Le voyage en Arménie, de Robert Guédiguian
Geignard et humide comme du Scola sur le retour ; encore plus donneur de leçons que d'habitude ; (tout de même : ce que le réalisateur est complaisant avec le personnage de Meylan - il lui prête vraiment toutes les qualités, il le met à la bonne école de l'ASALA et de l'extrême gauche marseillaise des années 70 avant d'aller le faire sauver l'Arménie - ; et puis aussi la charge lourdingue contre le business est à la fois courte et méprisante : c'est vraiment tout ce qu'il y a à comprendre de l'histoire économique des pays de l'espace postsoviétique ?) ; gâté par une intrigue de polar aussi désinvolte que celle d'un Godard des années 60; vitrifié par une bande-son horrible et envahissante (c'est toujours mauvais signe): du chant arménien new age envahissant - censé apporter de l'émotion, j'imagine -aux Gymnopédies de Satie, rien ne nous est épargné.... Mais je ne parviens pas à détester ni même à m'ennuyer ; parce que comme dans tous les Guédiguian, il y a du bon cinéma, des personnages auxquels on croit et qui évoluent; parce que le film réserve des surprises, comme cet éloge de l'Armée, de la Nation, de la Terre... (gniark, gniark) Et puis parce qu'il y a Jalil, l'Arménie et la petite arménienne dont parle Gilda. On peut lire ici aussi













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