l'HP), non? Je ne doute pas que Bartoli ait chanté cet air moins faux plus proprement au disque ou lors d'un autre concert, mais enfin....

Ce billet est certifié avoir été réalisé sans danger pour aucune cantatrice (mais en exploitant honteusement les gazouillis de @Theobaldino)

20 septembre 2009

Place marquise et poivrières Pompadour

(Hugo sur Nancy; lu via le blog d'un nancéien que je vais bien me garder de mettre en lien)

Nancy, comme Toul, est dans une vallée, mais dans une belle, large et opulente vallée. La ville a peu d’aspect ; les clochers de la cathédrale sont des poivrières Pompadour. Cependant je me suis réconcilié avec Nancy, d’abord parce que j’y ai dîné, et j’avais grand’faim ; ensuite parce que la place de l’Hôtel-de-Ville est une des places rococo les plus jolies, les plus gaies et les plus complètes que j’aie vues. C’est une décoration fort bien faite et merveilleusement ajustée avec toutes sortes de choses qui sont bien ensemble et qui s’entr’aident pour l’effet ; des fontaines en rocaille, des bosquets d’arbres taillés et façonnés, des grilles de fer épaisses, dorées et ouvragées, une statue du roi Stanislas, un arc de triomphe d’un style tourmenté et amusant, des façades nobles, élégantes, bien liées entre elles et disposées selon des angles intelligents. Le pavé lui-même, fait de cailloux pointus, est à compartiments comme une mosaïque. C’est une place marquise.

18 septembre 2009

Liste de choses (urgentes) à faire

  1. lire le traité de Baillot (qui avait un pied dans l'époque classique et dont tout violoniste se souvient, ainsi des Viotti, Kreutzer et autres Rode qui sont contemporains de la grande époque du Conservatoire - ce progrès considérable d'enseignement universel)
  2. se souvenir que Beethoven avait entendu parler d'une exécution "merveilleuse" de ses oeuvres par l'orchestre des jeunes du conservatoire où jouait déjà Habeneck (et qui était apparemment bien meilleur que les orchestres de souscription de Vienne)
  3. éviter de tenter d'aller à une répétition de Krivine avec son orchestre, mais aller à ses concerts Beethoven
  4. acheter un i-phone (note pour Edouard: je prononce aïe-faune) si on se met au clavecin (ce qui ne risque pas d'arriver) - car il paraît que c'est trop génial pour s'accorder

 

14 mars 2006

la pause déjeuner d'un jeune oisif (enfin, presque)

Considérant que le temps était à point (pas trop froid et très beau), j'ai successivement :

  • planté là mes petits collègues avides de poursuivre à table leur examen des tenants et des aboutissants de LaNouvelleSituation (accompagné du rappel - pour les malcomprenants- des tenants et des aboutissants de L'AncienneSituation)
  • filé, d'un coup de pied, à une exposition de photos inédites de Pasolini en octobre 1975 ; c'est à la Salle des Fêtes de la Mairie du Xième, à des horaires baroques et c'est fuligineuse qui m'a donné envie d'y aller (quel choc ! quel visage fermé et dur ! quelle austérité !)(je parle de PPP, pas de fuligineuse)
  • testé s'il y avait des promos bouleversantes au rayon chaussettes du BHV : c'est non
  • constaté l'état de la Seine : alors.... elle est vraiment très haute, prête à déborder sur les voies sur berges et jaunasse comme une soupe de légumes (froide).
  • et - le clou - pris le soleil et un café en terrasse à la brasserie Saint-Louis sur l'île Saint-Louis (avec aussi du sucre Saint-Louis). Ai voulu tout de suite témoigné de mon contentement en envoyant un SMS incompréhensible au chat (je recopie texto : C l'extase totale: Kfé terra$e sur l'ïle st louis). Ai bien avancé dans l'histoire d'une vie d'Aharon Appelfeld (et mis en pratique la leçon du chapitre 22, sur la contemplation).

22 juillet 2006

C'est parfois dangereux de se laver les dents

Aujourd'hui, je n'ai trouvé rien de mieux pour me rendre intéressant (et pour occuper dignement une soirée de fête de la musique) que d'aller me faire faire aux urgences deux points de suture à l'index. C'est à la portée de tout un chacun. Cette après-midi, en cherchant ma brosse à dents dans ma trousse de toilette, j'ai posé le doigt avec candeur et insistance sur un objet coupant (mon rasoir). Après mon passage, les toilettes de la la gare de Waterloo ressemblaient un peu au Silence des Agneaux III. Dans le train, j'ai continué à faire sensation (ça giclait vraiment partout). Après appel au micro un étudiant en médecine américain (extremely charming, mais sans doute en tout début de scolarité) m'a fait un pansement très serré (je n'ai pas osé le contredire car il était vraiment extremely charming), qui a suscité un n'importe quoi ce pansement un peu plus tard dans la soirée. A Lariboisière, personnel sympa, compétent et débordé.

PS: Dans le même registre de logique imparable, je me rappelle m'être une fois cassé le bras en jouant au foot...

26 septembre 2006

Ligne 13 ce soir

Croisé *** dans le métro, ligne 13. C'était passablement cocasse, je monte à Montparnasse en queue de rame, m'installe confortablement dans un groupe de places de six opportunément vide .... et j'aperçois *** dans la rame de derrière, dans le groupe de six symétrique, tirant une tronche pas possible en essayant de lire: Manager débutant, comment réussir en 80 jours. Evidemment j'ai multiplié les grimaces entre Montparnasse et Duroc pour essayer de capter son attention, rien à faire, il était trop absorbé à faire la gueule. A Duroc, je suis allé lui faire la fête. Apparemment (et bizarrement) il n'y avait aucune corrélation entre le fait de tirer la tronche et de lire ce pensum.

26 avril 2007

la percée de Miss Royal n'impressionne personne à Manille....

.... où on a l'habitude de femmes de pouvoir, depuis longtemps. Je n'ai rencontré aujourd'hui quasiment que des dames, toutes à des postes importants. C'est un des héritages de la colonisation américaine, me dit mon accompagnatrice du jour. Une société d'esprit plus démocratique que ses voisines, soit, mais avec des écarts de revenus qui feraient passer la France pour un pays socialiste....


************

Add: A Manille, j'ai mangé dans un restaurant nommé Chateau et nous avons été servis par une dénommée Minette.

22 juillet 2007

ce week-end

- beaucoup de rien du tout : pas allé à la piscine (j'ai un peu mal à la gorge), pas essayé Vélib' (j'étais bien tenté rien que pour faire un billet et faire enrager Didier mais j'ai la flemme et un peu la trouille aussi - ça c'est pour énerver M. Gvgvsse); toujours pas non plus acheté de chaises (j'en avais repéré des bien-pas-trop-cher-rembourrées-sympathiques aux Galeries Lafouillette Maison mais quand on m'a annoncé les frais de livraison (80€ !) j'ai changé d'avis et je vais me rabattre sur les - nombreux- magasins de mon quartier).

- en revanche me suis fait cuire un steak pour la première fois depuis que j'habite ici (de quel esprit d'initiative je fais preuve, je suis vraiment un héros, c'était délicieux, je recommencerai)

- fait avec V. de la comptabilité des associations (et oui c'est l'horreur) (d'ailleurs j'y retourne)

- entendu à la radio quelque chose de fou et magnifique : Fazil Say et Patricia Kopatchinskaya(totalement jetée, comme son archet) dans la sonate à Kreutzer...

- vu Raisons d'état. Le film longuet et sans intérêt, gonflé à l'hélium à la psychologie mais qui poseplein-de-vraies-questions-tu-vois-quoi. Donc, si quelqu'un a compris qui a buté la petite Congolaise, qu'il n'hésite pas à se manifester.... Le père ? les Russes ? Une combinaison linéaire des deux ? (cocher la bonne case) (je cocherais les Russes mais j'ai un doute affreux)

- Stats du week-end: 156 visiteurs uniques samedi; c'est plus que les points bas de 2006 (104 à Noël, 107 les 28/29 juillet et 118 les 22/23 juillet) et 2005 (100 les 16/17 juillet). Grand coup de cymbale final : le pire est sans doute à venir.

3 septembre 2007

Je rentre dans la 4ième dimension.

Jeudi soir, j’ai perdu mon portable – enfin, j’ai dû me le faire voler, à une probabilité assez élevée. J’ai fait opposition le lendemain matin. Après un appel à l’opérateur, j’ai compris qu’on avait appelé à l’étranger sur mon appareil jeudi entre 18h50 et 22h, avec une facture d’environ 70€. Samedi matin, j’ai racheté un téléphone, la ligne a été débloquée, j’ai gardé le même numéro de portable. Et c’est là que je suis rentré dans la quatrième dimension : j’ai reçu un premier appel d’un numéro en +351 (soit un numéro appelant du Portugal). Samedi soir, G*** m’a dit, on va mener l’enquête, passe-moi ton portable, je rappelle ce numéro. Il est tombé sur un répondeur dans une langue latine que je n’ai pas réussi à identifier. Cet après-midi le même numéro rappelle, je suis dans l’incapacité de décrocher. Trois minutes plus tard, je reçois le SMS suivant :

Scrie un mesaj. Eu sara a nu pot sa raspund.

Ce qui signifie, en roumain :

Ecris un message. Je ne peux pas répondre.

Alors ? Comment on sort de la quatrième dimension ? Coment on la finit, cette histoire ?

30 septembre 2007

un week-end

  • Où l'on prépare un concert en 555 (Sibelius c'est ma pupuce ? non. Sibelius c'est trop maousse ? non plus.)
  • Où l'entend: "L'effet de serre, c'est bon pour les affaires"
  • Où l'on sèche sans vergogne l'anniversaire de ses 20 ans de promo (dégageant pourtant unfumet fort alléchant)
  • Où l'on va à une soirée chez M****, remake de temps très anciens, où l'on rencontre 1) une jeune femme que l'on s'obstine, en dépit des avertissements répétés de S., à appeler Monique alors qu'elle s'appelle Delphine (ça va finir par une claque bien méritée) 2) un très-jeune-homme qui devrait succéder à de Castries vers 2030 (si mes calculs sont bons) 3) un garçon très sympathique qui veut devenir crémier (à qui on a confié qu'on adore jouer à la marchande)
  • Où l'on rigole en lisant "enfin un socialiste élu" à la une de Libé (au sujet de DSK)
  • Où l'on voit Y sans G (bravo à ceux qui comprendront)
  • Où l'on se convainc que Tozeur c'est nul et Djerba c'est pas terrible
  • Où l'on comprend pourquoi on monte si peu souvent Porgy and Bess.
  • Où l'on découvre par hasard le lac Daumesnil en se souvenant qu'il constituait le décor d'un billet brillant d'un blog disparu
  • Où l'on se félicite d'habiter à 17' du château de Vincennes et 20' du parc de Sceaux.

24 décembre 2008

Les sujets d’excitation du moment

  • C’est la première fois que je vais prendre le RER B un 25 décembre au matin
  • C’est mon premier Noël à Paris ever ever ever
  • C’est la deuxième fois (dernière fois : 1994) que je passe la soirée de Noël avec le chat

(à part ça, Noël reste la fête la plus désagréable et anxiogène qui soit – malgré tout le respect que je dois aux pures relances keynésiennes)

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